Feuille Paroissiale

 

      

13 avril - Dimanche des Rameaux

11 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

 

Suivez-le tous ensemble

 

J'ai toujours été frappé par la liturgie du dimanche des Rameaux. Quand j’étais petit garçon, j'ai bien aimé le fait que la messe soit différente. Nous commençions à l'extérieur de l’église. L'histoire de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem m'a intrigué, bien que je n’aie probablement pas compris complètement de nombreux symbolismes. Dans mes réflexions de jeunesse, Jésus aurait été plus majestueux s’il était entré dans Jérusalem monté sur un cheval, comme mes héros de cow-boy. Et chanter Hosanna a été pour moi, chanter « hourra pour Jésus ». Les branches de palmiers étaient simplement comme les pompons que nous agitions dans les matchs de football américain.

Maintenant, je comprends pourquoi les rois qui entrent en bataille montent des chevaux. En revanche les rois  qui veulent la paix arrivent humblement sur un âne. Ainsi, Jésus manifestait qu'il venait comme un messie de paix, en ayant choisi un âne : pouvoir royal mais paisible. Jésus, le prince de Paix.

Les hosannas ne sont pas simplement « hourra Jésus », mais en hébreu « Dieu, sauve-nous maintenant ! »  Les palmiers ont été utilisés dans l'Antiquité comme un signe de victoire. Mais la victoire de Jésus sera gagnée par une dure bataille sur le péché et la mort des hommes, l'obligeant à souffrir, et avoir la foi que son Père l'aimait toujours malgré sa souffrance.

Ainsi, dans ma jeunesse, lorsque j’entrais dans l'église de ma jeunesse, mon esprit d'enfance ne me montrait pas l'importance que j'étais appelé «  à suivre Jésus » et revivre sa passion et la victoire finale dans ma propre vie. Ainsi, chaque année, je célèbre la même liturgie, mais peu à peu j’entre un peu plus dans la profondeur du sens de la Semaine Sainte de l'Église et de l’appel à « Suivez-le »

 

                                                                       P. Brien Mc Carthy

 


 

 

La paroisse à Reims

 

Samedi 5 avril dernier, la journée de pèlerinage à Reims proposée par la paroisse a  réuni une centaine de personnes de différents horizons : enfants du catéchisme et leur famille, bénévoles du Foyer ou des différentes activités et habitués des messes du dimanche. Sous un beau soleil, nous avons d'abord visité la cathédrale Notre-Dame, puis partagé un pique-nique avant de découvrir la basilique Saint Rémi, où nous avons célébré la messe avant de repartir vers Paris. Cette belle journée nous a permis de mieux nous connaître et de tisser de nouveaux liens entre les divers groupes.

                                                Le Conseil Pastoral


 

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6 avril - 5ème dimanche de Carême

4 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

Lazare, viens dehors !

 

            Voici la dernière étape de Jésus avant que nous n’entrions avec lui dans la Semaine Sainte.

          

Pour les catéchumènes qui seront baptisés à la Vigile Pascale, voici le temps du dernier scrutin.

 

            Et nous tous, en ce cinquième dimanche de Carême, nous entendons le cri de Jésus devant le tombeau de son ami : « Lazare, viens dehors ! »

           

C’est à nous que Jésus dit :

« Je suis la Résurrection et la Vie.

Tout homme qui croit en moi,

Même s’il meurt, vivra ! »

           

Puissions-nous répondre avec Marthe :

« Oui, Seigneur, tu es le Messie,

Le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ».

           

La résurrection de Lazare annonce celle du Christ mais elle ne lui est pas identique.

           

Lazare, ressuscité par Jésus revient à la vie terrestre. Il vivra et mourra un jour du temps.

           

Jésus ressuscité ne meurt plus.

 

            Il est vivant de la vie même de Dieu. Celle qu’il promet à ses disciples par delà leur propre mort.

           

C’est sur ce chemin là que nous sommes. Un chemin parfois difficile ou lassant mais un chemin plein d’espérance ; le chemin qu’annonce déjà la résurrection de Lazare, notre frère.

                                                                       P. F. de Charnacé

 


 

 

Jeudi 10 avril

Journée du Pardon

Confessions de 10h à 20h

 

èAttention : jeudi 10 et vendredi 11

Messe de 12h30, chapelle de semaine 

                       


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du Pape François

 

Et enfin, il y a notre auriculaire, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le faire pour vous en toute confiance. Enfin, même si Dieu « votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8), vous pouvez maintenant lui demander dans votre for intérieur de subvenir à vos besoins spirituels et matériels et si c’est conforme à sa volonté et à son plan d’amour sur vous, il vous l’accordera dans son infinie miséricorde.

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30 mars - 4ème dimanche de Carême

28 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

Sûrement, c’est lui ...

 Dans le 1er livre de Samuel, on fait le bilan du règne de Saül. Il a battu tous les voisins : Ammon, Moab, Édom, Soba, Amaleq, Philistie (« avec qui la guerre fut acharnée »). Et pourtant Dieu se repend de l’avoir fait roi sur Israël, par les mains de Samuel, de sa corne d’huile. Toute victoire traine son cortège terrible de défaites humaines, chez le vainqueur comme chez le vaincu.

Les Anciens de Bethléem tremblent quand s’annonce Samuel, avec sa corne d’huile à oindre les rois. Samuel leur dit simplement : « Paix »   Ils l’interrogent d’un mot : « Ta venue ? ». Samuel répond : « Paix ». Court dialogue.

Samuel est prophète et « celui qui voit » (« voyant » a pris un sens un peu différent en français). Sept fois, Samuel ne voit rien du tout : dès que paraît le premier des fils de Jessé, il se dit : « Sûrement, c’est lui », littéralement « certainement vis-à-vis du Seigneur (voilà) son oint ». Eh non ! Celui qui est à oindre roi, Samuel le voit déjà oint. Samuel voit « selon les yeux » : il regarde « vers l’apparence ». Dieu regarde. Il voit « selon le cœur ». Il voit David.

Cela nous arrive si souvent de nous forger une opinion sur une intuition rapide, souvent habillée de bonnes raisons : c’est l’évidence même, c’est « sûrement ça » qu’il faut penser ou faire, « lui » qu’il faut voir. Pourtant, tu ne sais jamais trop d’où Dieu viendra. Il nous faut prendre le temps de regarder la réalité, sans « selon » (les apparences). Puis de voir selon le cœur.

Grâce à Jésus, dont on redoute qu’il ne passe pour « le fils de David », « Oint » (= Messie) donc, l’aveugle-né voit. Il ne cesse de le constater : « maintenant, je vois ». Et d’ajouter : « Voilà l’étonnant : vous ne savez pas d’où il est et pourtant il m’a ouvert les yeux ! ». Cet homme qui fut aveugle voit : cet homme Jésus « vient de Dieu ».

Alain Paillard

 


 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion, après la messe de 12h30 le vendredi, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

Prochaine réunion :  vendredi 4 avril 

Jésus ramène Lazare à la vie (Jn 11, 1-45)

 


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vosprières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages. A présent, prions pour les personnes en position de faiblesse : les malades, les personnes handicapées, les personnes mutilées, abandonnées, rejetées, exclues, humiliées, endeuillées, les marginaux, les victimes en tout genre, les sinistrés, les accidentés. Ceux et celles qui doivent se reconstruire après un traumatisme. Etant donné que l’annulaire est le doigt de l’alliance, demandons également au Seigneur de protéger les couples unis par le mariage.

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23 mars - 3ème dimanche de carême

21 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

Si tu savais le don de Dieu !

 

Jésus dit à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! » La vie est donnée. Quoi de plus clair ? Et pourtant ce type de clartés nous aveugle. Pourquoi ne cessons-nous d’être habités par ce sentiment obstiné que pour vivre en plénitude, il faut seulement beaucoup d’idées, beaucoup de morale et beaucoup de courage ? Or, il faut d’abord le don de Dieu ! La première des prières est celle de demande : « Donne-moi de cette eau » Et après seulement viennent les idées, la morale, le courage. Pour saint Jean, vouloir vivre, c’est penser premièrement au don de Dieu. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son Unique, pour que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle. » (Jn 3,16) Tout est d’abord don. « Nul, dit Jésus, ne peut venir à moi si le Père ne l’attire. »(Jn 6,4) Mais on peut, hélas, refuser cette offre de la vie ; c’est le drame de tout homme. Le don de Dieu attend notre réponse : cette vie offerte en Jésus, il faut la saisir. La vie, ici, ne se saisit pas en adhérant à des idées mais à Quelqu’un. Nous savons parfaitement cela et nous l’affirmons volontiers. Tout en continuant d’ouvrir l’Evangile seulement pour des enseignements. « Qu’est-ce que Jésus a voulu dire ? Comment actualiser cela et le faire passer dans le concret quotidien ? » Non ! D’abord : «  Qui es-tu ? » Alors, de cette question passionnée, entêtée et contemplative, jaillit la foi véritable qui nous fait entrer en communion avec Jésus et donc entrer dans la vie. « Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans la nuit, il avancera dans la lumière qui conduit à la vie. » (Jn 8,12) Si je crois que Jésus est Dieu lui-même qui m’enseigne les choses de Dieu, nous franchissons la porte de la vie. La Samaritaine a osé  la franchir. Et nous ? Et moi ?

