Feuille Paroissiale

 

      

27 juillet - 17èmedimanche du temps ordinaire

25 juillet 2014 par Paroisse de La Madeleine

Discernement

 

            L’évangile de ce dimanche s’ouvre par deux petites paraboles : celle du trésor caché dans un champ et celle de la perle.

            Dans le premier cas, l’homme qui trouve le trésor, vend tout ce qu’il a et achète le champ où se trouve ce qu’il a découvert.

            De même le négociant qui a trouvé la perle qu’il recherchait, vend tout ce qu’il possède et achète la perle.

            Le Royaume de Dieu, nous dit Jésus, est comparable à ce trésor et à la perle : il nous reste à le découvrir avec la même ardeur qui anime les hommes quand il s’agit des biens matériels.

            Mais il nous faut faire des choix : c’est ce que fait Salomon dans la première lecture de ce dimanche.

            Dieu lui dit : « Demande moi ce que tu veux et je te le donnerai ».

            Salomon aurait pu demander la richesse, le pouvoir absolu, les victoires militaires.

            Il est au début de son règne et il dit : « Je suis un jeune homme incapable de se diriger et me voilà au centre du peuple que tu as élu.

            Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal.»

            Dieu admire la réponse de Salomon et lui dit « Je te donne un coeur intelligent et sage tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi ».

            Demandons à l’Esprit-Saint de nous aider dans nos choix, dans notre manière de vivre en cet été.

 

                                                                       P. F. de Charnacé

 


 

CALENDRIER LITURGIQUE

Mardi 29 juillet, sainte Marthe, hôtesse du Seigneur

Mercredi 30 juillet, saint Pierre Chrysologue, docteur de l’Eglise

Jeudi 31 juillet, saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites

Vendredi 1er août,

saint Alphonse Marie de Liguori, fondateur des Rédemptoristes

Samedi 2 août, saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la société des Prêtres du Saint-Sacrement


  

The Madeleine Church is dependant on the generosity of the churchgoers and visitors for its upkeep. Many thanks for your kind offering during the mass collection which will contribute to maintaining this sanctuary dedicated to St Mary Magdalen.

 


 

Horaire des messes en juillet et en août

 

Dimanche : messe anticipée : samedi 18h

Dimanche : 11h, 18h

Semaine : 12h30 à l’église, du lundi au vendredi

 

En juillet et août, l’Ensemble vocal de la Madeleine n’assurera pas l’animation de la messe de 11h.

Il reprendra ses activités le 7 septembre


 

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20 juillet - 16ème dimanche du temps ordinaire

18 juillet 2014 par Paroisse de La Madeleine

Prière à Marie-Madeleine

 Fête le 22 juillet

 

            Marie, tu es venue

            de Magdala-sur-Mer,

            de Galilée, d’où ton surnom :

            «Marie-Magdeleine », au pied du Maître

            qui pardonnant tes écarts de conduite,

            a restauré en toi : Vie,

            dignité de femme, et avenir possible.

 

            Dans ce regard d’amour et de pardon,

            tu as puisé le souci de soigner le corps

            charnel de Celui qui est Vie.

            Son Corps ressuscité n’a plus besoin

            de tes soins, pas plus que des nôtres.

            Son Corps mystique : l’Eglise,

            demande nos services.

            Il veut avoir besoin de nous.

 

            Jésus a fait de toi l’apôtre des Apôtres,

            lorsqu’il t’a dit :

            « Ne me retiens pas,

            va trouver mes frères ».

            Aujourd’hui, fais-nous comprendre

            qu’Il nous envoie, comme toi,

            dans le monde, annoncer

            que Jésus est la Vie.

            Marie-Madeleine, demande au Ressuscité

            de faire de nous des témoins

            d’Espérance !

                                               Mgr Bernard Mollat du Jourdin

 


 

The Madeleine Church is dependant on the generosity of the churchgoers and visitors for its upkeep. Many thanks for your kind offering during the mass collection which will contribute to maintaining this sanctuary dedicated to St Mary Magdalen.

 


 

Samedi 19 et dimanche 20 juillet

Grand orgue : Gabriel Bestion de Camboulas

Prélude et fugue en sol mineur de J. Brahms

1er mouvement de la sonate en trio en sol majeur de J.-S Bach

Fantaisie et fugue en sib Majeur de Boëly.

 


 

Horaire des messes en juillet et en août

 Dimanche : messe anticipée : samedi 18h

Dimanche : 11h, 18h

Semaine : 12h30 à l’église, du lundi au vendredi

 

En juillet et août, l’Ensemble vocal de la Madeleine n’assure pas l’animation de la messe de 11h. Il reprendra ses activités le 7 septembre

 


 

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13 juillet - 15ème dimanche du temps ordinaire

11 juillet 2014 par Paroisse de La Madeleine

Voir et entendre.

 

            Le psaume de ce jour nous décrit le Seigneur comme bienfaisant, agissant d’abondance : la terre est abreuvée et enrichie, les semailles sont bénites, les collines se ceignent d’allégresse, les herbages se revêtent de troupeaux, les vallées se couvrent de blé, tout exulte et chante !

            Ainsi fait la Parole du Seigneur, nous dit le prophète Isaïe. Jésus, lui, n’a qu’à lever les yeux. Depuis la barque, il voit la foule sur le rivage, mais aussi les collines autour du lac, champs et pâturages, vallées et cours d’eau, vignes et blés, bétail et vergers, fleurs des champs et herbe des prairies. La création se donne, Jésus la regarde telle qu’elle est et il en tisse des récits, pour la foule.

            La foule voit le lac et Jésus assis dans la barque. Au début, Jésus était assis comme eux, au bord du lac, étant un des leurs. Mais la foule augmentant, il a fallu, pour Jésus, se retourner, faire face, faire parler et chanter cette création pleine de vie. Les grains, le soleil, le sol, les pierres, les ronces, la bonne terre, le chemin, les oiseaux, le semeur, Jésus donne à entendre ce qui se voit. Car on peut voir sans voir vraiment, entendre sans écouter, être là, mais absent.

            Jésus nous invite au cœur de la réalité, telle qu’elle se présente maintenant, à l’instant, sous nos yeux : regarder l’autre, comme autre ; écouter ses paroles, les écouter vraiment ; recevoir la vie, comme un don ; faire fructifier, enfanter et enchanter la vie. Cela vous arrive-t-il de parler en paraboles ?

                                          P. Alain Paillard

 


 

CALENDRIER LITURGIQUE

Lundi 14 juillet, saint Camille de Lellis, prêtre

Mardi 15 juillet, saint Bonaventure, docteur de l’Eglise

Mercredi 16 juillet, Notre-Dame du Mont-Carmel

Jeudi 17 juillet, Notre-Dame de Bonne Délivrance

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Samedi 12 juillet, la messe de 18h sera animée par

« The Lassus scholars » de Dublin

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Lundi 14 juillet : ouverture de l’église à 12h30 - Messe à 18h30


 

Après neuf années passées à la Madeleine, le P. de Bremond d’Ars est nommé délégué diocésain pour les relations avec l’Islam. Il réside à la Paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge.

 


 

Horaire des messes en juillet et en août

 

Dimanche : messe anticipée : samedi 18h

Dimanche : 11h, 18h

Semaine : 12h30 à l’église, du lundi au vendredi

 

En juillet et août, l’Ensemble vocal de la Madeleine n’assure pas l’animation de la messe de 11h. Il reprendra ses activités le 7 septembre


 

 

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6 juillet - 14ème dimanche du temps ordinaire

4 juillet 2014 par Paroisse de La Madeleine

Prière de louange

             « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » Jésus est en prière et sa prière est une « louange ». Or la Bible connaît deux sortes de prières : la supplication qui ne dure qu’un moment- le maintenant de l’épreuve où l’homme expose à Dieu ses besoins-et la louange qui doit durer « à jamais » (Ps 88) Si donc Jésus loue son Père et si sa louange est éternelle, sa prière nous livre le secret éternel de son cœur : s’enchanter que le vrai Dieu soit un Père plein de tendresse et de miséricorde, se réjouir intensément que le Père, Source de la vie, soit un « Dieu plus grand que notre cœur. »(I Jn3,20)

            « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » La louange de Jésus a pour objet une constatation : les « sages » et les « savants », c’est-à-dire les Pharisiens et les Docteurs de la Loi, n’ont pas écouté sa parole, s’étant scandalisés de son pardon sans condition et de ses guérisons opérées le jour du sabbat ; les « tout-petits » au contraire, c’est-à-dire les publicains comme Matthieu ou les païens comme le centurion, sont venus à lui avec l’humilité de ceux qui n’ont rien à perdre et qui cherchent la nouvelle naissance. Leur foi, Jésus l’a admirée et reçue comme un cadeau gracieux que lui faisait son Père. « Nul ne peut venir à moi, dit-il à Capharnaüm, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6,44)

            Que ce temps de vacances d’été offre à chacun de nombreuses occasions d’adresser au Seigneur des prières de louange.

                                               Bruno Horaist, curé

 


 

CALENDRIER LITURGIQUE

Mercredi 9 juillet, les martyrs de Chine : Augustin Zhao Rong, prêtre et ses compatriotes, évêques, prêtres, religieux, laîcs

Vendredi 11 juillet : saint Benoît, de Nursie (Ombrie), abbé

Lundi 14 juillet, saint Camille de Lellis, prêtre

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Samedi 12 juillet, la messe de 18h sera animée par

« The Lassus scholars » de Dublin

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Lundi 14 juillet, Fête nationale : ouverture de l’église à 12h30

Messe à 18h30

 


 

Horaire des messes en juillet et en août

 

Dimanche : messe anticipée : samedi 18h

Dimanche : 11h, 18h

Semaine : 12h30 à l’église, du lundi au vendredi

 

En juillet et août, l’Ensemble vocal de la Madeleine n’assurera pas l’animation de la messe de 11h.

