Fronton sculpté d'Henri Lemaire (1789-1880)

fronton de l'Eglise de la Madeleine
  • fronton de l'Eglise de la Madeleine
  • détail du fronton de l'Eglise de la Madeleine

Sous le fronton apparaît la dédicace latine : D.O.M. SVB. INVOCAT S. MAR. MAGDALENÆ (Au Dieu tout puissant et très grand, sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine). Elle incite à découvrir la sainte patronne de l'église sur le fronton sculpté d'Henri Lemaire (1789-1880). Au Jugement Dernier, le Christ apparaît entouré de deux anges : à sa gauche (notre droite) l'archange saint Michel chasse les réprouvés, personnifiés par les Vices. De l'autre côté, ce sont les Vertus qui conduisent les élus. Singularité de la composition, Marie-Madeleine est agenouillée à droite, avec les réprouvés ; elle exprime ainsi la repentance qui est une constante du programme iconographique.

détail du fronton de l'église de La Madeleine

Certains contemporains de Lemaire trouvèrent à Marie-Madeleine une allure équivoque, à cause de son "œil ardent" et de son "vêtement impudique". Mme Leroy-Jay Lemaistre a suggéré une parenté d'inspiration avec l'école de Düsseldorf, la dette à Canova et à Thorvaldsen, enfin des références aux marbres du Parthénon. Préféré à Rude et à Pradier, parmi vingt-sept concurrents lors du concours de 1828-1829, Lemaire acheva ce haut relief en 1833 et donna la maquette au musée de Valenciennes plutôt qu'à Louis-Philippe qui l'avait demandée. L'affaire du fronton avait beaucoup occupé les milieux officiels et partagé les artistes ; sa réalisation devait être l'une des démonstrations les plus évidentes de la politique artistique de la Monarchie de Juillet.