Bruno Horaist

 


 

 

 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion et de partage vendredi après la messe de 12h30, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

vendredi 28 mars : Jésus et l’aveugle-né  (Jn 9, 1-41)

 

Pour vous aider dans votre réflexion, vous trouverez au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 

 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

.Le doigt qui suit est le majeur, le plus long. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu. Attardons-nous un peu sur tous les types de dirigeants à tous les niveaux que ce soit la politique avec les pouvoirs législatif et exécutif, la magistrature avec le pouvoir judiciaire, l’économie avec les chefs d’entreprise, la presse, les dignitaires spirituels.

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16 mars - 2ème dimanche de carême

14 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

« Écoutez-le! »

 

Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Le cercle d'amis intimes de Jésus est là. Ils ont eu une vision privilégiée de Jésus comme Fils de Dieu. Et maintenant Pierre a un projet. Ils vont construire des tentes sur la montagne. Comment Pierre aime parler. Comment Pierre aime se précipiter dans l'action. Comment Pierre veut donner des conseils à Jésus.

 Alors, Dieu, le Père, interrompt Pierre

.Pierre parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »

Ce Carême, nous sommes appelés à la prière et  l’aumône.

Comme Pierre, nous pouvons avoir notre plan pour ce Carême. Comme Pierre, nous pouvons penser que nous avons été particulièrement choisis par le Seigneur. Comme Pierre, nous avons peut-être déjà décidé ce que nous sommes appelés à faire ce Carême. Nous avons peut-être même décidé quelle grâce Dieu doit nous envoyer pour nous aider.

Mais si nous sommes attentifs en donnant notre aumône, peut-être nous pouvons constater que Jésus veut nous parler à travers la voix de nos frères et sœurs pauvres. Et si nous sommes attentifs à notre prière, peut-être pouvons-nous constater que Dieu veut que, dans le silence, Il puisse enfin nous parler.

Que Dieu nous interrompe !!.

                                                           P. Brien Mc Carthy

 


 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion et de partage, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium », après la messe de 12h30, chaque vendredi, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place. Tracts à votre disposition sur les présentoirs

Prochaine réunion vendredi 21 mars : Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 5-42)

 

Pour vous aider dans votre réflexion, au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 

 


 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières. Arrêtons-nous un moment pour méditer sur l’importance de l’enseignement de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte et sur l’intérêt de soins de santé de qualité prodigués respectivement par un corps professoral et médical motivés

 


 

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9 mars - 1er dimanche de carême

7 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

 


Au chemin de la vie

 

            Voici le temps du Carême : quarante jours pour nous préparer à Pâques. L’Eglise ne nous invite pas à la tristesse ou à vivre la morosité du temps.

            Le chemin qui est devant nous est le chemin de Jésus-Christ.

            Un chemin de dépouillement, de vérité et de progrès.

            Au premier dimanche de Carême, nous suivons le Christ au désert. Avant de commencer son apostolat, Jésus se met en présence de Dieu, son Père.

            Il prie et accueille la force et la lumière de l’Esprit-Saint.

            Il va lutter contre le Malin et refuser de céder à la tentation en s’appuyant sur la Parole de l’Ecriture.

            C’est le chemin de la fidélité du cœur.

            Avec le Christ, nous retrouvons nos racines, nous revivons le projet de Dieu sur nous-mêmes, sur ce monde dans lequel nous sommes.

            Nous sommes invités au chemin de la vérité : être vrais en face de Dieu et parmi ceux qui nous entourent. Choisir la lumière contre les ténèbres de l’égoïsme et de la vie faite d’apparences et de médiocrité.

            Comme le disait la prière d’ouverture de ce premier dimanche l « Puissions-nous progresser tout au long de ce Carême dans la connaissance de Jésus-Christ et nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle ».

                                               P. F. de Charnacé

 


 

Carême 2014 à La Madeleine

Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ». Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous nous retrouvons avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place. Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 

Prochaine réunion :  vendredi 14 mars 

Jésus transfiguré  (Mt 17, 1-19)

 

Pour vous aider dans votre réflexion,

vous trouverez au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

  Le pouce est le doigt le plus proche de vous. Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont les plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ». Restons quelques instants en silence pour penser aux membres de nos familles, nos amis, nos proches, nos collègues et les personnes connues ou inconnues que nous avons croisées en ce jour.

 


 

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Feuille paroissiale du 2 mars 2014

28 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Ce Dieu qui habille l’herbe des champs

 

Les déportés en Babylonie, les élites de Jérusalem, dépriment complètement, se sentant abandonnés du Seigneur. Pouvons-nous, comme eux, à travers les paroles d’Isaïe, entendre chacun le Seigneur nous dire que nous sommes comme des « nourrissons qu’on ne saurait oublier », comme des « fils objets de compassion » ?

Dieu se passionne de nos passions, tout à la fois crucifiantes et enthousiasmantes. Tu es passion ? Dieu est compassion. Voilà un mois, à la chandeleur, avec Syméon, nous tenions le Seigneur enfant en nos bras. Voilà que c’est lui qui nous tient dans les siens. Telles sont les images de la Bible, simples.

Et Jésus nous livre les siennes. Comment rejoindre la splendeur du lis des champs, l’insouciance des oiseaux du ciel, la plus profonde et humble liberté des cœurs purs ? Ne nous épuisons-nous pas parfois à vouloir tenir un rôle, à nous accrocher à notre idée de ce que nous devrions être ou faire, de ce qu’il faut penser, dire, taire, faire ou ne pas faire, à tout prévoir et tout anticiper, à faire carrière, à faire bonne figure ?

« Je n’ai de repos qu’en Dieu seul », dit le psaume.

Il me revient que, dans mon enfance, sur la cour des Primaires, agitée et vivante, au milieu des jeux de billes, de ballon, de cordes ou d’osselets, de confection de scoubidous, au milieu des cris, des courses effrénées, des moqueries parfois, il y avait un garçon dont la simple façon d’être, calmait les bagarres, éloignait bien des soucis. Je n’ai jamais compris pourquoi, comment. Et pourtant, même les « instits » en étaient étonnés. Une question de regard ?

Regarder Dieu habiller l’herbe des champs.

P. Alain Paillard

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23 février - 7ème dimanche du temps ordinaire

21 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

 « Vous êtes le temple de Dieu. »

 

Quand saint Paul dit aux Corinthiens : «  Frères vous êtes le temple de Dieu…L’Esprit de Dieu habite en vous », Il n’invite pas seulement à  une visibilité extérieure, à une bonne organisation unifiée du groupe des croyants. Le temple, c’est l’homme en tant qu’il s’exprime, qu’il est présent, repérable, qu’il communique, qu’il communie. Dire au sens fort que nous sommes le temple de Dieu, c’est donc affirmer que nous sommes pour aujourd’hui, sa présence, son regard, son écoute, son pardon. Pour Paul, c’est beaucoup plus qu’une doctrine ou une conviction théologique : c’est l’expérience même de l’évènement fondateur de sa rencontre fulgurante du ressuscité aux portes de Damas, lorsque Jésus lui a dit : « En mes frères, c’est moi que tu atteins et que tu persécutes » (voir Ac 9,5) Ce jour-là, Paul a compris pour toujours que Jésus fait corps avec les siens et que les siens sont ceux qui font corps avec lui : « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. » Telle est depuis l’origine, l’œuvre de l’Esprit : « l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré et ce temple c’est vous. »

 

                                                                                                                Bruno Horaist

 


 

 

Carême 2014 à La Madeleine

Mercredi 5 mars : mercredi des Cendres 

jour de jeûne et d’abstinence

Célébration des Cendres aux messes :

12h30 et 19h (église)

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Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ».

Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous vous proposons de nous retrouver avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

 

1ère rencontre : vendredi 7 mars :

« Jésus tenté par le mal » (Mt 4, 1-11)

 

Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

 

 « sortie paroissiale à Reims »

 samedi 5 avril

Visite guidée de la cathédrale

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

Messe à la basilique saint Rémi

 (trajet en car – 8h-19h)

tracts à votre disposition sur les présentoirs

(inscriptions jusqu’au vendredi 21 mars)

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16 février - 6ème dimanche du temps ordinaire

14 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Dans l'évangile d'aujourd'hui,

Jésus rassure le peuple juif qu'il n'est pas venu pour changer la Loi. Ce qu'il veut faire, c’est les changer, eux. Il veut leur apprendre qu'ils sont capables de se convertir. La façon d’être " sauvé" n'est pas seulement en changeant nos actions mais en changeant nos cœurs et nos pensées les plus intimes.

 Il peut sembler choquant de comparer nos injures verbales contre quelqu'un avec le fait de le tuer. Il peut sembler exagéré de comparer le fait de convoiter une personne comme équivalant à une infidélité conjugale, Jésus ne se fixe pas tellement sur notre péché comme étant une infraction contre l'autre, mais comme étant un obstacle à notre propre sainteté et à notre joie en  vivant pleinement.