Il reprendra ses activités le 7 septembre

 

la messe du samedi 12h30

est définitivement supprimée à partir du 5 juillet


 

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29 juin - Saint Pierre saint Paul

27 juin 2014 par Paroisse de La Madeleine


Pierre et Paul

 

            Nous célébrons ce dimanche la solennité des saints Pierre et Paul. Selon la tradition, ils ont été exécutés le même jour à Rome en l'an 67. Ces hommes avaient des caractères très contrastés. Pierre, qui connaissait Jésus avant sa mort, était un pêcheur non scolarisé, impétueux et têtu. Paul était un homme qui avait étudié auprès des grands maîtres juifs de son époque. Il était un citoyen romain habitué aux grandes villes. La tradition voit souvent dans Pierre la stabilité de l'Eglise et reconnaît dans Paul le dynamisme qui cherche toujours à développer l'appel des hommes à la foi en Jésus-Christ en s’adaptant à la culture de chacun d‘eux.

            L'Eglise est fondée sur ces deux hommes choisis par le Christ aux personnalités très différentes. Que notre Eglise puisse continuer à être enrichie par la diversité de ses membres qui composent le peuple de Dieu.

                                                           P. Brien Mc Carthy

 


 

 

CALENDRIER LITURGIQUE

Lundi 30 juin, saints premiers martyrs de l’Eglise de Rome

Jeudi 3 juillet, saint Thomas, Apôtre

Vendredi 4 juillet, sainte Elisabeth, reine du Portugal

Samedi 5 juillet, saint Antoine-Marie Zaccaria

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Ont été baptisées pour la joie de l’église 

Cloé Belle et Clélia Halna du Fretay

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Dimanche 6 juillet, la messe de 11h

sera célébrée à l’intention du Général Kalck

qui organisa pendant de longues années « les Dimanches musicaux de la Madeleine »

 


 

Horaire des messes

en juillet et en août

 

Dimanche : messe anticipée : samedi 18h

Dimanche : 11h, 18h

Semaine : 12h30 à l’église

 

Durant les mois de juillet et août, l’Ensemble vocal de la Madeleine n’assurera pas l’animation de la messe de 11h.

Il reprendra ses activités le 1er dimanche de septembre


 

Jeudi 3 juillet, exceptionnellement la messe de 12h30

sera célébrée chapelle de semaine

 


 

la messe du samedi 12h30

est définitivement supprimée à partir du 5 juillet

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22 juin - Fête du Saint Sacrement

20 juin 2014 par Paroisse de La Madeleine

22 juin 2014

Saint Sacrement du Corps

et du Sang du Christ (A)

 

Au cœur de l’Eglise : l’Eucharistie

             Ce dimanche est celui de la fête du Corps et du Sang du Christ. A la messe de 11h, neuf jeunes du catéchisme de la Madeleine viendront communier pour la première fois. Avec leurs parents et leurs catéchistes, ils s’y sont bien préparés.

            Pour nos assemblées, cette démarche est un signe d’espérance.

            Elle nous dit que l’Eucharistie est au coeur de l’Eglise : elle la rassemble, la renouvelle et l’anime.

            C’est bien au signe du pain rompu et partagé que les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Seigneur.

            L’Eglise qui célèbre l’Eucharistie n’est pas seulement une assemblée de croyants : elle devient un peuple appelé à témoigner de Jésus et de l’Evangile.

            Un peu de pain et une coupe de vin sont parmi nous les signes de la présence du Christ.

            C’est lui, le Seigneur que nous recevons.

            C’est lui qui nous appelle à devenir les vivants que Dieu espère et attend. Avec les jeunes qui communient pour la première fois, rendons ensemble grâce à Dieu et devenons davantage amis et témoins de Jésus.

                                               P. F. de Charnacé

 


 

A été baptisé pour la joie de l’église : Leonard Mautalen

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Se sont unis devant Dieu : Mathieu Gastal et Diane Kisler

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Vont communier pour la première fois : Lilou Alexandre,

Alix Destombes, Maude Dussurgey, André Kern Morino,

Maxime Lariau Labree, Camille Saint Bris, Louis Tremel,

Margaux Hänni et Basile Tonlorenzi


Programme musical du 22 juin

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Préambule de L. Vierne

Communion de L. Vierne

Toccata de G.M. Master

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Ph. Mazé

Messe brève en sol de W.-A. Mozart

Per singulos dies d’H. Purcell

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

Cantabile  de C. Franck

Offertoire improvisé de Fr. -H. Houbart

Fugue en mi de Franz Schubert

Toccata médiévale d’E. Mignan


 

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15 juin - fête de la Sainte Trinité

13 juin 2014 par Paroisse de La Madeleine

Dieu, en partage.

             Ainsi commence la première lecture : « Moïse se leva de bon matin ». Ce verbe, se lever tôt, a la même racine que le mot épaules, le sommet du dos qui porte les charges. C’est un vieux mot cananéen pour désigner aussi l’âne (à Ougarit), bête de somme s’il en est ! Peut-être sont-ce, chez les nomades, deux activités liées : se lever tôt et bâter les bêtes. En Gn 21,14, on voit le jeu de mots : Abraham se lève de grand matin et il place Ismaël sur l’épaule d’Agar.

             Le peuple s’était, lui aussi, levé de bon matin, mais pour offrir des holocaustes au veau d’or, manger, boire et se divertir (Ex 32,6). Moïse, lui, tardait dans la montagne ; après avoir apaisé Dieu, Moïse, redescendu, voit le veau et les danses : de colère, il brise les tables de la Loi écrites par Dieu et réduit le veau d’or en poussière. Puis Moïse retourne auprès de Dieu, pour voir sa face. « Tu me verras de dos, ma face, on ne peut la voir ! », dit Dieu (Ex 33,23).

 

            Moïse, donc, se leva de bon matin, ses deux tables neuves à la main, encore non écrites. Certes il ne verra que les épaules de Dieu, un Dieu qui se charge des hommes ; devant Moïse, ce Dieu se dit « Seigneur Dieu qui a compassion, qui fait grâce, lent de colère et abondant en fidélité et vérité ». Dieu fait une alliance, mais cette fois, c’est Moïse qui grave les tables. Et le visage de Moïse en sort transfiguré.

 

            Pourquoi ne pas faire comme Moïse : de bon matin, partager la charge du jour avec un Dieu qui « marche au milieu de nous », qui nous épaule ? Car Dieu est partage. Il nous a partagé son fils unique, pour que nous partagions sa vie et pour que le monde soit sauvé. Père, Fils, Esprit partagent la Vie, dans laquelle nous sommes plongés, étant baptisés dans l’unique nom du Père, du Fils et de l’Esprit.

                                                           P. Alain Paillard

 


 

Programme musical du 15 juin

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Cortège de L. Vierne

Méditation de L. Vierne

Toccata d’A. Mailly

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Ph. Mazé

Messe brève en sol de W.-A. Mozart

Grégorien

Per singulos dies d’H. Purcell

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

6ème Sonate en ré mineur de F. Mendelssohn

Offertoire improvisé de F.-H. Houbart

Choral « Notre Père… » de J. -S. Bach

Final de la 6ème symphonie de Ch.-M. Widor

 

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8 juin - Pentecôte

6 juin 2014 par Paroisse de La Madeleine

Viens Esprit Saint !

             Pour beaucoup d’entre nous, l’Esprit n’est pas vraiment quelqu’un. Seulement un souffle, un élan, une énergie. Alors que notre foi, notre joie de disciples de Jésus, c’est de le reconnaître et de le chanter comme l’Esprit de Dieu présent à chaque étape de notre vie. L’Esprit Saint est pour nous la proximité de Dieu. Jésus est son Fils, sa Parole. L’Esprit est son silence, le recueillement dans lequel la Parole va pouvoir prendre corps. Il est le goût de Dieu, sa saveur, l’émoi suscité par la beauté. Si Dieu était le soleil, Jésus en serait la lumière que l’on contemple, et l’Esprit, la chaleur qui nous pénètre et nous fait revivre. L’Esprit est Dieu en nous, Dieu reconnu, Dieu aimé, savouré. Et ceux-là même qui ignorent jusqu’au nom de Dieu, l’Esprit est en eux Dieu enfoui, semé, inconnu mais agissant au plus profond de leur cœur, dans le sanctuaire où luit la lumière fragile de leur conscience. Dieu anonyme, Dieu incognito, l’Esprit est le Dieu des sans Dieu. Pour les chrétiens, le Saint-Esprit est Dieu au jour le jour. Enthousiasme des convertis, tendresse des époux, audace prophétique des évêques, force de ceux que la tentation déboussole, fidélité de ceux qui persévèrent quand tout vacille. Présence en nous du Dieu Très-Haut, désarmante vulnérabilité du Tout-Puissant, douce étreinte du Tout-Aimant : Viens en nous, Esprit créateur ! Nous avons besoin de toi pour que Dieu ne soit pas loin.

 

                                                                       Bruno Horaist, curé

 


 

Lundi 9 juin, lundi de Pentecôte

une seule messe à 11h

 


 

 

dimanche 15 juin

à 11h, messe de fin d’année du groupe Scout

 

après la messe nous nous retrouverons

pour un apéritif paroissial avant la dispersion de l’été

 


 

 

Programme musical du 8 juin

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Préludes et fugues en si majeur et si mineur

du "Clavier bien tempéré" de J.-S Bach

 

 Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Messe brève de J. Haydn

Grégorien

Et in spiritum de Ph. Mazé

Veni Creator de D. Rouger

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

Hymne « Veni Creator »de N. de Grigny

Offertoire improvisé de Fr.-H. Houbart

Chorals de la Pentecôte de J.-S. Bach

Toccata et fugue en ré mineur de J.-S. Bach

 

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Feuille paroissiale du dimanche 1er juin 2014

30 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

Gloria in excelsis Deo

 

            Dans l'Évangile,Jésusprie le Pèrealors qu'il s'approche dela mortsur la croix. Il prie pour queson Pèrele glorifieau moment mêmedeson humiliation, livréaux mains deshommes. En acceptantla hontede la croix, Jésusmontre quesa gloirene vient pas dela main des hommes, mais plutôt du cœurde son Père. Ense rappelant qu'ilestle bien-aimédu Père, ilesten mesure d'accepterd’être rejeté par tous ceux qu'ilavait cherché àaimer et à sauver.

            Il prie aussi pour ses disciples et pour ceux qui croiront, à cause du témoignage de ses disciples. Ils ont cru en sa gloire, en dépit de la honte apparente de sa souffrance et de sa mort. Ils reconnaissent aussi que le scandale de sa mort sur la croix, par la main des hommes, est la voie par laquelle Jésus montre sa confiance en son Père et son amour pour lui.

