Le Foyer de La Madeleine (Restauration - Déjeuner)

situé dans les grandes salles du "rez-de-chaussée" de l'Eglise

 

Carole Doménech-Cabaud, directrice.

Christian Pattein, intendant

contact téléphonique : 01 47 42 39 84

 foyerdelamadeleine@orange.fr

  http://foyerdelamadeleine.fr/

Ouvert du lundi au vendredi, de 11h45 à 14h

Fermé en août, entre Noël et le jour de l'an

Fermeture estivale 2017  :

Fermeture le vendredi 28 juillet

Réouverture le jeudi 4 septembre à 11h


Individuels :

Cotisation annuelle : 7 euros par an

9 euros  le repas (entrée, 2 plats  au choix, fromage ou dessert)

Tickets restaurants, carte bleue et chèques vacances sont acceptés

Groupes et Associations :

Cotisation annuelle : 60 euros

Pour les déjeuners (ou dîners) en groupe en semaine (ou le week end) : tarification spéciale

contacter le Foyer : 01 47 42 39 84

 


 Association du Foyer de La Madeleine

Le Foyer de La Madeleine est une association régie par la Loi de 1901 : elle a pour objet – comme l’indiquent les articles 1 et 2 des statuts :

« d’accueillir toute personne que la condition amène à séjourner dans le quartier, de façon à resserrer les liens de la Communauté et d’apporter à ses membres une entraide spirituelle ou matérielle. Un espace-déjeuner leur permet, aux heures d’ouverture, de disposer d’un lieu de convivialité et de solidarité, de la présence de prêtres, de participer à des réunions-débats et de s’informer des divers mouvements ou activités paroissiales et culturelles ».

Telle est la mission du Foyer aujourd’hui, définie de façon brève et administrative, qui s’insère dans le rôle spirituel et caritatif de la paroisse Sainte-Madeleine.

 


Aujourd'hui

Il semble que le Foyer, tel qu’il est devenu aujourd’hui, convient à un grand nombre de personnes qui apprécie l’ambiance et la gentillesse des personnes qui servent bénévolement.

Le Curé de la paroisse souhaite que, plus qu’un restaurant à prix modique, le Foyer soit un lieu convivial et fraternel.

Depuis peu, un prêtre se tient à la disposition des convives pour recevoir, écouter et comprendre celle ou celui qui éprouve le besoin de parler, et cela en toute discrétion. C’est ainsi que le Curé de La Madeleine offre autre chose que de la nourriture matérielle.

L’usage du repas gratuit aux déshérités est toujours en vigueur et le tarif solidarité permet de financer ce petit don. Ainsi retrouve-t-on les soucis d’accueil et de réconfort que recommande l’Evangile.

Depuis environ trois années, outre la Bibliothèque et le Foyer, ont été créés Ozanam-Saint Vincent de Paul (sous les escaliers Tronchet) et le Cyber-Espace (sous les escaliers donnant sur la rue Royale). Le premier reçoit des indigents auxquels il est proposé une douche, le lavage et le repassage de leur linge, une boisson chaude ou froide et l’attribution de vêtements propres et de chaussures. Le second initie gracieusement les personnes qui le désirent à l’utilisation des micro-ordinateurs.

Poursuivant sa vocation, le Foyer s’insère dans les activités ainsi décrites et où l’on retrouve le service de l’autre et le partage.

Il reste certainement beaucoup à faire encore : la somme des bonnes volontés est impressionnante. La Providence fera le nécessaire dans le futur, puisque ces mêmes bonnes volontés affichent toujours leur dynamisme. La Madeleine sera plus associée encore au message évangélique.

 


Historique

En 2002, cent cinquante sept ans se sont écoulés depuis la consécration de l’église Sainte-Madeleine, dont la construction avait été achevée trois années auparavant (en 1842). Comment est-on parvenu à la situation actuelle du Foyer qui, 5 jours par semaine, de 12h à 14h, sert plus de 300 repas par jour dans les « coursives » du rez-de-chaussée du bâtiment ?

Durant le Second Empire et jusqu’à la veille de la Première Guerre Mondiale, on assiste à l’éclosion de mouvements caritatifs dans lesquels les laïcs prennent part.

Tout d’abord, l’Impératrice Eugénie, entraînée par les idées de Napoléon III, voulant « vaincre le paupérisme », se lance, avec l’accord et le précieux concours de la paroisse, dans une action d’aide aux indigents : ouvroirs, distributions de vêtements et collations, ainsi que distributions de repas à domicile. Cette dernière activité survivra au fil des années sous différentes formes.

Le pays connaissant une période de grande prospérité, le quartier du Faubourg Saint Honoré et de la rue Royale voit l’installation d’importants magasins et ateliers de haute couture qui emploient un nombreux personnel féminin jeune.

Les mêmes organisatrices assurent un accueil sommaire, mais chaleureux, pour ces jeunes femmes aux heures des repas, toujours dans les salles du rez-de-chaussée. A un moment, il est question du « chaudron de la midinette » du fait que les intéressées pouvaient faire réchauffer sur des poêles les repas préparés à la maison.

A la fin du siècle, plusieurs paroisses adhèrent à « l’œuvre du midi », tant le phénomène d’afflux des personnes venant travailler en ville devient important. Reste en mémoire de cette époque la figure de l’abbé Turgis, tué en 1916 en tant qu’aumônier aux armées.

Les années passent : l’entre deux guerres, la guerre à nouveau, suivie d’une longue période de reconstruction. Aucun fait notable n’est connu ; mais il existe toujours des actions de charité, avec utilisation des salles du rez-de-chaussée pour l’accueil des isolés, pour les réconforter et leur servir une collation.

Durant les événements de 1968, les grilles de La Madeleine s’ouvrent aux personnes désirant déjeuner dans des conditions calmes. Déjà une cuisine existe, utilisée par des bénévoles portant des repas à domicile aux personnes tant indigentes qu’isolées tout simplement. Assistant à cette évolution, le Curé de l’époque, à l’aide de laïcs, crée en avril 1969 l’association du Foyer de La Madeleine dépendant directement de la paroisse et constituant une prolongation temporelle du « service de l’autre », suivant ainsi l’exemple des apôtres puisque les dames bénévoles servent à leur table les personnes venant déjeuner.

Très vite, un Chef cuisinier est engagé, ainsi que du personnel de plonge et de distribution des repas dans les trois grandes salles de soixante mètres de long au total. Un gérant coiffe l’ensemble de ce personnel qui, outre les deux précités, se monte à 8 personnes aujourd’hui.