Très souvent, nous essayons simplement de changer nos comportements au lieu de changer véritablement notre façon d’être, de penser, d’aimer. Comment puis-je aimer mon ennemi ? Comment puis-je respecter les autres au lieu de placer d'abord mes propres désirs ? Comment puis-je remplacer mon attitude qui cherche à se venger  pour une attitude qui cherche à être un signe de la miséricorde et du pardon ?

Ce type de changement est beaucoup plus profond que simplement un changement de ma façon d’agir. Il nécessite un véritable changement de cœur. Je suis convaincu que nous ne le faisons pas seuls et par nous-mêmes. Ce n'est que par la grâce de Dieu que les hommes et les femmes deviennent capables de vivre une vie vraiment chrétienne. C'est pourquoi la vie chrétienne nous a toujours appelé à la prière, à l'abandon à la volonté de Dieu et non pas seulement en suivant des règles. Ce qui est impossible à l'homme seul, est possible à Dieu. Que Dieu non seulement change notre façon de vivre, qu’Il change nos vies

                                                           P. Brien Mc Carthy

 


 

 

Carême 2014 à La Madeleine

Mercredi 5 mars : mercredi des Cendres 

jour de jeûne et d’abstinence

Célébration des Cendres aux messes

12h30 et 19h (église)

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Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ».

Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous vous proposons de nous retrouver avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

 

1ère rencontre : vendredi 7 mars 

 

Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

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9 février - 5ème dimanche du temps ordinaire

7 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le sel et la lumière

 

            Nous voici au début de la prédication de Jésus.

             Il rassemble ses disciples et déjà les foules viennent à lui.

             Il ouvre les chemins de l’Evangile par les Béatitudes : Heureux les pauvres, heureux les doux, heureux les miséricordieux : le Royaume est à vous !

 Puis il ajoute pour tous ceux qui l’écoutent : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s’affadit, à quoi peut-il servir ?

 Vous êtes la lumière du monde ! On ne cache pas la lumière. On la met bien en évidence pour qu’elle brille, pour qu’elle éclaire et réchauffe.

 Jésus nous prend au sérieux.

 Il dit la grandeur et l’espérance de nos vies. Il faut que le sel donne du goût et réveille les consciences.

 Et la lumière nous est confiée pour qu’elle brille aux yeux des hommes et pour qu’ils en deviennent meilleurs. Quelle confiance et en même temps quelle joie de savoir que nos vies ont du prix aux yeux de Dieu et qu’il compte sur nous pour faire en sorte que grandisse son Royaume. Joyeuse espérance de l’Evangile.

 

                                               P. François de Charnacé

 


  

Dimanche 9 février

1er appel du Denier de l’Eglise

 

Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire de tous les baptisés à la vie matérielle de l’Eglise. Il permet de verser une indemnité ministérielle aux prêtres. La paroisse doit couvrir également le salaire des employés (sacristains, organistes, secrétaires, ensemble vocal) et assurer les travaux d’entretien de l’église et du presbytère (chauffage, électricité).

Si vous êtes déjà donateur, vous avez reçu chez vous un courrier émanant de la Paroisse qui concerne le Denier de l’Eglise. Si vous ne l’avez pas reçu, des dépliants sont à votre disposition sur les présentoirs au fond de l’église.

 


  

 « sortie paroissiale à Reims » samedi 5 avril

avec les enfants du catéchisme et leur famille

 

Visite guidée de la cathédrale

et messe dans la basilique saint Rémi

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

(trajet en car – 8h-19h)

 

Renseignements et inscriptions 

 tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

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2 février 2014 - Présentation du Seigneur

31 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le 40ème jour à partir du 25 décembre : le 2 février.

 

La femme ayant enfanté était « impure » : 7 jours (le 8ème jour : la circoncision) et 33 jours : 40 jours, pour un garçon ; et pour une fille ? 14 et 66 : 80 jours (Lév 13). Elle ne pouvait pas entrer dans le sanctuaire. C’était chose fréquente chez de nombreux peuples de l’Antiquité. Ensuite la femme amène un agneau en holocauste et un jeune pigeon ou une tourterelle  ou deux tourterelles ou deux jeunes pigeons « si l’on n’a pas de quoi … » ; et si on est plus pauvre encore : 1/10ème d’épha de fleur de farine (Lév 5). C’est la fête de la purification.

Tout premier-né était consacré au Seigneur : il lui appartenait (Ex 13). Les parents devaient donc le « libérer », le « racheter », dès l’âge d’un mois, pour 5 sicles (5 x 11,4 g d’argent, Nb 18,15). On pouvait présenter l’enfant au Seigneur. Avec Jésus, c’est la fête de la présentation du Seigneur.

Ce jour-là, l’enfant Jésus va à la rencontre de tout le peuple de Dieu, symbolisé par Syméon Les orthodoxes l’appellent la fête de la Sainte Rencontre.

Égérie, venue de chez nous, découvre cette fête le 2 février 384 à Jérusalem. En 492, le pape Gélase demande aux chrétiens de ne pas participer à la fête de purification romaine des Lupercales, liée au forum, et y substitue la présentation de Jésus. On dit aussi qu’il faisait distribuer des crêpes aux pèlerins arrivant à Rome. Le pape Serge 1er organise une procession, avec des chandelles, du forum à Sainte Marie Majeure (fin 7ème) : c’est la chandeleur.

Depuis Jean-Paul II en 1997, c’est aussi la fête de la vie consacrée au Seigneur, des religieux et religieuses. Quand Syméon a reçu Jésus dans ses bras, il l’a béni, l’appelant la « lumière des Nations », ce que nous vivons en tenant le cierge entre nos mains.

 

                                                  P Alain Paillard

 


 

 

 « sortie paroissiale à Reims » samedi 5 avril

avec les enfants du catéchisme et leur famille

 

Visite guidée de la cathédrale

et messe dans la basilique saint Rémi

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

(trajet en car – 8h-19h)

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26 janvier - 3ème dimanche du temps ordinaire

24 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

La pleine unité dans le Christ

 

« Frères, je vous exhorte au nom du Seigneur Jésus Christ à être vraiment d’accord ; qu’il n’y ait pas de divisions entre vous… » Dans l’épître de ce dimanche Paul s’en prend vigoureusement aux chrétiens de Corinthe qui se divisent en factions : «  Moi, j’appartiens à Paul », « J’appartiens à Apollos », « Le Christ est-il donc divisé ? » Depuis cette époque-là, nos divisions se sont multipliées et aggravées : nous ne sommes même plus capables de communier ensemble au « repas du Seigneur ». Un peu partout, des chrétiens, des communautés, se mobilisent pour que soit aboli ce scandale. Du 18 au 25 janvier, nous venons de vivre la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette unité laborieusement accueillie jour après jour, doit être  le signe de l’unité à laquelle l’humanité tout entière est appelée. Selon l’enseignement de Vatican II, l’Eglise et son unité n’ont pas leur but en elles-mêmes. L’Eglise - et il s’agit bien là de l’Eglise en son mystère, l’Eglise universelle, celle qui subsiste intégralement dans l’Eglise catholique et qui est vécue au moins partiellement dans la diversité des Eglises - est « dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain…il faut en effet que tous les hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par les liens sociaux, techniques, culturels, réalisent également leur pleine unité dans le Christ. » (Lumen Gentium, n°1) C’est en se mobilisant pour l’unité et la paix entre les hommes que l’Eglise apparaîtra comme ce « peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (saint Cyprien)

                                                            Bruno HORAIST, curé

 


 

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19 janvier - 2ème dimanche du temps ordinaire

17 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

 


 


Heureux les invités au repas de Seigneur !

 Cette année, à la Madeleine, nous avons une crèche provençale. J'ai remarqué que beaucoup de gens étaient rassurés de voir une crèche avec " le Bœuf et l’âne. " Mais ce qui frappe vraiment les yeux des gens ce sont les moutons. Je ne peux évaluer le nombre de personnes qui ont compté ces moutons et ces agneaux ! On me dit qu'il y en a 110. Les enfants semblent particulièrement attirés par les agneaux, si doux et mignons. Dans l'Évangile de ce dimanche Jean-Baptiste proclame : «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. " Evoquer l'Agneau de Dieu est bien plus qu'une image mignonne et douce. Il rappelle les agneaux sacrificiels tués pendant l’Exode. Le sang de ces agneaux était peint sur le chambranle de la porte de chaque maison afin que l’Ange de la Mort ne s’y rende pas pour tuer le premier-né de la famille. C’est cet agneau sacrificiel que les familles mangeaient ensemble.  Par ce partage prenait corps le peuple élu libéré de l’esclavage pour rejoindre la terre promise.

 A chaque messe, pendant que le prêtre rompt le pain, l'assemblé rappelle les paroles de saint Jean, et la façon dont Jésus a donné sa vie pour que nous soyons pardonnés et puissions vivre en paix. Le prêtre, montrant l'hostie rompue, proclame que ce pain est vraiment devenu l'Agneau de Dieu. En disant cela, nous proclamons que Jésus est réellement présent. Soyons heureux d’être appelés et de devenir des personnes sauvées et élues de Dieu.