            Tout ceci est folie aux yeux des hommes, mais nous proclamons le mystère de la foi : Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus !

 

                                                                                                                                  P. Brien McCarthy

 

 

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Feuille paroissiale du 29 mai 2014

28 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

Au chemin du Seigneur

 

            La fête de l’Ascension est marquée par un départ qui ouvre sur une mission.

 

            De son départ, Jésus avait souvent parlé et tout particulièrement au soir du Jeudi Saint quand il avait dit à ses apôtres : « Je m’en vais vous préparer une place et là où je suis, vous serez vous aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin

 

            Et Thomas était intervenu pour dire : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jean 14, 3-5)

 

            Il y avait eu ensuite la Passion de Jésus, sa mort sur la croix et l’abandon et le désarroi des apôtres. Certes, ils l’avaient reconnu au soir de la Résurrection et dans les jours qui suivirent. Ils l’avaient retrouvé et voici qu’il partait vers son Père.

 

            Et voici que Jésus leur donne leur mission :

« Allez de toutes les nations,

faites des disciples,

et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Apprenez-leur à garder tous les commandements ».

 

            Et Jésus ajoute cette phrase qui est au cœur de la fête de ce jour :

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Matthieu 28, 18-20)

 

            Départ, mission, certitude qu’invisiblement aujourd’hui encore Jésus réunit son Eglise et l’appelle à témoigner de l’amour de Dieu dans le monde.

                                                                                                                      Père F. de Charnacé

 

 

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25 mai - 6ème dimanche de Pâques

23 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

L’autre Philippe.

 

            On confond parfois les saints Philippe. Aujourd’hui, on ne nous parle pas de l’Apôtre, un des Douze, mais du Diacre, un des Sept.

            Et l’on découvre que les diacres n’étaient pas cantonnés au service quotidien, la « diaconie de chaque jour ». Ou plutôt : le service du (pain) quotidien, qui sent bon le Notre Père, n’est pas limité au premier service qui s’était imposé, « la diaconie des tables », pour que les veuves de langue grecque à Jérusalem, en difficulté, puissent tout simplement manger (Ac 6).

            Non, le service dépend des événements qui se présentent : ce jour-là les veuves, un autre jour … un autre appel. Ce d’autant que Philippe n’est plus à Jérusalem : il est maintenant un réfugié, jeté sur les routes, comme tant d’autres au cours des siècles, suite à des persécutions.

            Le voilà en Samarie. Pour le premier envoi en mission, Jésus avait dit de « ne pas entrer dans une ville de samaritains » (Mt 10,5). Mais les choses se présentent autrement : au cours de son cheminement, Philippe rencontre des possédés, des paralysés, des infirmes. Quelle sera la diaconie de ce jour ? Des libérations, des guérisons. Ce qu’on en retient, c’est la joie qui envahit la ville, ses habitants et ses réfugiés. A Pierre et Jean de transmettre maintenant l’Esprit Saint sur tous et chacun.

            Philippe a tout de même eu un jour une maison, à Césarée, le grand port et le siège de l’administration régionale romaine. Philippe a désormais au moins quatre filles. Il continue d’annoncer l’Évangile, on l’appelle même l’Évangéliste. Il accueillant chez lui, pour quelques jours, Paul arrivé par bateau et Agabus venu de Judée (Ac 21, 8s). C’est un peu la maison du Bon Dieu. Et Paul y entendra « ce que dit l’Esprit Saint », promis par Jésus.

 

                                                           P Alain Paillard

 

 

Ascension du Seigneur

 

Mercredi 28 mai, 18hmesse anticipée

 

Jeudi 29 mai, messes 9h30, 11h et 18h

 

 

Programme musical du 25 mai

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Inventions et Sinfonias de J.-S Bach

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Ph. Mazé

Messe de F.-A. Gevaert

Laudate pueri de M. Haydn

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

Fantaisie sur « Regina coeli » de  Ch. Racquet

Offertoire improvisé de Fr.-H. Houbart

Choral « Ce jour si plein de joie » de D. Buxtehude

Magnificat du 1er ton de D. Buxtehude

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18 mai - 5ème dimanche de Pâques

16 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

Tu es le chemin

             Lorsque nous voyageons, la plupart du temps, seule compte la destination. Peu importe l’itinéraire. Dans un monde de performances et de profils de carrière l’essentiel est d’ « arriver ». « Ce jeune n’arrivera à rien ! » Mais voyons-nous ce qu’il vit aujourd’hui, le chemin qu’à son rythme, il parcourt ? Pour le randonneur, le grimpeur, le plaisir de la marche ou de l’escalade fait déjà partie de la joie d’arriver. Et si le Seigneur, que nous imaginons facilement comme un juge nous attendant sur la ligne d’arrivée, était d’abord ce compagnon tout au long de notre chemin ? A Thomas qui s’inquiète : « Nous ne savons même pas où tu vas ! » Jésus répond : « Je suis le chemin. » La vie chrétienne, la vie avec le Christ, est ce long et beau chemin vers le Père, vers la Source, où le désir de l’eau vive a déjà saveur de la fontaine, comme le désir de prier est déjà prière, la seule parfois dont nous sommes capables. L’Esprit ne cesse de creuser en nous la soif de Dieu. L’eau du baptême n’est pas une eau stagnante. « Si tu savais le don de Dieu. » En chinois, « Tao », c’est la voie et c’est la vérité : pour le sage Lao-Tseu, c’est à la fois la vérité des choses et le chemin qui y conduit. L’un des premiers noms du christianisme fut « la Voie » (Ac 9,2). « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie dit Jésus ; nul ne va au Père que par moi » Alors ne nous trompons pas de chemin : ce serait aussi nous tromper de Dieu.

                                                Bruno Horaist

 


 

Merci à la Ville de Paris qui vient d’assurer le nettoyage des bénitiers

nous permettant ainsi de les apprécier à leur juste valeur.

  


  

Programme musical du 18 mai

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Chorals "Christ lag in Todesbanden"

et Toccata et fugue en ré de J.-S Bach

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Ph. Mazé

Messe en l’honneur de Notre Dame de Paris de R. Blin

Sanctus de M. Chapuis

Doxologie de Ph. Mazé

 

Grand orgue : Jean-Louis Vieille-Girardet

Fantaisie et Fugue en sol mineur, BWV542 de J.-S. Bach

Chacone en mi mineur de D. Buxtehude

Choral « Schmücke dich, o liebe seele » de J. Brahms

Choral « was Gott tut, das ist wohlgetan » de J.-P. Kellner

 


 

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11 mai - 4ème dimanche de Pâques

9 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le bâton de Bon Pasteur

             Quand j'étais jeune, on m'a dit que l'évêque portait une crosse parce qu'il était comme Jésus « le Bon Pasteur ». Je n'ai pas grandi dans la campagne, j'ai donc dû imaginer la fonction de bâton de berger. J'avais déjà entendu que les brebis n'étaient pas trop intelligentes, ainsi je m'imaginais que le berger suivait le troupeau et utilisait son bâton pour pousser en avant les moutons et à stimuler les plus paresseux ou les plus malicieux.

             Avec le temps, j'ai compris que la partie courbée servait pour sauver les brebis qui étaient tombés dans des crevasses ou étaient pris au piège dans des buissons. J'ai appris que les bergers courageux risquaient leur vie en utilisant leur bâton pour protéger les brebis contre les loups et autres prédateurs.

             Parfois, nous préférerions que Jésus soit comme le berger de mon imagination enfantine. Un berger qui marche derrière nous, corrigeant  tous nos faux pas et nous stimulant avec le bâton destiné à nous  protéger et nous sauver.

             Mais ce n'est pas l'image que Jésus nous propose aujourd'hui. Ses moutons sont intelligents et sagaces. Ils reconnaissent sa voix et le suivent avec confiance.

             Il nous appelle par notre nom et nous donne la liberté de le suivre, en nous assurant qu'il nous protégera contre le mal et nous sauvera des périls de cette vie. Il est «le Bon Pasteur " et nous sommes ceux qu'il a appelés.

             Suivons-Le avec joie et confiance.

 

                                   P. Brien McCarthy

 


  

Programme musical du 11 mai

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Volontaries 1 et 3 d’E. Elgar

Toccata. de J. Callaert

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Ph. Mazé

Messe en l’honneur de Notre Dame de Paris de R. Blin

Sanctus de Michel Chapuis

Doxologie de Ph. Mazé

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

Ave Maris Stella de Marcel Dupré

Offertoire improvisé de François-Henri Houbart

Fugue n°12 en RÉ majeur  de François Roberday

Toccata en UT majeur  de Jean-Sébastien Bach


 

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4 mai - 3ème dimanche de Pâques

2 mai 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le chemin d’Emmaüs

 

            L’évangile du troisième dimanche de Pâques est un texte unique parmi les écrits scripturaires.

                       Seul, saint Luc mentionne cet étrange voyage que firent deux disciples de Jésus en allant de Jérusalem à Emmaüs. C’est un évangile du chemin ; un chemin qui commence dans la tristesse et le désarroi. Les deux disciples ont perdu leur maître, celui en qui ils avaient mis leur confiance. Tout un pan de leur vie s’écroule. Sur ce chemin, voici qu’un inconnu les rejoint. Il ne sait rien des évènements qui les bouleversent.

                      C’est lui, l’inconnu qui leur ouvre les Ecritures et qui leur montre tout ce qu’elles annonçaient du Messie qui allait venir.

                       Dans ce temps du chemin, voici le temps de l’explication. Il leur expliqua dans toute l’Ecriture, tout ce qui le concernait.

                       Puis vient le temps du repas.

                       Et voici que l’étranger prend le pain, dit la bénédiction, le rompt et le leur donne. « Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ». Puis, il disparut à leurs yeux.

                       Enfin, vient le temps de la mission.

                       Les deux disciples retournent à Jérusalem et disent aux apôtres comment ils ont reconnu Jésus à la fraction du pain,

                       Récit initiatique, récit de la découverte de l’essentiel : « Notre cœur n’était-il pas brûlant tandis qu’il nous parlait ? »

                       Au chemin d’Emmaüs, nous reconnaissons le chemin chrétien, notre chemin.

