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20 mai- 7ème dimanche de Pâques

16 mai 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

Jésus et le plant de tomates

 

            Une catéchiste entourée des enfants dans une salle de la paroisse : je veux vous parler de mon petit plant de tomates. Aujourd'hui je prévois de le planter à l’extérieur mais je suis très inquiet. En effet je pense à toutes les choses qui pourraient mal se passer pour cette petite plante : pas assez d'eau ou trop. Du soleil ou trop et elle va sécher ! Je devrais lui trouver aussi un bon engrais, mais je dois être sûr de ne pas lui en donner trop pour ne pas lui faire mal. De plus il pourrait être mangé par un lapin, ou déterré par un chien, ou encore autre chose.

 

            Je pourrai aussi le garder à l'intérieur. Mais, je m’inquiète de ce qu’il pourrait ne pas bien se développer et s’épanouir et personne ne mangerait alors ces tomates. !

 

            Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus prie pour ses amis, avant qu’il ne soit arrêté. Jésus demande à Dieu de prendre soin de ses amis après sa crucifixion. Jésus sait qu'ils seront en danger à cause de ce qu’il leur a appris au sujet de Dieu et de lui-même, et le danger sera d’autant plus grand s’ils parlent aux gens de lui-même. Mais Jésus sait que pour qu’ils soient heureux, ils doivent annoncer la Bonne Nouvelle. Jésus sait que ses amis ne peuvent partager la Bonne Nouvelle sans sortir dans le monde.

 

            Tout comme mes petits plants ici. Si je les garde à l'intérieur, où se croyant en sécurité, ils ne pourraient donner des fruits car ils ne pousseraient pas comme il faut. Dieu nous envoie donc dans le monde, pour faire connaître Jésus à tous les hommes et à apprendre à aimer tout le monde comme Dieu nous aime. Chose difficile à réaliser sans l’appui de Dieu.

 

                                                           P. Brien McCarthy

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17 mai - Ascension

16 mai 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

Autre(s) commencement(s).

 

            Luc rappelle « la première parole », l’Évangile selon S. Luc, qu’il a faite « au sujet de tout, ô Théophile ». S’il a traité de « tout », pourquoi une seconde parole ? Parce que ce tout, c’est un commencement : « ce que Jésus commença à faire et aussi à enseigner ».

 

            Le faire créateur vient avant son explicitation dans l’enseignement dispensé. Voilà longtemps que l’aventure de la création est lancée, où Dieu dit, puis fait (Genèse 1). L’incarnation renverse l’ordre : faire et dire. N’est-ce pas une indication pour la vie chrétienne ? Faire d’abord, pour que dire soit signifiant.

 

            Cette seconde parole, Luc ne l’a-t-il pas d’ailleurs pas appelé « Pratiques » ou « Actes » ? La première parole est une « Bonne nouvelle » en actes et en vérité (1 Jean 3,18) ; en cela, la nouvelle évangélisation (1) est à accomplir : chaque jour laisse place, pour le disciple, à l’agir possible, selon le faire et l’enseignement de Jésus, à la suite de ce que Jésus a commencé ;  par là même, la Bonne Nouvelle peut devenir palpable, recevable : du neuf, bienfaisant.

 

            Jésus a partagé le sel  (= pris son repas) avec des Onze, appelés à être sel de le terre (Mat 5,13, Lc 14,34), et maintenant témoins jusqu’à l’extrémité de la terre, à commencer par Jérusalem, la Judée et la difficile Samarie (difficile pour des Juifs). Voilà Jésus enlevé, laissant place à un autre commencement.

 

            Les Onze quittent le Mont des Oliviers pour le Cénacle, pour s’y préparer. Comment ? 1. Par la prière ; 2. Par l’adjonction d’un douzième : que soit assurée l’ultime part au service ; les Actes des Douze seront une diaconie (2), un service : le témoignage de la résurrection (Ac 1,22) ; et 3. par l’attente de l’Esprit.

 

            Dès potron-minet, poursuivons les Actes des Apôtres.

 

(1)    Un Synode des Evêques est en cours sur cette Nouvelle Evangélisation.

(2)    Toute l’Église de France est engagée dans la démarche « Diaconia 2013 » ; se renseigner auprès de votre paroisse.