 

P. Brien Mc Carthy

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12 janvier - Baptême du Seigneur

10 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le Baptême du Seigneur

 

            Au baptême du Seigneur, deux mondes se rencontrent.

             Celui de tous ceux qui ont attendu avec confiance le Messie et celui de la nouveauté de l’Evangile.

             Le premier de ce monde est représenté par Jean-Baptiste, le dernier des prophètes qui a annoncé avec confiance l’avènement du Royaume qui vient. Il y a un souffle de jeunesse et d’espérance dans la venue du Seigneur au bord du Jourdain.

             C’est lui, Jésus, qui se fait baptiser par Jean.

             Il manifeste ainsi qu’il s’unit à la démarche de tous ceux qui acceptent de convertir leur cœur à la vie de Dieu.

             Etre baptisé c’est quitter les rives du péché pour accueillir la lumière de Dieu.

             Jésus qui n’a pas connu le péché fait ce chemin.

             Au baptême, Jésus est désigné comme le Fils de Dieu : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé ;  en lui j’ai mis tout mon amour », dit la voix du Père.

             Et la présence de l’Esprit-Saint sous la forme d’une colombe, dit toute la nouveauté de ce baptême qui manifeste la plénitude de la Trinité.

             Un âge nouveau commence : celui de l’Evangile que Jésus va vivre et manifester par tout son être.

             Et désormais ses disciples recevront ce baptême qui les appelle à témoigner de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.  A nous d’accueillir et de vivre du don de Dieu que nous avons reçu.

                                                            P. François de Charnacé

 

 


 

 

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Feuille paroissiale du 5 janvier 2014

3 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

5 janvier 2014

Epiphanie du Seigneur (A)

 

La naissance pour tous

           

 

Comment les gens du pays de Jésus s’orientaient-ils ? Ils regardaient le côté où le soleil se lève (anatellô, en grec) : l’Orient se dit donc Anatolie, c’est-à-dire le Levant. Vu depuis la Grèce, c’est l’actuelle Turquie. Vu depuis la Palestine, c’est par-delà le désert : Babylonie et Elam, Médie et Perse.

 

Ainsi tourné vers l’Est, aller vers la droite (YâMaN), c’est se diriger vers le sud (d’où l’actuel YéMeN = le sud). La droite est connotée positivement : le fils de la droite (Ben-yamin, Benjamin), c’est le fils de la chance, du bonheur …

 

Les mages viennent du Levant. C’est une tribu ou caste d’origine mède ou perse : des devins, astrologues, astronomes, interprètes de rêves, que l’on trouve à la cour de Babylone (Jér 39,3.13) ; au temps de Jésus, certaines personnes sont considérées comme mages (à Chypre : Ac 13,6.8).

 

Les offrandes des mages, or, encens et myrrhe sont des produits en principe provenant de ce que l’on appelait l’Arabie heureuse (Royaume de Saba, - et sa fameuse reine, = Yémen). Les Pères de l’Eglise ont donc hésité à situer l’origine des mages, entre Levant et Arabie. Ils ont vu dans l’or le symbole de la Royauté (d’où plus tard, les « rois » mages venus voir le roi Jésus), dans l’encens celui de la Divinité, dans la myrrhe, celui de la souffrance de la Passion.

 

Matthieu nous fait découvrir que la Bonne Nouvelle, qui advient et débute avec la naissance de Jésus, peut toucher les plus proches et les plus humbles, les bergers (Noël), tout comme tous les peuples, et les plus « savants », à travers les mages (Epiphanie).

 

P. Alain Paillard

 

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29 décembre - Sainte Famille

27 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

La Sainte Famille

 

Quand la Sainte Famille a-t-elle commencée à exister ? On pourrait penser que c'était le jour de la Nativité ou Jésus est né, ce jour où Marie et Joseph ont embrassé l'enfant Jésus pour la première fois. Dans un autre sens, on pourrait penser que le jour de l'Annonciation par l'ange Gabriel fut le début de la Sainte Famille ou le Christ a pris forme dans le sein de Marie.

            Pour moi, je pense que le moment de l’institution de la Sainte Famille est le jour où Joseph a renoncé à répudier Marie en raison de sa grossesse inexplicable. Au contraire, il a choisi de se marier avec elle, inspiré par l’ange pour participer au plan de Dieu.

 La nature de la famille était biologique, son but était divin, mais son existence exige le consentement très humain de Joseph et Marie en disant : «Je le veux ». Combien l'engagement de Marie et Joseph dût être difficile tout au long de leur vie : le voyage pénible à Bethléem, le manque de logement, la persécution d’Hérode, la fuite vers un pays étranger et pendant toutes les années de la vie cachée de Jésus. Je médite parfois comment, au fil du temps, Jésus, Marie et Joseph ont appris à se connaître et à se chérir les uns et les autres. L'amour est total mais il s’approfondit avec le temps.

L’attention de l'Eglise pour la Sainte Famille s’est développée au fil du temps. Ces derniers siècles, au moment même où la vie de la famille semble en danger et perd sa cohésion et son but, celle-ci a trouvé sa place dans le calendrier liturgique. Lorsque nous, catholiques, célébrons la Sainte Famille, il n'est pas de dire que la famille de "Jésus, Marie et Joseph" était sainte et les nôtres ne le sont pas, mais au contraire de dire que toutes les familles sont sacrées, même les familles qui sont en danger ou cassées.

Comme la Sainte Famille a été soutenue par la grâce de Dieu, mais avec aussi le consentement et l'action de Marie, Joseph et Jésus, vécus chaque jour, nos familles sont aussi sacrées. Nos familles exigent notre reconnaissance et notre respect comme un acte sacré. L'amour est total, mais il s’approfondit avec le temps. Puissions-nous prier pour toutes les familles et agir d'une manière qui montre que nous savons que Dieu voit chacune d'elles comme sacrée.

 

                                                           P. Mc Carthy

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25 décembre - Nativité du Seigneur

23 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

De l’effervescence à l’essentiel

 

C’est plus fort que nous, chaque année, nous sommes comme rattrapés par l’ambivalence qui nous habite à l’approche des fêtes. Il y a en nous tout à la fois de l’excitation, du rêve et de l’appréhension, parfois même de la tristesse… Comment traverser ce temps d’effervescence forcée en gardant le cap sur l’essentiel ?  Selon l’Evangile de la Nativité, l’essentiel, c’est la vie, la vie mise à nue ! Celle qui voit le jour non dans le papier-cadeau des apparences, mais dans la paille de notre humanité en devenir. C’est la vie qui survient dans la rudesse d’un quotidien mal habitué aux visites d’en-haut…C’est un feu d’espérance qui embrase le cœur des petits, des orphelins de tous les sans-appui, les sans-abri…nous tous à un titre ou à un autre ! A Noël un visage est là pour chacun, pour que nous nous reconnaissions dans cette fragilité, mais surtout pour que nous entendions la tendresse qui nous rejoint. C’est là qu’il faut aller, dans ce lieu de vérité. C’est cette tendresse qu’il faut décliner entre nous. Pour changer le cœur des humains, Dieu n’a pas fait de discours pieux. Il a inscrit une vie neuve dans le corps de Marie. Il s’est glissé dans l’évènement à la fois le plus commun et le plus extraordinaire qui soit, celui qui donne tant de joie mais aussi nombre de soucis : la naissance d’un bébé. Dieu n’est pas ailleurs que là où la vie veut naître et elle naît seulement à travers les contractions et les contradictions qui nous habitent. Alors ne rêvons pas de fêtes sans failles et de familles sans déchirures, car c’est souvent dans les brèches que prend naissance l’inespéré et que s’échangent les cadeaux les plus précieux, ceux qui ne s’achètent pas, mais qui  se donnent sans réserve, de tout cœur. Et qui enrichissent d’abord ceux qui donnent.

 Bruno Horaist, curé

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22 décembre - 4ème dimanche de l'Avent

20 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

 

Dieu avec nous

 

            Au quatrième dimanche de l’Avent, la liturgie de la Parole s’ouvre par la prophétie d’Isaïe qui annonce la venue du Messie : « Le Seigneur nous donnera un signe. Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel c’est-à-dire Dieu avec nous » (Isaïe 7, 14)

            L’évangile de ce jour est celui de l’annonce faite à Joseph par l’ange qui lui apparaît en songe : « Joseph, fils de David ; ne crains pas de prendre chez Toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint ».

            Et l’évangéliste ajoute : « Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel qui se traduit : « Dieu avec nous » (Matthieu I, 20-23)

            Par deux fois est affirmée la réalité de l’Incarnation.

            Dieu se fait homme en son fils, Jésus. Jésus qui va partager notre vie et partagera la vie, les joies et les souffrances de l’existence humaine.

            Il ira à la rencontre des petits et des pauvres.

            Comme l’écrira Saint Jean dans le prologue de son évangile : « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire » (Jean I. 14)

            Accueillons avec joie et confiance Jésus qui se donne à nous en ce Noël qui vient.