 

                                                           P. F. de Charnacé

 


 

 

Programme musical du 4 mai

 

Messe de 9h30 : orgue de chœur : Michel Geoffroy

Elévation et Communion de Louis Vierne

Toccata d'Edouard Mignan

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

Prélude choral de Philippe Mazé

Messe de la Résurrection d’Henri Carol

Sanctus de Michel Chapuis

Haec Dies de Jacques Arcadelt

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

 

Ave Maris Stella de Marcel Dupré

Offertoire improvisé de François-Henri Houbart

Fugue n°12 en RÉ majeur  de François Roberday

Toccata en UT majeur  de Jean-Sébastien Bach


 

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Feuille paroissiale du 27 avril 2014

25 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

Se relever des morts, renaître, rayonner

 

Chez les chrétiens d’Orient, on l’appelle le dimanche de Thomas. Ce Thomas avait fait cette sortie incroyable : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11,16), quand Jésus avait dit que Lazare dormait, c’est-à-dire qu’il était mort, et que lui Jésus se réjouissait de son absence lors de cette mort, pour que les disciples croient. Jésus ressuscité l’invite maintenant à n’être ni crédule, ni incrédule, mais à se découvrir confiant dans son Seigneur : croyant. Maintenant pour Thomas, son Seigneur est son Dieu.

 

Chez les chrétiens de Rome au 4ème siècle, c’est ledimanche du dépôt des aubes : on a besoin des nouveaux baptisés pour vivre avec eux ce qu’ils ont découvert : « écouter l’enseignement des apôtres, vivre en communion fraternelle, rompre le pain, participer aux prières » et encore : « accomplir les signes » pour ce temps, « partager selon les besoins de chacun », « prendre les repas avec allégresse et simplicité ». Il s’agit d’expérimenter la renaissance dont saint Pierre parle dans sa 1ère lettre.

 

Chez les chrétiens, depuis l’an 2000, c’est aussi le dimanche de la divine Miséricorde. Pierre écrit en effet : « dans sa grande miséricorde, le Père nous a fait renaître, grâce à la résurrection de Jésus Christ, pour une vivante espérance … vous tressaillez d’une joie indicible et qui vous transfigure ». Pierre s’y connaissait un peu, en matière de Transfiguration, de présence divine rayonnant sur le visage.

 

Que donc ton visage s’éclaire …

                                                                                                                      P. Alain Paillard

 

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20 avril - Résurrection du Seigneur

18 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

« Il était mort, il est vivant ! »

 

Nous le chantons, nous le proclamons. Mais dans la foi, pas de fulgurance. Il y a comme une discrétion de la résurrection, bien dans la logique de tous les choix de Jésus. Seule la nuit vit le Christ arraché au tombeau. Le cierge pascal, si important soit-il, dans les ténèbres de ce monde, n’éblouit personne. Le Ressuscité- et c’était déjà vrai de tous les gestes de Jésus- n’en met jamais plein la vue. Qui n’eût rêvé d’une vengeance de Dieu ? Le Fils assassiné, les pierres elles-mêmes auraient dû crier et l’univers s’écrouler. La résurrection n’est pas la revanche du Tout-Puissant terrassant d’un coup la mort et la haine. La mort, la nôtre, est encore là. La violence, la nôtre, est encore là. Cependant, nous croyons désormais, nous sommes sûrs qu’elles n’auront pas le dessus. L’amour a gagné, c’est vrai, nous le savons. Mais « C’est de nuit » (saint Jean de la Croix ) Curieuse victoire d’un combat inachevé ! Telle est notre mission, notre tâche : inscrire la victoire du Ressuscité dans un monde qui reste marqué par les souffrances de la passion. En cette nuit de Pâques, communions à la foi et à l’espérance des multiples assemblées de chrétiens qui contemplent ce soir la même lueur dans l’immensité de la nuit du monde. Ensemble, osons proclamer : « Le Christ hier et aujourd’hui, commencement et fin de toutes choses, Alpha et Oméga, à lui le temps et l’éternité, à lui la gloire et la puissance pour les siècles des siècles ».

 

Bruno Horaist, curé

 


 

 

Programme musical du 20 avril

 

 

Messe de 11h : L’Ensemble vocal de la Madeleine

sous la direction de Philippe Mazé

grégorien

Messe de la résurrection d’H. Carol

Et resurrexit de Ph. Mazé

O Filii

Haec dies de J. Arcadelt

 

Grand orgue : François-Henri Houbart

Variations sur « O Filii » de J.-F. Dandrieu

Offertoire improvisé

Chorals du temps de Pâques de J.-S. Bach

Toccata de Ch.-M. Widor

 


 

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13 avril - Dimanche des Rameaux

11 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

 

Suivez-le tous ensemble

 

J'ai toujours été frappé par la liturgie du dimanche des Rameaux. Quand j’étais petit garçon, j'ai bien aimé le fait que la messe soit différente. Nous commençions à l'extérieur de l’église. L'histoire de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem m'a intrigué, bien que je n’aie probablement pas compris complètement de nombreux symbolismes. Dans mes réflexions de jeunesse, Jésus aurait été plus majestueux s’il était entré dans Jérusalem monté sur un cheval, comme mes héros de cow-boy. Et chanter Hosanna a été pour moi, chanter « hourra pour Jésus ». Les branches de palmiers étaient simplement comme les pompons que nous agitions dans les matchs de football américain.

Maintenant, je comprends pourquoi les rois qui entrent en bataille montent des chevaux. En revanche les rois  qui veulent la paix arrivent humblement sur un âne. Ainsi, Jésus manifestait qu'il venait comme un messie de paix, en ayant choisi un âne : pouvoir royal mais paisible. Jésus, le prince de Paix.

Les hosannas ne sont pas simplement « hourra Jésus », mais en hébreu « Dieu, sauve-nous maintenant ! »  Les palmiers ont été utilisés dans l'Antiquité comme un signe de victoire. Mais la victoire de Jésus sera gagnée par une dure bataille sur le péché et la mort des hommes, l'obligeant à souffrir, et avoir la foi que son Père l'aimait toujours malgré sa souffrance.

Ainsi, dans ma jeunesse, lorsque j’entrais dans l'église de ma jeunesse, mon esprit d'enfance ne me montrait pas l'importance que j'étais appelé «  à suivre Jésus » et revivre sa passion et la victoire finale dans ma propre vie. Ainsi, chaque année, je célèbre la même liturgie, mais peu à peu j’entre un peu plus dans la profondeur du sens de la Semaine Sainte de l'Église et de l’appel à « Suivez-le »

 

                                                                       P. Brien Mc Carthy

 


 

 

La paroisse à Reims

 

Samedi 5 avril dernier, la journée de pèlerinage à Reims proposée par la paroisse a  réuni une centaine de personnes de différents horizons : enfants du catéchisme et leur famille, bénévoles du Foyer ou des différentes activités et habitués des messes du dimanche. Sous un beau soleil, nous avons d'abord visité la cathédrale Notre-Dame, puis partagé un pique-nique avant de découvrir la basilique Saint Rémi, où nous avons célébré la messe avant de repartir vers Paris. Cette belle journée nous a permis de mieux nous connaître et de tisser de nouveaux liens entre les divers groupes.

                                                Le Conseil Pastoral


 

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6 avril - 5ème dimanche de Carême

4 avril 2014 par Paroisse de La Madeleine

Lazare, viens dehors !

 

            Voici la dernière étape de Jésus avant que nous n’entrions avec lui dans la Semaine Sainte.

          

Pour les catéchumènes qui seront baptisés à la Vigile Pascale, voici le temps du dernier scrutin.

 

            Et nous tous, en ce cinquième dimanche de Carême, nous entendons le cri de Jésus devant le tombeau de son ami : « Lazare, viens dehors ! »

           

C’est à nous que Jésus dit :

« Je suis la Résurrection et la Vie.

Tout homme qui croit en moi,

Même s’il meurt, vivra ! »

           

Puissions-nous répondre avec Marthe :

« Oui, Seigneur, tu es le Messie,

Le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ».

           

La résurrection de Lazare annonce celle du Christ mais elle ne lui est pas identique.

           

Lazare, ressuscité par Jésus revient à la vie terrestre. Il vivra et mourra un jour du temps.

           

Jésus ressuscité ne meurt plus.

 

            Il est vivant de la vie même de Dieu. Celle qu’il promet à ses disciples par delà leur propre mort.

           

C’est sur ce chemin là que nous sommes. Un chemin parfois difficile ou lassant mais un chemin plein d’espérance ; le chemin qu’annonce déjà la résurrection de Lazare, notre frère.

                                                                       P. F. de Charnacé

 


 

 

Jeudi 10 avril

Journée du Pardon

Confessions de 10h à 20h

 

èAttention : jeudi 10 et vendredi 11

Messe de 12h30, chapelle de semaine 

                       


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du Pape François

 

Et enfin, il y a notre auriculaire, le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pourrez le faire pour vous en toute confiance. Enfin, même si Dieu « votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8), vous pouvez maintenant lui demander dans votre for intérieur de subvenir à vos besoins spirituels et matériels et si c’est conforme à sa volonté et à son plan d’amour sur vous, il vous l’accordera dans son infinie miséricorde.

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30 mars - 4ème dimanche de Carême

28 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

Sûrement, c’est lui ...

 Dans le 1er livre de Samuel, on fait le bilan du règne de Saül. Il a battu tous les voisins : Ammon, Moab, Édom, Soba, Amaleq, Philistie (« avec qui la guerre fut acharnée »). Et pourtant Dieu se repend de l’avoir fait roi sur Israël, par les mains de Samuel, de sa corne d’huile. Toute victoire traine son cortège terrible de défaites humaines, chez le vainqueur comme chez le vaincu.

Les Anciens de Bethléem tremblent quand s’annonce Samuel, avec sa corne d’huile à oindre les rois. Samuel leur dit simplement : « Paix »   Ils l’interrogent d’un mot : « Ta venue ? ». Samuel répond : « Paix ». Court dialogue.

Samuel est prophète et « celui qui voit » (« voyant » a pris un sens un peu différent en français). Sept fois, Samuel ne voit rien du tout : dès que paraît le premier des fils de Jessé, il se dit : « Sûrement, c’est lui », littéralement « certainement vis-à-vis du Seigneur (voilà) son oint ». Eh non ! Celui qui est à oindre roi, Samuel le voit déjà oint. Samuel voit « selon les yeux » : il regarde « vers l’apparence ». Dieu regarde. Il voit « selon le cœur ». Il voit David.