 

                                                                                  P Alain Paillard

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13 mai - 6ème dimanche de Pâques

11 mai 2012 par Paroisse de La Madeleine

Changement

 

            Comme j'ai eu l'occasion de l'annoncer dimanche dernier à la messe de 11 h, je me dois aussi de donner aussi l'information à tous les paroissiens de La Madeleine. Vous le savez peut-être, à Paris, les curés des paroisses sont nommés pour six ans. Arrivé comme curé de La Madeleine en 2006, ma mission s'achève donc normalement en septembre prochain. L'âge étant là et les forces diminuant comme cela est normal à 70 ans, il est temps pour moi de confier cette responsabilité à un autre curé plus jeune. L’archevêque a demandé au  le Père Bruno HORAIST, actuel curé de Saint-Vincent de Paul dans le Xème arrondissement de Paris, d'assumer cette mission. Âgé de 57 ans, il saura, avec vous et l'équipe des prêtres, faire vivre cette belle paroisse atypique et passionnante. Pour des raisons de disponibilité, il ne pourra prendre son poste qu'au 1er mars 2013. Je continuerai donc d'assumer ma tâche jusqu'à cette date. Cela nous laisse encore du temps pour vivre ensemble de beaux moments liturgiques et spirituels.

 

            Par ailleurs, le 3 juin prochain, c'est le Père François de CHARNACE qui, fêtant ses 50 ans de sacerdoce, célébrera la messe de 11 h en action de grâce pour ces longues années de ministère comme prêtre à Paris. Ce sera aussi la 1ère communion des enfants du catéchisme. Soyons nombreux à entourer le P. de Charnacé pour cet événement d’Église.

 

                                                 P. Daniel Ponsard

                                               Curé de La Madeleine

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6 mai - 5ème dimanche de Pâques

4 mai 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

AIMER PAR DES ACTES EN VERITE

                                                                                          

La gloire du Christ ressuscité rayonne à partir de ses plaies : la vérité de son amour pour les humains que nous sommes tient à ces blessures toujours visibles. Les discours ne remplacent jamais l’expérience incarnée d’un don de soi. En ce sens, le Christ déshabille les prétentions des bergers mercenaires (évangile du Bon Pasteur). Il les tourne en dérision. L’histoire de l’Europe s’est fondée sur cet adage, que « gouverner, c’est servir », et non pas, comme on le voit dans de nombreuses sociétés, « se servir ».

Ces plaies laissent sourdre la sève vivifiante et nutritive que nous trouvons dans l’évangile de ce jour. « Je suis la vigne », signifie que le cep a pour vocation de faire fructifier les sarments, en puisant dans l’invisible des racines de quoi les alimenter. Le cep grossit de la vigueur qu’il fournit aux sarments, et des fruits que le vigneron va vendanger.

Si nous sommes les sarments, parce que nous sommes « branchés » sur le Christ, alors nos fruits pousseront et s’offriront. Il faut comprendre que dans cette image choisie par Jésus, la question des fruits est essentielle. En effet, ils ne poussent pas au profit des sarments eux-mêmes, mais au profit des passants qui grappillent, et du vigneron qui élabore le vin. Les fruits de notre existence n’ont pas vocation à nous améliorer, mais à enrichir le monde de joie. Celle qui vient du bon vin versé. Par là se trouve une nouvelle fois vérifiée la formule : « gouverner, c’est servir ».

On aimerait que cette maxime soit mieux partagée. Qu’elle devienne au minimum l’incontournable de notre vie de chrétiens.

 

                                               P. Nicolas de Bremond d’Ars  

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29avril - 4ème dimanche de Pâques

27 avril 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

Le vrai berger

 

         Le quatrième dimanche de Pâques est celui de Jésus le bon berger, le vrai pasteur. Quand on lit le chapitre 10 de l’évangile de saint Jean, on comprend que le vrai pasteur est celui qui vient de Dieu et qui manifeste par toute sa vie l’amour qui le lie à son Père et à ceux vers lesquels il est envoyé. Il n’est pas comme le mercenaire qui au premier danger abandonne le troupeau et s’enfuit.

          Le berger reste avec le troupeau ; bien plus, il donne sa vie pour ceux qui lui ont été confiés. Il connaît ses brebis et  ses brebis  le connaissent et lui sont attachées. .

          Le berger voit plus loin : il a encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie.

          Celles-là aussi, il faut qu’il les rassemble et les conduise.

          En ce dimanche des vocations, prions pour ceux et celles qui se lèveront à la suite du vrai pasteur pour témoigner de l’amour de Dieu à leurs frères.

          La moisson est abondante mais les ouvriers sont encore trop peu nombreux.

                                      P. F. de Charnacé

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22 avril - 3ème dimanche de Pâques

20 avril 2012 par Paroisse de La Madeleine

Jésus ressuscité a mangé le poisson grillé, Alléluia !

 

            Deux disciples avaient rencontré Jésus sur le chemin d'Emmaüs. Jésus avait profité du repas pour se révéler à eux, annonçant par là l'Eucharistie. C’est toujours l’occasion pour nous d'apprendre à connaître mieux le Christ ressuscité.