 

                                               P. F. de Charnacé

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15 décembre - 3ème dimanche de l'Avent

13 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Plénitude

 

Au cœur de ce magnifique poème d’Isaïe, qui chante joie, allégresse, beauté, exultation, les mots de vengeance et de revanche divines semblent étranges et peuvent nous choquer. La poésie biblique fonctionne par parallélismes : une première phrase, suivie d’une seconde synonymique (ou quelquefois antinomique).

 

La « vengeance qui vient », la « revanche de Dieu », c’est Dieu qui « vient lui-même », et « va nous sauver ». La revanche et la vengeance sont donc un salut. Nul massacre, nulle violence, nulle bataille ; au contraire, « s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, le boiteux bondira comme un cerf … ».

 

En fait les mots hébreux vengeance et revanche signifient aussi venger quelqu’un, paiement en retour, récompense et rétribution, bienfait, récompense. Certes l’attitude idolâtre des hébreux leur a coûté la captivité. Mais, voici maintenant la récompense : le temps du retour dans un pays en splendeur.

 

Le Liban (« blanc ») et ses montagnes couvertes de cyprès et de cèdres odoriférants, le mont Carmel (« verger »), et Sarôn (« plaine »), avec ses pâtures et ses fleurs, sont les dernières étapes du retour des captifs à Jérusalem. A Jean-Baptiste, au fond de sa prison, plongé dans la perplexité quant au messie, Jésus fait répondre en citant Isaïe : « les aveugles voient, les boiteux marchent, … ».

 

C’est la plénitude du salut qui, intégrant la Création dans toute sa splendeur, se manifeste dans la joie et le bonheur, dans la Plénitude.

 

P Alain Paillard


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8 décembre - 2ème dimanche de l'avent

6 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Oser rêver

 

« Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau…, le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra… » Serait-ce une fable pour les enfants. ? De fait,  Il y a quelque chose de fou dans l’évocation surréaliste de ce monde à l’envers qui nous est promis par le prophète Isaïe. Et pourtant le plus délirant n’est-il pas le monde dans lequel nous sommes plongés quotidiennement ? Quand la haine, le refus de l’autre et l’escalade programmée de la violence semblent l’emporter, qui ose encore rêver ? « Faut pas rêver » disent trop souvent ceux qui renoncent à espérer. A nous, au contraire, de secouer ce prétendu réalisme de la fatalité et de nous mobiliser pour que les rêves de nos enfants, qui sont eux-mêmes le rêve de Dieu, puissent prendre corps et devenir réalité. C’est beaucoup plus exigeant que la résignation. Cela implique une conversion, ce retournement du cœur que prêchait déjà Jean le Baptiste« Un rameau sortira de la souche de Jessé » Oui notre vieux monde n’est pas un arbre mort. Nos enfants sont là pour l’attester. Ils sont pour nous ces prophètes par qui Dieu dit son désir d’un monde autre. Ce rêve de Dieu, ce « règne de Dieu », comme dit Jésus à la suite de Jean Baptiste, c’est à nous de lui donner naissance aujourd’hui. Avent, avènement, mais aussi aventure : Dieu s’aventure parmi les hommes. Marie « pleine de grâce » que nous fêtons en ce 8 décembre, l’a compris. Elle est la « première en chemin ». Puissions-nous le comprendre à notre tour. C’est à  chacun de nous d’ouvrir à Dieu la route.

                                                           Bruno Horaist

 


 

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1er décembre - 1er dimanche de l'Avent - A

29 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine


L’attente

 

A la gare Saint-Lazare, je regarde les gens qui attendent le train et ceux qui attendent sans bagages. J’imagine qu’ils attendent quelqu’un. Certains visitent les magasins. D’autres lisent. Il y en a beaucoup qui tapotent sur leur portable. On prend un sandwich, un café ou une dernière cigarette avant l’arrivée de celui qu’on attend. Il y a ceux qui regardent dans le vide et me semblent perdus dans leurs pensées.

Au premier coup j’ai l’impression qu’ils n’aiment pas trop attendre. On veut remplir ce temps perdu par des livres, portables ou magasins.

Mais ces activités ne sont pas forcément coupées du temps d’attente. Peut-être cherchent-ils un cadeau de bienvenue pour celui qu’ils attendent. Peut-être envoient-ils des SMS pour inviter leurs amis à partager un moment avec celui qu’ils attendent. Peut-être lisent-ils pour partager ce qu’ils ont appris avec celui qu’ils attendent. Peut-être regardent-ils le vide parce qu’ils sont en train de penser à tout qu’ils veulent dire à celui qu’ils attendent. Peut-être sont-ils en train de se vider la tête de tous ces petits riens qui peuvent encombrer leur esprit afin d’accueillir celui qu’ils attendent avec grand cœur et attention.

L’Avent est un période d’attente. Nous attendons celui qui vient, Jésus Christ, le Seigneur, notre frère et sauveur. Préparons-nous !

                                               P. Brien Mc Carthy


 

           

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24 novembre - Christ Roi de l'univers

22 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Le Christ Roi

 

            Voici le dernier dimanche de l’année liturgique : celui du Christ-Roi. Un roi bien différent des autres souverains de la terre.

            Roi sans armée, sans richesses visibles, roi qui nait dans l’humilité d’une crèche et qui meurt sur une croix comme un malfaiteur.

            Son royaume n’a d’autre territoire que le cœur de ceux qui veulent bien accueillir son message.

            Message de conversion, de paix et de lumière.

            Ce roi est au service de ses disciples : c’est lui qui leur lave les pieds au soir du Jeudi-Saint.

            Comme le dit la préface de ce dimanche, le Christ vient inaugurer « un règne sans limite et sans fin, règne de grâce et de sainteté, règne de justice et de paix ».

            Aussi notre prière en ce jour, est-elle celle du voleur crucifié à côté de Jésus : « Dans ton royaume, souviens-toi de nous, Seigneur ! »

                                               P. F. de Charnacé

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17 novembre - 33ème dimanche du temps ordinaire

15 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Vivre calmes ...

 

Paul a entendu dire que certains des membres de la communauté de Thessalonique « marchaient dans le désordre, ne travaillaient plus et se mêlaient de tout » (verset 11). Dans les civilisations indo-européennes, comme la nôtre ou celle des Thessaloniciens, la notion première d’organisation de la cité, c’est l’ordre.

L’agitation désordonnée, l’oisiveté, et l’ingérence dans les affaires des autres, voilà trois attitudes pouvant aller de pair. La première : Paul a recommandé de se tenir à distance des agités (verset 6), et de l’imiter, lui Paul : ils ont pu constater qu’il n’avait pas une vie déréglée. La seconde : Paul a travaillé pour manger son pain (verset 8) ; il faut aussi l’imiter.

A ces agités, oisifs et indiscrets, Paul recommande donc de travailler « avec calme », mangeant leur pain. Paul avait déjà recommandé de vivre calme, de s’occuper de ses propres affaires et de travailler de ses mains, dans sa première lettre (1 Th 4,11).

Ce terme, vivre-calme (encore : Ac 22,2  1 Tm 2,2  1 Pi 3,4 (associé à la douceur)) peut signifier aussi se taire (Luc 14,4  Ac 11,18 21,14  1 Tm 2,11). Se reposer, c’est ce que firent les femmes, après avoir préparé aromates et parfums pour le corps de Jésus, le sabbat survenant (Luc 23,56).

Repos et calme, ambiance de silence et douceur : une attitude dans l’attente de la résurrection. Sur ce mot grec de la bible (hésychia), s’est forgé le mot « hésychasme », école de spiritualité contemplative du monde orthodoxe, notamment animée par Grégoire Palamas, reposant par exemple sur l’invocation réitérée du nom de Jésus.

                                                           P Alain Paillard

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Feuille paroissiale du 10 novembre 2013

8 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Une alliance pour l’éternité

 

            Elle paraît un peu burlesque cette petite histoire de la femme aux sept maris. Elle pose pourtant indirectement une vraie question : qu’advient-il dans l’au-delà de nos liens d’ici-bas ? Le mariage, avec les liens qu’il crée entre les époux, se casse-t-il aux portes de la mort ? En cette veille de 11 novembre, on pense à toutes ces jeunes femmes qui ont perdu leur époux sur les champs de bataille. Terrible déchirure, insupportable absence. Mais abolit-elle la communion ? Beaucoup de ces épouses en restant veuves ont voulu témoigner du contraire. La bague que se passent au doigt les nouveaux mariés est une alliance pour l’éternité. Non pas seulement en raison de l’intensité de leurs sentiments, qui resteront toujours fragiles, mais par la vocation, la mission, qu’ils assument : devenir ensemble le signe tangible, crédible, de l’engagement indéfectible, sans retour, du Christ à l’égard de l’humanité et de chacun de nous. Même un nouveau mariage n’abolit pas les liens tissés dans un premier amour. Nos liens, et pas seulement l’amour conjugal, mais nos relations, nos amitiés, nos affections, nous construisent. Nous sommes, nous serons ce que nous avons aimé. La vie éternelle n’est pas le prolongement sans fin de notre vie terrestre. Elle est la consécration, la transfiguration, la divinisation de ce qui fut en nous, jamais sans nous, l’œuvre de l’Esprit Saint. Et l’œuvre de l’Esprit, c’est d’abord l’ouverture à l’autre, le don de soi, la communion. Ce qui fonde notre foi en la résurrection de la chair et en la vie éternelle, selon les termes du Credo, c’est notre certitude de la fidélité de Dieu. Il a noué avec chacun de nous, depuis le premier instant de notre existence, une alliance pour l’éternité.