Cela nous arrive si souvent de nous forger une opinion sur une intuition rapide, souvent habillée de bonnes raisons : c’est l’évidence même, c’est « sûrement ça » qu’il faut penser ou faire, « lui » qu’il faut voir. Pourtant, tu ne sais jamais trop d’où Dieu viendra. Il nous faut prendre le temps de regarder la réalité, sans « selon » (les apparences). Puis de voir selon le cœur.

Grâce à Jésus, dont on redoute qu’il ne passe pour « le fils de David », « Oint » (= Messie) donc, l’aveugle-né voit. Il ne cesse de le constater : « maintenant, je vois ». Et d’ajouter : « Voilà l’étonnant : vous ne savez pas d’où il est et pourtant il m’a ouvert les yeux ! ». Cet homme qui fut aveugle voit : cet homme Jésus « vient de Dieu ».

Alain Paillard

 


 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion, après la messe de 12h30 le vendredi, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

Prochaine réunion :  vendredi 4 avril 

Jésus ramène Lazare à la vie (Jn 11, 1-45)

 


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

Le quatrième doigt est l’annulaire. Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vosprières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages. A présent, prions pour les personnes en position de faiblesse : les malades, les personnes handicapées, les personnes mutilées, abandonnées, rejetées, exclues, humiliées, endeuillées, les marginaux, les victimes en tout genre, les sinistrés, les accidentés. Ceux et celles qui doivent se reconstruire après un traumatisme. Etant donné que l’annulaire est le doigt de l’alliance, demandons également au Seigneur de protéger les couples unis par le mariage.

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23 mars - 3ème dimanche de carême

21 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

Si tu savais le don de Dieu !

 

Jésus dit à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu ! » La vie est donnée. Quoi de plus clair ? Et pourtant ce type de clartés nous aveugle. Pourquoi ne cessons-nous d’être habités par ce sentiment obstiné que pour vivre en plénitude, il faut seulement beaucoup d’idées, beaucoup de morale et beaucoup de courage ? Or, il faut d’abord le don de Dieu ! La première des prières est celle de demande : « Donne-moi de cette eau » Et après seulement viennent les idées, la morale, le courage. Pour saint Jean, vouloir vivre, c’est penser premièrement au don de Dieu. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son Unique, pour que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle. » (Jn 3,16) Tout est d’abord don. « Nul, dit Jésus, ne peut venir à moi si le Père ne l’attire. »(Jn 6,4) Mais on peut, hélas, refuser cette offre de la vie ; c’est le drame de tout homme. Le don de Dieu attend notre réponse : cette vie offerte en Jésus, il faut la saisir. La vie, ici, ne se saisit pas en adhérant à des idées mais à Quelqu’un. Nous savons parfaitement cela et nous l’affirmons volontiers. Tout en continuant d’ouvrir l’Evangile seulement pour des enseignements. « Qu’est-ce que Jésus a voulu dire ? Comment actualiser cela et le faire passer dans le concret quotidien ? » Non ! D’abord : «  Qui es-tu ? » Alors, de cette question passionnée, entêtée et contemplative, jaillit la foi véritable qui nous fait entrer en communion avec Jésus et donc entrer dans la vie. « Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans la nuit, il avancera dans la lumière qui conduit à la vie. » (Jn 8,12) Si je crois que Jésus est Dieu lui-même qui m’enseigne les choses de Dieu, nous franchissons la porte de la vie. La Samaritaine a osé  la franchir. Et nous ? Et moi ?

Bruno Horaist

 


 

 

 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion et de partage vendredi après la messe de 12h30, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

vendredi 28 mars : Jésus et l’aveugle-né  (Jn 9, 1-41)

 

Pour vous aider dans votre réflexion, vous trouverez au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 

 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

.Le doigt qui suit est le majeur, le plus long. Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu. Attardons-nous un peu sur tous les types de dirigeants à tous les niveaux que ce soit la politique avec les pouvoirs législatif et exécutif, la magistrature avec le pouvoir judiciaire, l’économie avec les chefs d’entreprise, la presse, les dignitaires spirituels.

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16 mars - 2ème dimanche de carême

14 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

« Écoutez-le! »

 

Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »

Le cercle d'amis intimes de Jésus est là. Ils ont eu une vision privilégiée de Jésus comme Fils de Dieu. Et maintenant Pierre a un projet. Ils vont construire des tentes sur la montagne. Comment Pierre aime parler. Comment Pierre aime se précipiter dans l'action. Comment Pierre veut donner des conseils à Jésus.

 Alors, Dieu, le Père, interrompt Pierre

.Pierre parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »

Ce Carême, nous sommes appelés à la prière et  l’aumône.

Comme Pierre, nous pouvons avoir notre plan pour ce Carême. Comme Pierre, nous pouvons penser que nous avons été particulièrement choisis par le Seigneur. Comme Pierre, nous avons peut-être déjà décidé ce que nous sommes appelés à faire ce Carême. Nous avons peut-être même décidé quelle grâce Dieu doit nous envoyer pour nous aider.

Mais si nous sommes attentifs en donnant notre aumône, peut-être nous pouvons constater que Jésus veut nous parler à travers la voix de nos frères et sœurs pauvres. Et si nous sommes attentifs à notre prière, peut-être pouvons-nous constater que Dieu veut que, dans le silence, Il puisse enfin nous parler.

Que Dieu nous interrompe !!.

                                                           P. Brien Mc Carthy

 


 

Partage de Carême

 

Temps de réflexion et de partage, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium », après la messe de 12h30, chaque vendredi, avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place. Tracts à votre disposition sur les présentoirs

Prochaine réunion vendredi 21 mars : Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 5-42)

 

Pour vous aider dans votre réflexion, au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 

 


 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

Ensuite l’index. Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières. Arrêtons-nous un moment pour méditer sur l’importance de l’enseignement de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte et sur l’intérêt de soins de santé de qualité prodigués respectivement par un corps professoral et médical motivés

 


 

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9 mars - 1er dimanche de carême

7 mars 2014 par Paroisse de La Madeleine

 


Au chemin de la vie

 

            Voici le temps du Carême : quarante jours pour nous préparer à Pâques. L’Eglise ne nous invite pas à la tristesse ou à vivre la morosité du temps.

            Le chemin qui est devant nous est le chemin de Jésus-Christ.

            Un chemin de dépouillement, de vérité et de progrès.

            Au premier dimanche de Carême, nous suivons le Christ au désert. Avant de commencer son apostolat, Jésus se met en présence de Dieu, son Père.

            Il prie et accueille la force et la lumière de l’Esprit-Saint.

            Il va lutter contre le Malin et refuser de céder à la tentation en s’appuyant sur la Parole de l’Ecriture.

            C’est le chemin de la fidélité du cœur.

            Avec le Christ, nous retrouvons nos racines, nous revivons le projet de Dieu sur nous-mêmes, sur ce monde dans lequel nous sommes.

            Nous sommes invités au chemin de la vérité : être vrais en face de Dieu et parmi ceux qui nous entourent. Choisir la lumière contre les ténèbres de l’égoïsme et de la vie faite d’apparences et de médiocrité.

            Comme le disait la prière d’ouverture de ce premier dimanche l « Puissions-nous progresser tout au long de ce Carême dans la connaissance de Jésus-Christ et nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle ».

                                               P. F. de Charnacé

 


 

Carême 2014 à La Madeleine

Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ». Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous nous retrouvons avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place. Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 

Prochaine réunion :  vendredi 14 mars 

Jésus transfiguré  (Mt 17, 1-19)

 

Pour vous aider dans votre réflexion,

vous trouverez au stand d’art religieux

 « De la joie de l’Evangile à la joie du Carême » (2 euros)

 


 

 

La prière des « 5 doigts »

d’après un enseignement du pape François

 

  Le pouce est le doigt le plus proche de vous. Donc, commencez par prier pour ceux qui vous sont les plus proches. Ils sont les personnes les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont chers est un « doux devoir ». Restons quelques instants en silence pour penser aux membres de nos familles, nos amis, nos proches, nos collègues et les personnes connues ou inconnues que nous avons croisées en ce jour.

 


 

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Feuille paroissiale du 2 mars 2014

28 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Ce Dieu qui habille l’herbe des champs

 

Les déportés en Babylonie, les élites de Jérusalem, dépriment complètement, se sentant abandonnés du Seigneur. Pouvons-nous, comme eux, à travers les paroles d’Isaïe, entendre chacun le Seigneur nous dire que nous sommes comme des « nourrissons qu’on ne saurait oublier », comme des « fils objets de compassion » ?

Dieu se passionne de nos passions, tout à la fois crucifiantes et enthousiasmantes. Tu es passion ? Dieu est compassion. Voilà un mois, à la chandeleur, avec Syméon, nous tenions le Seigneur enfant en nos bras. Voilà que c’est lui qui nous tient dans les siens. Telles sont les images de la Bible, simples.

Et Jésus nous livre les siennes. Comment rejoindre la splendeur du lis des champs, l’insouciance des oiseaux du ciel, la plus profonde et humble liberté des cœurs purs ? Ne nous épuisons-nous pas parfois à vouloir tenir un rôle, à nous accrocher à notre idée de ce que nous devrions être ou faire, de ce qu’il faut penser, dire, taire, faire ou ne pas faire, à tout prévoir et tout anticiper, à faire carrière, à faire bonne figure ?

« Je n’ai de repos qu’en Dieu seul », dit le psaume.

Il me revient que, dans mon enfance, sur la cour des Primaires, agitée et vivante, au milieu des jeux de billes, de ballon, de cordes ou d’osselets, de confection de scoubidous, au milieu des cris, des courses effrénées, des moqueries parfois, il y avait un garçon dont la simple façon d’être, calmait les bagarres, éloignait bien des soucis. Je n’ai jamais compris pourquoi, comment. Et pourtant, même les « instits » en étaient étonnés. Une question de regard ?

Regarder Dieu habiller l’herbe des champs.