             Maintenant, il s’adresse aux disciples au Cénacle. C’est peut-être le même événement que nous avons entendu raconter dimanche dernier, mais avec un accent différent. Maintenant, le stress est sur la rencontre avec une personne réelle, et non pas avec un « fantôme ». C'est pourquoi Jésus mange un morceau de poisson. La leçon importante ici, c’est que, dans notre résurrection à la Vraie Vie, il est lui-même là, tout entier, qui vit éternellement. L'enseignement chrétien, c'est qu'une personne est un corps animé. Nous travaillons à notre salut avec nos mains et toute notre personne, en union aux autres membres du corps, et tous seront ressuscités à la Vie. Ce n'est pas simplement une question de pensée et d’intention ! Le corps tout entier est baptisé dans le Christ et il est l’instrument de notre Salut. Le corps sera transformé, et saint Paul nous rappelle que nous ne devrions pas nous soucier de quelle sorte de corps nous aurons à la résurrection. Réjouissons-nous de ce que chacun ressuscite comme une personne à part entière.

 

                                               P. Brien McCarthy

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8 avril - dimanche de Pâques

6 avril 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

Qu’éclate dans le ciel la joie des anges !

Qu’éclate de partout la joie du monde !

Qu’éclate dans l’Eglise la joie des fils de Dieu !

La lumière éclaire l’Eglise,

La lumière éclaire la terre,

Peuples, chantez !

 

Exultet

Liturgie de la Veillée Pascale

 


 

 

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Rameaux

30 mars 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

LA PASSION DE JESUS-CHRIST

 

 « Nous ne devons pas rougir de la mort de notre Seigneur ; bien au contraire, nous devons y mettre toute notre confiance et y trouver toute notre gloire. Du fait même qu’il recevait de nous la mort qu’il trouvait en nous, il nous a promis, dans sa grande fidélité, de nous donner en lui la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous.

 Il nous a tellement aimés qu’il a souffert pour les pécheurs, lui qui est sans péché ; comment alors ne nous donnera-t-il pas ce qu’il donne aux justes, lui qui justifie ? Comment lui, dont la promesse est vérité, ne nous rendra-t-il pas en échange les récompenses des saints, lui qui, sans crime, a subi le châtiment des criminels ?

 C’est pourquoi, mes frères, confessons hardiment et même professons que le Christ a été crucifié pour nous ; proclamons-le sans crainte, mais avec joie ; sans honte, mais avec fierté. » St Augustin, sermon sur la Passion du Seigneur

 « Le Christ, ou la figure d’une défaite apparente qui est en réalité une victoire. Dans le regard des païens de l’Antiquité, le fait que le Christ ait été méconnu, traité comme un malfaiteur et crucifié témoignait de son insignifiance, et de l’absurdité de la foi de ses adeptes. Eh bien, c’est le contraire qu’on a pu vérifier ! De la religion des faibles et des esclaves est sortie une civilisation d’une puissance incomparable, dont le génie constant a été de prendre le contre-pied des apparences de la puissance. »

 

Marcel Gauchet, La condition historique, Paris 2003.

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25 mars - 5ème dimanche de carême

23 mars 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

L’heure de Jésus

 

         Nous sommes à quelques jours de la Semaine Sainte

          Avec Jésus en ce cinquième dimanche de Carême, nous montons à Jérusalem.

          Des grecs qui sont venus adorer Dieu durant la Pâque disent à Philippe : « Nous voudrions voir Jésus ». Philippe le dit à André et tous deux vont le dire à Jésus.

          Et Jésus leur fait cette déclaration surprenante : « l’heure est venue pour le Fils de l’homme d’être glorifié. »

          Dans l’évangile de saint Jean ; il est souvent question de l’heure de Jésus ; c’est l’heure de sa mort et de sa résurrection, celle du mystère pascal

          Les apôtres auront beaucoup de mal à admettre cette perspective.

          Mais Jésus leur précise : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit ». (Jean 12, 24)

          Dur langage : celui du don de soi jusqu’à la mort, celui du rejet, de la dérision.

          Et Jésus ajoute : « Si quelqu’un veut me servir qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jean 12, 26)

          Avançons à la suite du Seigneur au chemin de la vraie vie. Demandons à l’Esprit-Saint de nous donner force, courage et confiance pour vivre les jours de la Semaine Sainte.

                                               P. F. de Charnacé

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18 mars - 4ème dimanche de carême

16 mars 2012 par Paroisse de La Madeleine

 

Qui peut être sauvé ?

 

Pour ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu et, en premier lieu, ce peuple qui reçut les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair, peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause des Pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons ni de son appel. Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. Et même des autres, qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses et puisqu’il veut, comme Sauveur, amener tous les hommes au salut. En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. En effet, tout ce qui, chez eux, peut se trouver de bon et de vrai, l’Église le considère comme une préparation évangélique et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie.

 

                        Constitution dogmatique sur LUMEN GENTIUM

 

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