                                                                                                  Bruno Horaist

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1er novembre - Toussaint

31 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

FÊTE DE LA TOUSSAINT

 

            La Toussaint est une fête.

             C’est la fête de celles et ceux qui ont rayonné de la gloire de Dieu.

             Ceux et celles qui, tout au long des siècles, ont témoigné de la tendresse de Dieu, de sa proximité avec le monde des humains.

             Ce ne sont pas seulement des saints à mettre dans les vitraux ou sur les images pieuses ;

             Les Saints nous précèdent au Royaume de Dieu. Ils prient pour nous et nous les prions tout au long de l’année liturgique.

             L’Eglise croit à la communion des Saints : elle est comme une entraide des vivants du ciel et des vivants de la terre.

             Tous, par notre baptême, nous sommes appelés à grandir dans la sainteté, à devenir frères et sœurs des Saints.

             Aussi la Toussaint est elle la fête de l’espérance, la fête de l’Eglise en devenir.

             Eglise qui connaît ses limites, ses faiblesses mais qui sait que la grâce de Dieu est la plus forte.

             Avançons donc, aidés par cette foule de témoins dont parle l’Apocalypse : « ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’Agneau » (Apocalypse 7, 14)

             La Toussaint est leur fête mais c’est aussi la fête de l’Eglise toute entière.

                                                                       P. F. de Charnacé

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3 novembre - 31ème dimanche du temps ordinaire

31 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Saint Zachée !

 

            Zachée « cherchait à voir qui était Jésus ». Les saints dont nous venons de faire mémoire à la Toussaint ne sont pas forcément des personnes qui ont trouvé Dieu mais des hommes et des femmes qui l’ont cherché : « Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché ! » (Psaume 23). Mieux encore, ils se sont laissé trouver par lui : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Nous sommes tous des chercheurs de Dieu. Zachée s’est donné beaucoup de mal pour chercher à voir Jésus en grimpant dans un sycomore. Il tente de s’élever un peu au-dessus de cette foule de badauds. Et le voilà qui tombe de haut ! Car Jésus, qu’il espérait voir et par qui, il a tout de suite été vu, lui dit : « Descends vite ! Que fais-tu perché là-haut comme si le ciel était au-dessus des arbres ? C’est chez toi que je t’attends au ras du sol. Tu voulais me voir. Mais tu n’as pas compris que c’est moi, d’abord qui ai absolument besoin de te rencontrer : aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer chez toi ! »Jésus prend l’initiative, fait le premier pas. Zachée en est bouleversé. Jésus aussi. « Aujourd’hui, proclame Jésus dans un cri de joie, le salut est arrivé pour cette maison ! » Et en chacune de nos maisons. Pour les vivants et pour ceux qu’on croyait morts.

                                                                       Bruno Horaist

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27 octobre - 30ème dimanche du temps ordinaire

25 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Faire justice, devenir juste

« Le Seigneur est juge, et il n’y a pas, en sa présence, considération de visage ». Pas d’opinion estimant telle personne « typée », y associant des caractéristiques plus ou moins connotées, pas de délit de faciès, pas de considération de personne, pas de différence entre les hommes donc. Que ne fus-je pas stupéfait quand, un jour, une dame me dit qu’elle venait se confesser à moi, car elle ne pouvait tout de même pas se confesser auprès d’un prêtre africain !

             Ben Sirac nous invite à voir la réalité : c’est la tenace prière du pauvre inconsolable « qui traverse les nuées et parvient jusqu’au ciel ». Et alors Dieu « fait justice ». Maintenant, demain ou à la fin des temps.

             Aux chrétiens de Laodicée, l’Apocalypse fait remarquer : « Tu dis : je suis riche et me suis enrichi et je n’ai besoin de rien. Tu ne sais pas que c’est toi qui es le malheureux, et misérable, et pauvre, et aveugle, et nu »  (3,17).

             Par un aspect ou par d’autres, nous sommes pauvres. Jésus adresse sa parabole à un public précis : « les persuadés en eux-mêmes qu’ils sont justes ». Le publicain, habituellement ‘collabo’, profiteur et très riche, a vu ses pauvretés. Sa prière et son retour chez lui opèrent et le rendent juste. Il n’y a pas à se justifier. Dieu fait justice, mieux : il justifie, il rend juste.

 

                                                                       P Alain Paillard

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20 octobre - 29ème dimanche du temps ordinaire

18 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Prier sans se décourager

             « Prier sans se décourager », ce n’est pas imaginer un Dieu qui ferait la sourde oreille, encore moins un Dieu qui prendrait plaisir à se faire prier. Durer dans la prière, c’est prendre le temps de faire grandir en nous le désir de l’essentiel. La persévérance dans la prière ne peut être en nous que l’œuvre de l’Esprit. Ce n’est pas  rabâcher, répéter indéfiniment la même chose. C’est devenir le cri que nous poussons du fond du cœur, c’est nous laisser façonner par les mots qui nous ont été donnés pour apprendre à nous passionner pour ce qui est vital : «  Ton règne, qu’il vienne enfin ! Ta volonté, décide-nous de l’accomplir ! Ton pain, le vrai, ton pardon, le seul, donne-les nous ! » Tel est le sens du Notre Père que nous disons les bras levés et les mains ouvertes.

            « Prier sans se décourager », ce n’est pas nous tourner vers Dieu occasionnellement, lever les mains vers lui lorsqu’il nous arrive d’y penser ou lorsque cela va trop mal. C’est garder les bras levés, comme Moïse, en acceptant d’avoir besoin des autres pour soutenir cette prière.

            La vraie prière, le modèle de la prière, c’est bien la prière de Jésus, tout à la fois cri vers le Père des hommes qui se découragent et absolue confiance du Fils jusque dans la déréliction de la croix.

                                                            Bruno Horaist

 


 

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13 octobre - 28ème dimanche du temps ordinaire

11 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Tout l’iceberg !

            Dans l'évangile de ce dimanche, nous lisons que seul un des dix lépreux guéris retourne remercier Jésus. Il est facile de juger sévèrement les neuf qui n'ont pas remercié. La guérison qu'ils ont reçue était autre que celle d'un simple rhume. Leur lèpre les a empêchés de vivre en  famille, de faire partie de la communauté et d’avoir la satisfaction de travailler. Nous souhaiterions qu'ils soient plus reconnaissants pour tout ce que le Seigneur a fait pour eux. Nous aurions aimé qu'ils partagent leur joie avec Lui et leur nouvelle vie avec une immense gratitude pour ce qu'ils ont reçu.

            Afin de ne pas être parmi les 90% qui ne sont pas reconnaissants,  je peux offrir mes prières de remerciement à la messe aujourd’hui. Je peux même être heureux de prendre un moment chaque jour pour remercier Dieu pour ma vie.

            Mais que faire si nous comprenons cet Évangile autrement :  non pas en opposant les dix pour cent qui sont reconnaissants au quatre-vingt-dix pour cent qui ne le sont pas, mais en prenant conscience que je reconnais à peine dix pour cent des dons que j'ai reçus de Dieu ?

            Nous pouvons demander la grâce d'être plus conscients des innombrables façons que Dieu a de nous aimer et de prendre soin de nous. Je suis convaincu que la plupart d'entre nous ne voyons que la partie émergée de l'iceberg de l'amour et de la miséricorde de Dieu. Puissions-nous avoir la grâce de reconnaitre combien nous sommes aimés et soutenus par notre Dieu !

                                                P. Brien Mc Carthy

 


 

 

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6 octobre - 27ème dimanche du temps ordinaire

4 octobre 2013 par Paroisse de La Madeleine

 

Serviteurs avec le Seigneur

 

            Dans l’évangile de ce dimanche, les apôtres disent à Jésus : « Augmente en nous la foi ! ».

             La foi nous est donnée par le baptême.

             Elle n’est pas un privilège.

             Elle est un don qu’il nous faut développer par toute notre vie.

             Elle s’exprime dans la prière, qu’elle soit personnelle ou collective. Elle se traduit par la générosité du cœur, par l’attention donnée à l’autre.

             Jésus nous dit aujourd’hui : « quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : « Nous sommes des serviteurs quelconques, nous n’avons fait que notre devoir » (Luc 17, 10)

             Le Christ fut serviteur de son Père et de ses frères.

             Il ne revendiqua rien de tout ce qu’il donnait. Il s’effaça devant l’amour de Dieu ou plutôt, il l’accueillit dans toute sa plénitude jusqu’à donner sa vie pour nous.

             Nous voici donc à sa suite. C’est à un progrès qu’il ne cesse de nous appeler.