P. Alain Paillard

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23 février - 7ème dimanche du temps ordinaire

21 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

 « Vous êtes le temple de Dieu. »

 

Quand saint Paul dit aux Corinthiens : «  Frères vous êtes le temple de Dieu…L’Esprit de Dieu habite en vous », Il n’invite pas seulement à  une visibilité extérieure, à une bonne organisation unifiée du groupe des croyants. Le temple, c’est l’homme en tant qu’il s’exprime, qu’il est présent, repérable, qu’il communique, qu’il communie. Dire au sens fort que nous sommes le temple de Dieu, c’est donc affirmer que nous sommes pour aujourd’hui, sa présence, son regard, son écoute, son pardon. Pour Paul, c’est beaucoup plus qu’une doctrine ou une conviction théologique : c’est l’expérience même de l’évènement fondateur de sa rencontre fulgurante du ressuscité aux portes de Damas, lorsque Jésus lui a dit : « En mes frères, c’est moi que tu atteins et que tu persécutes » (voir Ac 9,5) Ce jour-là, Paul a compris pour toujours que Jésus fait corps avec les siens et que les siens sont ceux qui font corps avec lui : « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. » Telle est depuis l’origine, l’œuvre de l’Esprit : « l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré et ce temple c’est vous. »

 

                                                                                                                Bruno Horaist

 


 

 

Carême 2014 à La Madeleine

Mercredi 5 mars : mercredi des Cendres 

jour de jeûne et d’abstinence

Célébration des Cendres aux messes :

12h30 et 19h (église)

-------------------

 

Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ».

Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous vous proposons de nous retrouver avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

 

1ère rencontre : vendredi 7 mars :

« Jésus tenté par le mal » (Mt 4, 1-11)

 

Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

 

 « sortie paroissiale à Reims »

 samedi 5 avril

Visite guidée de la cathédrale

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

Messe à la basilique saint Rémi

 (trajet en car – 8h-19h)

tracts à votre disposition sur les présentoirs

(inscriptions jusqu’au vendredi 21 mars)

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16 février - 6ème dimanche du temps ordinaire

14 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Dans l'évangile d'aujourd'hui,

Jésus rassure le peuple juif qu'il n'est pas venu pour changer la Loi. Ce qu'il veut faire, c’est les changer, eux. Il veut leur apprendre qu'ils sont capables de se convertir. La façon d’être " sauvé" n'est pas seulement en changeant nos actions mais en changeant nos cœurs et nos pensées les plus intimes.

 Il peut sembler choquant de comparer nos injures verbales contre quelqu'un avec le fait de le tuer. Il peut sembler exagéré de comparer le fait de convoiter une personne comme équivalant à une infidélité conjugale, Jésus ne se fixe pas tellement sur notre péché comme étant une infraction contre l'autre, mais comme étant un obstacle à notre propre sainteté et à notre joie en  vivant pleinement.

Très souvent, nous essayons simplement de changer nos comportements au lieu de changer véritablement notre façon d’être, de penser, d’aimer. Comment puis-je aimer mon ennemi ? Comment puis-je respecter les autres au lieu de placer d'abord mes propres désirs ? Comment puis-je remplacer mon attitude qui cherche à se venger  pour une attitude qui cherche à être un signe de la miséricorde et du pardon ?

Ce type de changement est beaucoup plus profond que simplement un changement de ma façon d’agir. Il nécessite un véritable changement de cœur. Je suis convaincu que nous ne le faisons pas seuls et par nous-mêmes. Ce n'est que par la grâce de Dieu que les hommes et les femmes deviennent capables de vivre une vie vraiment chrétienne. C'est pourquoi la vie chrétienne nous a toujours appelé à la prière, à l'abandon à la volonté de Dieu et non pas seulement en suivant des règles. Ce qui est impossible à l'homme seul, est possible à Dieu. Que Dieu non seulement change notre façon de vivre, qu’Il change nos vies

                                                           P. Brien Mc Carthy

 


 

 

Carême 2014 à La Madeleine

Mercredi 5 mars : mercredi des Cendres 

jour de jeûne et d’abstinence

Célébration des Cendres aux messes

12h30 et 19h (église)

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Partage de Carême

 

Vous travaillez dans le quartier, vous y résidez, vous êtes de passage… Vous souhaitez prendre un temps de réflexion et de partage à l’occasion du Carême, en étudiant l’évangile du dimanche suivant à la lumière de l’exhortation apostolique du pape François : « la joie de l’Evangile : Evangelii gaudium ».

Après la messe de 12h30, chaque vendredi, nous vous proposons de nous retrouver avec un prêtre de la paroisse, de 13h à 13h30, sacristie des mariages. Un café vous sera offert. Chacun peut apporter un pique-nique à consommer sur place.

 

1ère rencontre : vendredi 7 mars 

 

Tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

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9 février - 5ème dimanche du temps ordinaire

7 février 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le sel et la lumière

 

            Nous voici au début de la prédication de Jésus.

             Il rassemble ses disciples et déjà les foules viennent à lui.

             Il ouvre les chemins de l’Evangile par les Béatitudes : Heureux les pauvres, heureux les doux, heureux les miséricordieux : le Royaume est à vous !

 Puis il ajoute pour tous ceux qui l’écoutent : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s’affadit, à quoi peut-il servir ?

 Vous êtes la lumière du monde ! On ne cache pas la lumière. On la met bien en évidence pour qu’elle brille, pour qu’elle éclaire et réchauffe.

 Jésus nous prend au sérieux.

 Il dit la grandeur et l’espérance de nos vies. Il faut que le sel donne du goût et réveille les consciences.

 Et la lumière nous est confiée pour qu’elle brille aux yeux des hommes et pour qu’ils en deviennent meilleurs. Quelle confiance et en même temps quelle joie de savoir que nos vies ont du prix aux yeux de Dieu et qu’il compte sur nous pour faire en sorte que grandisse son Royaume. Joyeuse espérance de l’Evangile.

 

                                               P. François de Charnacé

 


  

Dimanche 9 février

1er appel du Denier de l’Eglise

 

Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire de tous les baptisés à la vie matérielle de l’Eglise. Il permet de verser une indemnité ministérielle aux prêtres. La paroisse doit couvrir également le salaire des employés (sacristains, organistes, secrétaires, ensemble vocal) et assurer les travaux d’entretien de l’église et du presbytère (chauffage, électricité).

Si vous êtes déjà donateur, vous avez reçu chez vous un courrier émanant de la Paroisse qui concerne le Denier de l’Eglise. Si vous ne l’avez pas reçu, des dépliants sont à votre disposition sur les présentoirs au fond de l’église.

 


  

 « sortie paroissiale à Reims » samedi 5 avril

avec les enfants du catéchisme et leur famille

 

Visite guidée de la cathédrale

et messe dans la basilique saint Rémi

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

(trajet en car – 8h-19h)

 

Renseignements et inscriptions 

 tracts à votre disposition sur les présentoirs

 


 

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2 février 2014 - Présentation du Seigneur

31 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le 40ème jour à partir du 25 décembre : le 2 février.

 

La femme ayant enfanté était « impure » : 7 jours (le 8ème jour : la circoncision) et 33 jours : 40 jours, pour un garçon ; et pour une fille ? 14 et 66 : 80 jours (Lév 13). Elle ne pouvait pas entrer dans le sanctuaire. C’était chose fréquente chez de nombreux peuples de l’Antiquité. Ensuite la femme amène un agneau en holocauste et un jeune pigeon ou une tourterelle  ou deux tourterelles ou deux jeunes pigeons « si l’on n’a pas de quoi … » ; et si on est plus pauvre encore : 1/10ème d’épha de fleur de farine (Lév 5). C’est la fête de la purification.

Tout premier-né était consacré au Seigneur : il lui appartenait (Ex 13). Les parents devaient donc le « libérer », le « racheter », dès l’âge d’un mois, pour 5 sicles (5 x 11,4 g d’argent, Nb 18,15). On pouvait présenter l’enfant au Seigneur. Avec Jésus, c’est la fête de la présentation du Seigneur.

Ce jour-là, l’enfant Jésus va à la rencontre de tout le peuple de Dieu, symbolisé par Syméon Les orthodoxes l’appellent la fête de la Sainte Rencontre.

Égérie, venue de chez nous, découvre cette fête le 2 février 384 à Jérusalem. En 492, le pape Gélase demande aux chrétiens de ne pas participer à la fête de purification romaine des Lupercales, liée au forum, et y substitue la présentation de Jésus. On dit aussi qu’il faisait distribuer des crêpes aux pèlerins arrivant à Rome. Le pape Serge 1er organise une procession, avec des chandelles, du forum à Sainte Marie Majeure (fin 7ème) : c’est la chandeleur.

Depuis Jean-Paul II en 1997, c’est aussi la fête de la vie consacrée au Seigneur, des religieux et religieuses. Quand Syméon a reçu Jésus dans ses bras, il l’a béni, l’appelant la « lumière des Nations », ce que nous vivons en tenant le cierge entre nos mains.

 

                                                  P Alain Paillard

 


 

 

 « sortie paroissiale à Reims » samedi 5 avril

avec les enfants du catéchisme et leur famille

 

Visite guidée de la cathédrale

et messe dans la basilique saint Rémi

Déjeuner tiré du sac à la maison diocésaine

(trajet en car – 8h-19h)

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26 janvier - 3ème dimanche du temps ordinaire

24 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

La pleine unité dans le Christ

 

« Frères, je vous exhorte au nom du Seigneur Jésus Christ à être vraiment d’accord ; qu’il n’y ait pas de divisions entre vous… » Dans l’épître de ce dimanche Paul s’en prend vigoureusement aux chrétiens de Corinthe qui se divisent en factions : «  Moi, j’appartiens à Paul », « J’appartiens à Apollos », « Le Christ est-il donc divisé ? » Depuis cette époque-là, nos divisions se sont multipliées et aggravées : nous ne sommes même plus capables de communier ensemble au « repas du Seigneur ». Un peu partout, des chrétiens, des communautés, se mobilisent pour que soit aboli ce scandale. Du 18 au 25 janvier, nous venons de vivre la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cette unité laborieusement accueillie jour après jour, doit être  le signe de l’unité à laquelle l’humanité tout entière est appelée. Selon l’enseignement de Vatican II, l’Eglise et son unité n’ont pas leur but en elles-mêmes. L’Eglise - et il s’agit bien là de l’Eglise en son mystère, l’Eglise universelle, celle qui subsiste intégralement dans l’Eglise catholique et qui est vécue au moins partiellement dans la diversité des Eglises - est « dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain…il faut en effet que tous les hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par les liens sociaux, techniques, culturels, réalisent également leur pleine unité dans le Christ. » (Lumen Gentium, n°1) C’est en se mobilisant pour l’unité et la paix entre les hommes que l’Eglise apparaîtra comme ce « peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (saint Cyprien)

                                                            Bruno HORAIST, curé

 


 

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19 janvier - 2ème dimanche du temps ordinaire

17 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

 


 


Heureux les invités au repas de Seigneur !