             Devenons serviteurs à la suite du Christ serviteur : ne nous décourageons pas. Le Seigneur nous précède et nous accompagne au chemin de nos vies.

                                                P. F. de Charnacé 

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29 septembre - 26ème dimanche du temps ordinaire

27 septembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Les rêves illusoires de bunker et de cocon

 

            Nous rêvons parfois de nous constituer un monde où nous « avons la paix ». Tel quartier de maisons est ceint de murs, parsemé de caméras, protégé par un gardiennage. Certains accumulent des armes pour se défendre. Bien sûr, on peut comprendre l’exaspération et la peur d’un commerçant vandalisé à plusieurs reprises (même à une seule !).

            Mais c’est dans les pays où les armes circulent assez librement que les morts sont les plus nombreux, et de beaucoup.  On peut donc se réfugier dans un bunker : un jour, il sera pris.

            Le rêve du cocon, d’un espace de vie sans risque, porte aussi en lui des germes d’isolement, de mort. Du Nord (Samarie) au sud (Jérusalem), Amos dénonce les mentalités sécuritaires assises sur l’accumulation de biens, le luxe, - des « vautrés » -, ou sur la violence : elles construisent le malheur, « hélas ! ». Le mot hébreu « hoï » signifie  « hélas ! » plutôt que « malheur à ». Il nous est arrivé en français, à travers le phénicien, le grec et le latin, quand nous disons : « aïe, aïe, aïe ! ».

            Jésus prolonge … Sa parabole semble arriver de nulle part. Il vient de parler d’adultère, et sans transition, il dit : « Un homme était riche et se revêtait de pourpre … ». Qui est-il ? Perçu comme un homme, il est « riche » ; il n’a pas de nom.

            « Un pauvre, du nom de Lazare, avait été jeté devant son porche … ». Qui est-il ? Perçu non d’abord comme humain, mais comme pauvre, ce pauvre a un nom : Lazare (ou Eléazar : El (Dieu) ‘azar (a secouru).

            Son prénom annonce par anticipation ce que Dieu accomplit pour lui : non pas l’enfermement dans un cocon qui isole, mais la communion avec un peuple à travers les lieux et les temps, dont Abraham (« père de multitude », selon Gen 17,5) est la figure.

 

                                   P Alain Paillard

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22 septembre - 25ème dimanche du temps ordinaire

20 septembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Une prime à la malhonnêteté ?

 

            Nos Bibles hésitent devant le titre à donner au curieux personnage mis en scène dans cette parabole : gérant habile ? Econome infidèle ? L’homme n’a en effet rien de recommandable. Le propriétaire dont il gère les fonds, devant des accusations de dilapidation de ses biens, le somme de rendre compte de sa gestion. Sa réaction est pragmatique : l’homme ne cherche pas à se disculper. Les accusations étaient-elles fondées ? Pense-t-il qu’il n’a aucune chance de se défendre ? Quoiqu’il en soit, il lui faudra se recycler. Et comme il n’a ni le goût pour les travaux de force, ni pour la mendicité, il s’en tire par une astuce qui correspond à ce que nous appelons aujourd’hui une « surfacturation ». Réduire le montant de l’emprunt dû au maître n’est pas le voler, mais renoncer à sa marge d’intermédiaire. Le procédé n’est pas reluisant, mais légal. C’est pourquoi le maître ne s’offusque pas de l’astuce, qui ne le lèse pas et permet au gérant d’empocher le bénéfice moral de l’opération auprès des débiteurs.

             Ne nous arrêtons pas au côté calculateur du raisonnement : se faire des amis avec l’argent pour que ceux-ci vous le rendent… Ce n’est pas le principe du donnant-donnant qui est premier ici, mais le principe de réalité : puisque l’argent est indissociablement lié à une distribution inégale et injuste des richesses, apportons le correctif nécessaire. Utilisons-le pour créer de la vie, semble nous dire cette parabole. Objet de convoitise, l’argent devient une puissance mortifère. Mais, il peut être reconverti en moyen d’échange, constructeur de relations humanisantes. User de l’argent pour créer de la vie est une valeur sûre, éternelle qui convient au Règne de Dieu.

                                                                        Bruno Horaist

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15 septembre - 24ème dimanche du temps ordinaire

13 septembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Le bon berger

 

            Quand j'étais jeune garçon, mon ami, Karl, a perdu son chiot. Je me souviens de l'avoir aidé avec nos amis à chercher le chien. Nous sommes allés dans le quartier et les jardins des voisins en criant le nom du chiot. Quelqu'un a repéré le chien entre des buissons. Karl a attaché une laisse au collier du chien et s’est mis à crier au chien : « vilain chienchien ! » Le reste du chemin du retour, Karl a tiré sur la laisse, traînant le pauvre chiot avec ses petites pattes, disant comment le chien était stupide.

            Quel contraste avec le berger dans la parabole ! Quand le berger retrouve la brebis perdue, il est rempli de joie. Il la prend et la porte sur ses épaules. Le pasteur invite ses amis à partager sa joie d’avoir retrouvé son animal perdu.

            Nous aussi, nous sommes appelés à partager la joie du ciel, quand ceux qui ont perdu leur chemin reviennent à leurs paroisses, dans leurs familles, dans le droit chemin. Quand ceux qui sont en difficulté se tournent vers le Seigneur dans la prière, Dieu est heureux, même si ils ont agi jusque là comme s'il n'existait pas. Le Dieu présenté par Jésus est un Dieu qui aime les pécheurs, les recherche et est rempli de joie à les porter tous sur ses épaules avec Lui au ciel

                                                P. Brien McCarthy

 


 

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8 septembre - 23ème dimanche du temps ordinaire

6 septembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Les intentions de Dieu.

 

            « Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur » (Sagesse 9, 13)

            La question est posée au début de la liturgie de la Parole dès la première lecture de ce dimanche.

            La première réaction est de se dire qu’il est bien vrai que nous ne pouvons vraiment comprendre ce que Dieu attend de nous.

            Et pourtant nous venons ici dans cette église mettre nos vies en présence de Dieu.

            Qui nous aidera à découvrir ses volontés ?

            Une première piste nous est ouverte par l’auteur du livre de la Sagesse. « Qui aurait connu ta volonté si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit-Saint » (Sagesse 9, 17)

            Jésus, guidé par l’Esprit dès son baptême par Jean-Baptiste, nous a révélé les pensées de Dieu.

            C’est lui qui nous a dit « Quand vous priez, vous direz Notre Père ».

            Il nous révèle que Dieu nous aime au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. C’est lui qui accompagne son Eglise et lui ouvre les portes de la Foi. C’est lui le Seigneur qui nous appelle à ne pas nous enfermer sur nous-mêmes, à voir dans les autres des frères et nous apprendre que l’espérance ne meurt pas mais qu’elle est toujours présente pour éclairer notre chemin.

                                                                        P. F. de Charnacé

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1er septembre - 22ème dimanche du temps ordinaire

30 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

La poule et le renard.

 

            Quelques pharisiens viennent d’inciter Jésus à s’en aller, car « Hérode  veut te tuer ! ». Marque d’une vraie sympathie pour Jésus ? Manœuvre subtile pour lui barrer la route de Jérusalem ? Peu importe ce ‘renard’ d’Hérode, Jésus annonce qu’il va monter à Jérusalem y mourir en prophète.

            Jésus dit au passage son souhait profond : Jérusalem … « combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, à la manière d’une poule, sa couvée sous son aile ! ». Les Pharisiens ne le veulent pas, pas plus qu’Hérode. Craignent-ils une prise de pouvoir ?

            Jésus va-t-il éviter les pharisiens ? Que non ! Mieux : le voilà invité dans la maison de l’un d’eux, un de leurs chefs, qui plus est. Étrange invitation : il est épié, observé de près. Voici « un homme qui se tenait hydropique devant lui ». Notez : Luc voit d’abord l’homme, ensuite le fait qu’il se trouve devant Jésus, enfin qu’il se tient là tel quel : hydropique.

            Jésus « répond » alors aux légistes pharisiens, sans qu’une question ait été posée ! Sa réponse ? Une question : « Est-il permis, lors du sabbat, de soigner oui ou non ? ». A cette question, pas de réponse : silence des pharisiens. Et Jésus de guérir aussitôt l’homme. A réponse sans question, question sans réponse, sinon cette seconde réponse de Jésus, en acte cette fois : non pas soigner seulement, mais mieux : guérir.

            Suit la parabole de Jésus sur la place des invités.

            L’homme, là, hydropique, n’était pas des invités, ni ami, ni frère, ni parent, ni riche voisin. Il est plutôt comme pauvres, estropiés, boiteux ou aveugles : ils n’ont pas de lieu, ne peuvent inviter, ne sont pas invités, ne rendent pas d’invitation : ils se trouvent ici ou là, c’est selon. 

            Le renard Hérode, et des alliés pharisiens, tueront bien la poule. L’horizon de Jésus est autre : la résurrection des justes, rassemblement de la « couvée ».

                                                           P Alain Paillard


 

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25 août 2013 - 21ème dimanche du temps ordinaire

23 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

La porte étroite

 

            « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ! ». Certaines paroles du Christ, dont celle-ci, nous déconcertent à la première lecture. On cherche la clef qui puisse ouvrir notre intelligence au contenu de leur message. Ne cherchez pas la clef, semble nous dire aujourd’hui le Christ : elle est sur la porte.

             Et quelle est cette porte ? Le Christ lui-même. Il l’a confié à ses disciples : « Je suis la porte », créant un grand courant d’air par une de ces formules de révélation qu’Il affectionne et qui sont moins des définitions que des ouvertures. Lui, le Fils de Dieu, le Ressuscité, Il est la porte, porte étroite dans le sens où Il est l’unique porte par où on entre dans la maison du Père et par laquelle on est invité à passer pour aller vers les frères ; porte parfois entrebâillée, parfois grande ouverte, jamais verrouillée.

             Les verrous ne sont pas sur la porte. Ils sont en nous-mêmes. Laisserons-nous nous déverrouiller ? Laisserons-nous le soleil de justice entrer en nous, le souffle imprévisible de l’Esprit nous rendre visite ? Oui, Seigneur, « ouvre-nous ! », fais-nous sortir de nos enfermements, Toi qui nous offres ton Fils, la porte du Salut.

 

                                                           Bruno Horaist

 

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Feuille paroissiale du 18 août 2013

14 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

BRUTALITE

 

Alternant le chaud et le froid, Jésus, dans l’évangile, nous énonce une vérité très simple : l’unité et la paix entre les humains que nous sommes commencent par une brutalité. De la même façon qu’une réparation mal faite – deux morceaux de bois mal collés – commence par une rupture. Il faut recasser ce qui a été mal assemblé avant d’envisager un assemblage stable.

Tout le monde s’accordera sur un tel raisonnement. Pourquoi, alors, avons-nous tant de difficulté à l’accepter pour notre propre compte ? Pour notre construction humaine ? Il ne s’agit pas seulement, ici, de parler psychologie, car cela tient à la fois à ce que je suis en moi-même et à la manière dont je suis inséré dans un ensemble social. Les difficultés à pacifier les relations et à les rendre profondément fraternelles dépendent autant de mon psychisme que de la culture dans laquelle je vis : « il y a des choses qui se font, d’autres qui ne se font pas », entend-on parfois.

Laisser le Christ s’introduire dans notre vie, cela coûte donc cher au départ. Il est cependant un vrai pédagogue, qui nous aime en profondeur – là même où, souvent, nous ne nous aimons pas. Il ne brutalise pas par plaisir, mais par nécessité. En plus, il en prend le coût à sa charge. Nous le disons dans l’expression : « Il est mort pour nos péchés ».

Nous ne sommes pas justes vis-à-vis de l’annonce de l’Evangile lorsque nous ne retenons du message évangélique que ce qui flatte notre affectivité. Le Christ nous aime et nous conduit à affronter nos mauvaises constructions humaines ; Il nous en donne la force. A refuser ce chemin, nous sommes condamnés à tourner en rond.

                                                                                       P. Nicolas de Bremond d’Ars

 

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Feuille paroissiale du 15 août 2013

14 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

MARIE REINE

 

            « Chez nous, soyez reine … » : chant traditionnel pour fêter la Vierge Marie en son assomption. Les sciences psychologiques nous ont largement appris à interroger le régime d’autorité des « reines-mères ». Les contes populaires en avaient débroussaillé le chemin.

       Car la reine-mère peut être un grand danger pour bien des gens. On la soupçonne de tirer les ficelles du pouvoir (au minimum), voire de l’exercer à son profit.

            Parler de la Vierge Marie comme d’une reine est une audace grandiose. C’est que, à bien y considérer, il n’est justement pas question d’une « reine-mère », mais d’une Vierge appelée à devenir mère, puis recevant la couronne des mains de son fils. Tout à fait l’inverse de ce qui se passe dans notre réalité humaine. Et nous comprenons mieux le sens de l’Assomption !

            Si Marie est constamment « appelée », ce n’est donc pas sa volonté propre qui se met en branle ; si elle est couronnée, c’est parce que son fils le lui offre ;  si elle ne meurt pas, c’est parce qu’elle est prise en charge par Dieu avant toute dégradation biologique. Marie ne contrôle décidément rien de sa vie, elle est une pure réponse aux appels divins.

            On pourrait méditer sur le fait que l’amour, la maternité et la mort (virginité, maternité, assomption) sont des événements susceptibles de paniquer n’importe qui. Et donc d’inciter à se prémunir, à se préserver, à contrôler les risques. Et tant mieux si nous pouvons, grâce à la Création donnée par Dieu, et à l’intelligence de l’homme, mieux contrôler notre vie. Mais Marie nous signale qu’une vie donnée à Dieu par le Christ, c’est-à-dire une vie qui enfante jour après jour le Christ, ne connaîtra pas la mort.

            Alors, nous pouvons nous associer au Fils qui couronne sa mère, elle qui n’a rien réclamé pour elle-même.

                                                                        P. Nicolas de Bremond d’Ars

 

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Feuille paroissiale du 11 août 2013

9 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

Année de la foi

             Benoît XVI nous a lancé dans une « année de la foi ». Le livre du Siracide (ch. 44-50) s’achève sur l’Éloge des Pères, vie des ‘hommes illustres’ (en grec), vie des ‘hommes de fidélité’ (en hébreu), montrant des chemins de sagesse prophétique (aussi Is 63,8-14, Ez 20,23, etc.). Le chapitre 11 de la lettre aux Hébreux reprend cette façon de faire, pointant le ressort de ces vies : la foi.

            On aimerait voir ce qui est à l’œuvre en soi, mais ce sont plutôt les autres qui le voient. On ne peut, du balcon, se voir passer dans la rue. Ainsi en est-il de la foi, des béatitudes (‘heureux les …’). La foi à l’œuvre en quelqu’un, ce sont les autres qui en témoignent : ils aperçoivent une recherche engageant la vie, l’audace de partir on sait où, mu par et pour quelque chose pressenti comme plus grand, « comme s’il(s) voyai(en)t l’invisible » (v. 27). La foi est le côté tangible de ce qui s’accomplit invisiblement.

            Dans la lettre aux Hébreux, le court refrain d’un seul mot : pistei, « par la foi  … », ouvre chaque fois un couplet supplémentaire,  une nouvelle aventure de foi ou un nouvel épisode : la Création (v. 3), Abel (v. 4), Hénoch (v. 5.(6)), Noé (v. 7), Abraham (v. 8.9.17), Sarah (v. 11), Isaac (v. 20), Jacob (v. 21), Joseph (v. 22), Moïse (v. 23.24.27.28), les passeurs de la mer Rouge à pied sec (v. 29), les marcheurs autour des remparts de Jéricho (v. 30), Rahab la prostituée (v. 31), … Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, Samuel  et les prophètes (v. 32-33).

            Pour cela, Abel a laissé une part de son troupeau en sacrifice, Noé s’est détaché d’un monde, Abraham a quitté son pays, Sarah a reçu comme possible une impossible promesse, …  et Jésus nous invite à transformer en aumône ce que nous avons accumulé. Prenons le temps de regarder des vies de croyants …

                                                                                                                      P. Alain Paillard

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Feuille paroissiale du 4 août 2013

2 août 2013 par Paroisse de La Madeleine

VANITE

 

            Evaluer ce que nous vivons… évaluer ce que nous sommes… être reconnu à sa juste valeur : tel est l’enjeu du célèbre livre de l’Ecclésiaste (Qohélet). Je me souviens d’une réplique, lue dans un livre dont j’ai oublié la référence : Lui : « je vaux X millions de dollars !! ». L’autre : « pour qui ? ». Une grande partie de notre vie se passe à rechercher l’approbation pour confirmer notre valeur.

            Nous quêtons parfois misérablement la reconnaissance de notre travail, l’amour de nos proches, la bienveillance des "puissances". Nous tentons le Hasard, nous relançons la partie. Ou alors, remplis de confiance en nous-mêmes (nous sommes très inégaux sur ce point-là), nous mettons en œuvre des projets en franchissant les obstacles – sans nous soucier de ce qui restera. « Je ne sais pas où mettre ma récolte », se dit l’homme riche de la parabole.

            Nous voici donc ramenés à la question première du Qohélet : qu’est-ce qui vaut … au-delà de toute vanité ? La réponse sera distillée tout au long de l’Evangile, et reprise par saint Paul : le Christ paraîtra, et nous serons révélés à nous-mêmes. Mais il ne s’agit pas de « Jésus » : chez Paul, c’est toujours « le Christ ». Ce Christ qui paraît à la fin des temps, Christ total, qui récapitule le projet de Dieu. Bref, le Christ collectif, en qui, par qui et avec qui, l’humanité est en paix, unie, fraternelle.

            Ce qui vaut ... est ce que j’ai contribué à bâtir en fait de paix, de réconciliation, de vie fraternelle. Ne vaut, pour l’évangile, que ce qui édifie le groupe humain en liberté et en amour mutuel.

 

                                                                                              P. Nicolas de Bremond d’Ars

 

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