 Cette année, à la Madeleine, nous avons une crèche provençale. J'ai remarqué que beaucoup de gens étaient rassurés de voir une crèche avec " le Bœuf et l’âne. " Mais ce qui frappe vraiment les yeux des gens ce sont les moutons. Je ne peux évaluer le nombre de personnes qui ont compté ces moutons et ces agneaux ! On me dit qu'il y en a 110. Les enfants semblent particulièrement attirés par les agneaux, si doux et mignons. Dans l'Évangile de ce dimanche Jean-Baptiste proclame : «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. " Evoquer l'Agneau de Dieu est bien plus qu'une image mignonne et douce. Il rappelle les agneaux sacrificiels tués pendant l’Exode. Le sang de ces agneaux était peint sur le chambranle de la porte de chaque maison afin que l’Ange de la Mort ne s’y rende pas pour tuer le premier-né de la famille. C’est cet agneau sacrificiel que les familles mangeaient ensemble.  Par ce partage prenait corps le peuple élu libéré de l’esclavage pour rejoindre la terre promise.

 A chaque messe, pendant que le prêtre rompt le pain, l'assemblé rappelle les paroles de saint Jean, et la façon dont Jésus a donné sa vie pour que nous soyons pardonnés et puissions vivre en paix. Le prêtre, montrant l'hostie rompue, proclame que ce pain est vraiment devenu l'Agneau de Dieu. En disant cela, nous proclamons que Jésus est réellement présent. Soyons heureux d’être appelés et de devenir des personnes sauvées et élues de Dieu.

 

P. Brien Mc Carthy

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12 janvier - Baptême du Seigneur

10 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

Le Baptême du Seigneur

 

            Au baptême du Seigneur, deux mondes se rencontrent.

             Celui de tous ceux qui ont attendu avec confiance le Messie et celui de la nouveauté de l’Evangile.

             Le premier de ce monde est représenté par Jean-Baptiste, le dernier des prophètes qui a annoncé avec confiance l’avènement du Royaume qui vient. Il y a un souffle de jeunesse et d’espérance dans la venue du Seigneur au bord du Jourdain.

             C’est lui, Jésus, qui se fait baptiser par Jean.

             Il manifeste ainsi qu’il s’unit à la démarche de tous ceux qui acceptent de convertir leur cœur à la vie de Dieu.

             Etre baptisé c’est quitter les rives du péché pour accueillir la lumière de Dieu.

             Jésus qui n’a pas connu le péché fait ce chemin.

             Au baptême, Jésus est désigné comme le Fils de Dieu : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé ;  en lui j’ai mis tout mon amour », dit la voix du Père.

             Et la présence de l’Esprit-Saint sous la forme d’une colombe, dit toute la nouveauté de ce baptême qui manifeste la plénitude de la Trinité.

             Un âge nouveau commence : celui de l’Evangile que Jésus va vivre et manifester par tout son être.

             Et désormais ses disciples recevront ce baptême qui les appelle à témoigner de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.  A nous d’accueillir et de vivre du don de Dieu que nous avons reçu.

                                                            P. François de Charnacé

 

 


 

 

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Feuille paroissiale du 5 janvier 2014

3 janvier 2014 par Paroisse de La Madeleine

5 janvier 2014

Epiphanie du Seigneur (A)

 

La naissance pour tous

           

 

Comment les gens du pays de Jésus s’orientaient-ils ? Ils regardaient le côté où le soleil se lève (anatellô, en grec) : l’Orient se dit donc Anatolie, c’est-à-dire le Levant. Vu depuis la Grèce, c’est l’actuelle Turquie. Vu depuis la Palestine, c’est par-delà le désert : Babylonie et Elam, Médie et Perse.

 

Ainsi tourné vers l’Est, aller vers la droite (YâMaN), c’est se diriger vers le sud (d’où l’actuel YéMeN = le sud). La droite est connotée positivement : le fils de la droite (Ben-yamin, Benjamin), c’est le fils de la chance, du bonheur …

 

Les mages viennent du Levant. C’est une tribu ou caste d’origine mède ou perse : des devins, astrologues, astronomes, interprètes de rêves, que l’on trouve à la cour de Babylone (Jér 39,3.13) ; au temps de Jésus, certaines personnes sont considérées comme mages (à Chypre : Ac 13,6.8).

 

Les offrandes des mages, or, encens et myrrhe sont des produits en principe provenant de ce que l’on appelait l’Arabie heureuse (Royaume de Saba, - et sa fameuse reine, = Yémen). Les Pères de l’Eglise ont donc hésité à situer l’origine des mages, entre Levant et Arabie. Ils ont vu dans l’or le symbole de la Royauté (d’où plus tard, les « rois » mages venus voir le roi Jésus), dans l’encens celui de la Divinité, dans la myrrhe, celui de la souffrance de la Passion.

 

Matthieu nous fait découvrir que la Bonne Nouvelle, qui advient et débute avec la naissance de Jésus, peut toucher les plus proches et les plus humbles, les bergers (Noël), tout comme tous les peuples, et les plus « savants », à travers les mages (Epiphanie).

 

P. Alain Paillard

 

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29 décembre - Sainte Famille

27 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

La Sainte Famille

 

Quand la Sainte Famille a-t-elle commencée à exister ? On pourrait penser que c'était le jour de la Nativité ou Jésus est né, ce jour où Marie et Joseph ont embrassé l'enfant Jésus pour la première fois. Dans un autre sens, on pourrait penser que le jour de l'Annonciation par l'ange Gabriel fut le début de la Sainte Famille ou le Christ a pris forme dans le sein de Marie.

            Pour moi, je pense que le moment de l’institution de la Sainte Famille est le jour où Joseph a renoncé à répudier Marie en raison de sa grossesse inexplicable. Au contraire, il a choisi de se marier avec elle, inspiré par l’ange pour participer au plan de Dieu.

 La nature de la famille était biologique, son but était divin, mais son existence exige le consentement très humain de Joseph et Marie en disant : «Je le veux ». Combien l'engagement de Marie et Joseph dût être difficile tout au long de leur vie : le voyage pénible à Bethléem, le manque de logement, la persécution d’Hérode, la fuite vers un pays étranger et pendant toutes les années de la vie cachée de Jésus. Je médite parfois comment, au fil du temps, Jésus, Marie et Joseph ont appris à se connaître et à se chérir les uns et les autres. L'amour est total mais il s’approfondit avec le temps.

L’attention de l'Eglise pour la Sainte Famille s’est développée au fil du temps. Ces derniers siècles, au moment même où la vie de la famille semble en danger et perd sa cohésion et son but, celle-ci a trouvé sa place dans le calendrier liturgique. Lorsque nous, catholiques, célébrons la Sainte Famille, il n'est pas de dire que la famille de "Jésus, Marie et Joseph" était sainte et les nôtres ne le sont pas, mais au contraire de dire que toutes les familles sont sacrées, même les familles qui sont en danger ou cassées.

Comme la Sainte Famille a été soutenue par la grâce de Dieu, mais avec aussi le consentement et l'action de Marie, Joseph et Jésus, vécus chaque jour, nos familles sont aussi sacrées. Nos familles exigent notre reconnaissance et notre respect comme un acte sacré. L'amour est total, mais il s’approfondit avec le temps. Puissions-nous prier pour toutes les familles et agir d'une manière qui montre que nous savons que Dieu voit chacune d'elles comme sacrée.

 

                                                           P. Mc Carthy

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25 décembre - Nativité du Seigneur

23 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

De l’effervescence à l’essentiel

 

C’est plus fort que nous, chaque année, nous sommes comme rattrapés par l’ambivalence qui nous habite à l’approche des fêtes. Il y a en nous tout à la fois de l’excitation, du rêve et de l’appréhension, parfois même de la tristesse… Comment traverser ce temps d’effervescence forcée en gardant le cap sur l’essentiel ?  Selon l’Evangile de la Nativité, l’essentiel, c’est la vie, la vie mise à nue ! Celle qui voit le jour non dans le papier-cadeau des apparences, mais dans la paille de notre humanité en devenir. C’est la vie qui survient dans la rudesse d’un quotidien mal habitué aux visites d’en-haut…C’est un feu d’espérance qui embrase le cœur des petits, des orphelins de tous les sans-appui, les sans-abri…nous tous à un titre ou à un autre ! A Noël un visage est là pour chacun, pour que nous nous reconnaissions dans cette fragilité, mais surtout pour que nous entendions la tendresse qui nous rejoint. C’est là qu’il faut aller, dans ce lieu de vérité. C’est cette tendresse qu’il faut décliner entre nous. Pour changer le cœur des humains, Dieu n’a pas fait de discours pieux. Il a inscrit une vie neuve dans le corps de Marie. Il s’est glissé dans l’évènement à la fois le plus commun et le plus extraordinaire qui soit, celui qui donne tant de joie mais aussi nombre de soucis : la naissance d’un bébé. Dieu n’est pas ailleurs que là où la vie veut naître et elle naît seulement à travers les contractions et les contradictions qui nous habitent. Alors ne rêvons pas de fêtes sans failles et de familles sans déchirures, car c’est souvent dans les brèches que prend naissance l’inespéré et que s’échangent les cadeaux les plus précieux, ceux qui ne s’achètent pas, mais qui  se donnent sans réserve, de tout cœur. Et qui enrichissent d’abord ceux qui donnent.

 Bruno Horaist, curé

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22 décembre - 4ème dimanche de l'Avent

20 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

 

Dieu avec nous

 

            Au quatrième dimanche de l’Avent, la liturgie de la Parole s’ouvre par la prophétie d’Isaïe qui annonce la venue du Messie : « Le Seigneur nous donnera un signe. Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel c’est-à-dire Dieu avec nous » (Isaïe 7, 14)

            L’évangile de ce jour est celui de l’annonce faite à Joseph par l’ange qui lui apparaît en songe : « Joseph, fils de David ; ne crains pas de prendre chez Toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint ».

            Et l’évangéliste ajoute : « Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel qui se traduit : « Dieu avec nous » (Matthieu I, 20-23)

            Par deux fois est affirmée la réalité de l’Incarnation.

            Dieu se fait homme en son fils, Jésus. Jésus qui va partager notre vie et partagera la vie, les joies et les souffrances de l’existence humaine.

            Il ira à la rencontre des petits et des pauvres.

            Comme l’écrira Saint Jean dans le prologue de son évangile : « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire » (Jean I. 14)

            Accueillons avec joie et confiance Jésus qui se donne à nous en ce Noël qui vient.

 

                                               P. F. de Charnacé

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15 décembre - 3ème dimanche de l'Avent

13 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Plénitude

 

Au cœur de ce magnifique poème d’Isaïe, qui chante joie, allégresse, beauté, exultation, les mots de vengeance et de revanche divines semblent étranges et peuvent nous choquer. La poésie biblique fonctionne par parallélismes : une première phrase, suivie d’une seconde synonymique (ou quelquefois antinomique).

 

La « vengeance qui vient », la « revanche de Dieu », c’est Dieu qui « vient lui-même », et « va nous sauver ». La revanche et la vengeance sont donc un salut. Nul massacre, nulle violence, nulle bataille ; au contraire, « s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, le boiteux bondira comme un cerf … ».

 

En fait les mots hébreux vengeance et revanche signifient aussi venger quelqu’un, paiement en retour, récompense et rétribution, bienfait, récompense. Certes l’attitude idolâtre des hébreux leur a coûté la captivité. Mais, voici maintenant la récompense : le temps du retour dans un pays en splendeur.

 

Le Liban (« blanc ») et ses montagnes couvertes de cyprès et de cèdres odoriférants, le mont Carmel (« verger »), et Sarôn (« plaine »), avec ses pâtures et ses fleurs, sont les dernières étapes du retour des captifs à Jérusalem. A Jean-Baptiste, au fond de sa prison, plongé dans la perplexité quant au messie, Jésus fait répondre en citant Isaïe : « les aveugles voient, les boiteux marchent, … ».

 

C’est la plénitude du salut qui, intégrant la Création dans toute sa splendeur, se manifeste dans la joie et le bonheur, dans la Plénitude.

 

P Alain Paillard


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8 décembre - 2ème dimanche de l'avent

6 décembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Oser rêver

 

« Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau…, le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra… » Serait-ce une fable pour les enfants. ? De fait,  Il y a quelque chose de fou dans l’évocation surréaliste de ce monde à l’envers qui nous est promis par le prophète Isaïe. Et pourtant le plus délirant n’est-il pas le monde dans lequel nous sommes plongés quotidiennement ? Quand la haine, le refus de l’autre et l’escalade programmée de la violence semblent l’emporter, qui ose encore rêver ? « Faut pas rêver » disent trop souvent ceux qui renoncent à espérer. A nous, au contraire, de secouer ce prétendu réalisme de la fatalité et de nous mobiliser pour que les rêves de nos enfants, qui sont eux-mêmes le rêve de Dieu, puissent prendre corps et devenir réalité. C’est beaucoup plus exigeant que la résignation. Cela implique une conversion, ce retournement du cœur que prêchait déjà Jean le Baptiste« Un rameau sortira de la souche de Jessé » Oui notre vieux monde n’est pas un arbre mort. Nos enfants sont là pour l’attester. Ils sont pour nous ces prophètes par qui Dieu dit son désir d’un monde autre. Ce rêve de Dieu, ce « règne de Dieu », comme dit Jésus à la suite de Jean Baptiste, c’est à nous de lui donner naissance aujourd’hui. Avent, avènement, mais aussi aventure : Dieu s’aventure parmi les hommes. Marie « pleine de grâce » que nous fêtons en ce 8 décembre, l’a compris. Elle est la « première en chemin ». Puissions-nous le comprendre à notre tour. C’est à  chacun de nous d’ouvrir à Dieu la route.

                                                           Bruno Horaist

 


 

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1er décembre - 1er dimanche de l'Avent - A

29 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine


L’attente

 

A la gare Saint-Lazare, je regarde les gens qui attendent le train et ceux qui attendent sans bagages. J’imagine qu’ils attendent quelqu’un. Certains visitent les magasins. D’autres lisent. Il y en a beaucoup qui tapotent sur leur portable. On prend un sandwich, un café ou une dernière cigarette avant l’arrivée de celui qu’on attend. Il y a ceux qui regardent dans le vide et me semblent perdus dans leurs pensées.

Au premier coup j’ai l’impression qu’ils n’aiment pas trop attendre. On veut remplir ce temps perdu par des livres, portables ou magasins.

Mais ces activités ne sont pas forcément coupées du temps d’attente. Peut-être cherchent-ils un cadeau de bienvenue pour celui qu’ils attendent. Peut-être envoient-ils des SMS pour inviter leurs amis à partager un moment avec celui qu’ils attendent. Peut-être lisent-ils pour partager ce qu’ils ont appris avec celui qu’ils attendent. Peut-être regardent-ils le vide parce qu’ils sont en train de penser à tout qu’ils veulent dire à celui qu’ils attendent. Peut-être sont-ils en train de se vider la tête de tous ces petits riens qui peuvent encombrer leur esprit afin d’accueillir celui qu’ils attendent avec grand cœur et attention.

L’Avent est un période d’attente. Nous attendons celui qui vient, Jésus Christ, le Seigneur, notre frère et sauveur. Préparons-nous !

                                               P. Brien Mc Carthy


 

           

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24 novembre - Christ Roi de l'univers

22 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Le Christ Roi

 

            Voici le dernier dimanche de l’année liturgique : celui du Christ-Roi. Un roi bien différent des autres souverains de la terre.

            Roi sans armée, sans richesses visibles, roi qui nait dans l’humilité d’une crèche et qui meurt sur une croix comme un malfaiteur.

            Son royaume n’a d’autre territoire que le cœur de ceux qui veulent bien accueillir son message.

            Message de conversion, de paix et de lumière.

            Ce roi est au service de ses disciples : c’est lui qui leur lave les pieds au soir du Jeudi-Saint.

            Comme le dit la préface de ce dimanche, le Christ vient inaugurer « un règne sans limite et sans fin, règne de grâce et de sainteté, règne de justice et de paix ».

            Aussi notre prière en ce jour, est-elle celle du voleur crucifié à côté de Jésus : « Dans ton royaume, souviens-toi de nous, Seigneur ! »

                                               P. F. de Charnacé

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17 novembre - 33ème dimanche du temps ordinaire

15 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Vivre calmes ...

 

Paul a entendu dire que certains des membres de la communauté de Thessalonique « marchaient dans le désordre, ne travaillaient plus et se mêlaient de tout » (verset 11). Dans les civilisations indo-européennes, comme la nôtre ou celle des Thessaloniciens, la notion première d’organisation de la cité, c’est l’ordre.

L’agitation désordonnée, l’oisiveté, et l’ingérence dans les affaires des autres, voilà trois attitudes pouvant aller de pair. La première : Paul a recommandé de se tenir à distance des agités (verset 6), et de l’imiter, lui Paul : ils ont pu constater qu’il n’avait pas une vie déréglée. La seconde : Paul a travaillé pour manger son pain (verset 8) ; il faut aussi l’imiter.

A ces agités, oisifs et indiscrets, Paul recommande donc de travailler « avec calme », mangeant leur pain. Paul avait déjà recommandé de vivre calme, de s’occuper de ses propres affaires et de travailler de ses mains, dans sa première lettre (1 Th 4,11).

Ce terme, vivre-calme (encore : Ac 22,2  1 Tm 2,2  1 Pi 3,4 (associé à la douceur)) peut signifier aussi se taire (Luc 14,4  Ac 11,18 21,14  1 Tm 2,11). Se reposer, c’est ce que firent les femmes, après avoir préparé aromates et parfums pour le corps de Jésus, le sabbat survenant (Luc 23,56).

Repos et calme, ambiance de silence et douceur : une attitude dans l’attente de la résurrection. Sur ce mot grec de la bible (hésychia), s’est forgé le mot « hésychasme », école de spiritualité contemplative du monde orthodoxe, notamment animée par Grégoire Palamas, reposant par exemple sur l’invocation réitérée du nom de Jésus.

                                                           P Alain Paillard

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Feuille paroissiale du 10 novembre 2013

8 novembre 2013 par Paroisse de La Madeleine

Une alliance pour l’éternité

 

            Elle paraît un peu burlesque cette petite histoire de la femme aux sept maris. Elle pose pourtant indirectement une vraie question : qu’advient-il dans l’au-delà de nos liens d’ici-bas ? Le mariage, avec les liens qu’il crée entre les époux, se casse-t-il aux portes de la mort ? En cette veille de 11 novembre, on pense à toutes ces jeunes femmes qui ont perdu leur époux sur les champs de bataille. Terrible déchirure, insupportable absence. Mais abolit-elle la communion ? Beaucoup de ces épouses en restant veuves ont voulu témoigner du contraire. La bague que se passent au doigt les nouveaux mariés est une alliance pour l’éternité. Non pas seulement en raison de l’intensité de leurs sentiments, qui resteront toujours fragiles, mais par la vocation, la mission, qu’ils assument : devenir ensemble le signe tangible, crédible, de l’engagement indéfectible, sans retour, du Christ à l’égard de l’humanité et de chacun de nous. Même un nouveau mariage n’abolit pas les liens tissés dans un premier amour. Nos liens, et pas seulement l’amour conjugal, mais nos relations, nos amitiés, nos affections, nous construisent. Nous sommes, nous serons ce que nous avons aimé. La vie éternelle n’est pas le prolongement sans fin de notre vie terrestre. Elle est la consécration, la transfiguration, la divinisation de ce qui fut en nous, jamais sans nous, l’œuvre de l’Esprit Saint. Et l’œuvre de l’Esprit, c’est d’abord l’ouverture à l’autre, le don de soi, la communion. Ce qui fonde notre foi en la résurrection de la chair et en la vie éternelle, selon les termes du Credo, c’est notre certitude de la fidélité de Dieu. Il a noué avec chacun de nous, depuis le premier instant de notre existence, une alliance pour l’éternité.

                                                                                                  Bruno Horaist

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