Feuille Paroissiale

7 mars - 3ème dimanche de carême

5 mars 2010 par Paroisse de La Madeleine

La conversion, une urgente nécessité

 Des Galiléens ont été exécutés par Pilate. Ceux qui rapportent cet événement malheureux à Jésus ne sont pas des informateurs neutres. Fidèles à leurs croyances religieuses, ils pensent que les victimes de catastrophes et de violences méritent leur triste sort, à cause de leurs péchés. Aussi, voient-ils dans le malheur des hommes (tremblements de terre, inondations, sida, mort violente et échecs divers…), un signe de la punition et même de la vengeance de Dieu. Cette vieille mentalité, ainsi exprimée, nous parait choquante aujourd'hui ; et pourtant, ne persiste-t-elle pas dans les condamnations précipitées ou dans les attitudes spontanées de mépris et de rejets dont on peut facilement accabler les personnes victimes de préjugés moraux ? Rejeter le péché tout en épargnant le pécheur est toujours plus facile à dire qu'à faire.

Dans l'évangile de ce dimanche une question sous-entendue à laquelle Jésus ne répond pas directement est de savoir comment Dieu punit les pécheurs. Quel sort leur réserve-t-Il ? Dans sa réponse, Jésus commence par dire que les victimes de catastrophes naturelles et de violences humaines ne sont pas plus coupables de péchés que les autres. Ainsi, Jésus réfute une double erreur : non seulement, il ne faut pas faire de Dieu le responsable du mal destructeur qui accable l'humanité et dont Dieu veut nous sauver, mais surtout il faut éviter de voir dans les personnes victimes du mal des coupables que Dieu punirait par vengeance. Mais, par-dessus tout, parabole de la vigne stérile à l'appui, Jésus invite ses interlocuteurs à s'arracher de leurs considérations trop théoriques sur la culpabilité des uns et des autres, et à répondre personnellement à l'urgence de leur propre conversion, qui est une condition indispensable de leur salut : «Si vous ne vous convertissez pas vous périrez tous de la même manière». Puisque la conversion donne à l'arbre humain de pouvoir porter les fruits divins de la grâce, la pire des catastrophes serait de s'enfermer dans la stérilité du pécheur qui refuse de se laisser toucher par la grâce de Dieu qui sanctifie.

                                               Père Louis Koutou

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28 fevrier - 2ème dimanche de carême

26 février 2010 par Paroisse de La Madeleine

Laisse les tentes …

 

            Abraham, vainqueur de différents combats, demeure sans enfant. L’héritier fixé, c’est Eliezer de Damas. Un serviteur étranger, adopté comme fils ? Il a bien fallu s’y résoudre. Sommeils agités.

            La parole de Dieu lui est donnée dans une vision : que redoutes-tu, Abraham ? Dieu est ton bouclier ! Le Seigneur a ajouté : « pour toi, ta récompense sera immense beaucoup ! ». Étrange vision. Pour l’heure, il s’est enrichi, mais il est comme milliardaire triste ! « Je m’en vais sans enfant … ». Pour en avoir connu un, ainsi, sans enfant, je vois combien tant d’énergie et de « réussite » cumulées (on ne compte même plus) sont un vide, … tout compte fait.

 

Sors de ta tente, Abraham !

Regarde vers les cieux !

Dénombre les étoiles !

Si tu peux …

Ainsi sera ta descendance !

 

            Abraham crut. Alors cette récompense « très immense »? Ce pays que le Seigneur va donner en possession ? Et, de nouveau, le voilà inquiet : « Par quoi je saurai que j’en prendrai possession ? » Accumuler, une fois de plus. Un pays ! Alors le Seigneur le fait entrer, non pas en terre promise, mais … en liturgie !

            Une allée de demi-animaux abattus, quartiers en vis ā vis. Étrange liturgie. Dans cette nuit de frayeur où la mort rode (comme plus tard, pour Pierre, Jacques et Jean, au Mont des Oliviers), lors de ce sommeil mystérieux et créateur (ainsi jadis, parut Ève près d’Adam), une torche enflammée remonte cette allée carnée et morte. C’est une alliance avec Abraham, pour sa descendance. Plus tard d’un coup de lance, de la chair fendue, jaillira l’eau et le sang de l’Agneau : l’Esprit sera remis. Une alliance nouvelle et éternelle.

            Avant Gethsémani, les trois mêmes, Pierre, Jacques et Jean, accablés de sommeil déjà, expérimentent ce feu sur la montagne : un visage tout autre, la gloire de Jésus. Allons-nous faire trois tentes ? Un passage est désigné : Moïse et Élie parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem. Monter à Jérusalem, c’est traverser des morts et jusqu’à la mort même, par un chemin de feu et d’Esprit Saint. Emboîtons le pas.

                                                                       P Alain  Paillard

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21 février - 1er dimanche de carême

19 février 2010 par Paroisse de La Madeleine

En marche !

             Une fois encore les chrétiens sont invités à vivre un nouveau carême. Comment faut-il accueillir cette nouvelle ? Avec lassitude ? « c'est toujours pareil » disent certains... avec joie ? « enfin un moment privilégié donné au Seigneur » disent d'autres...

            C'est à la fois pareil et différent. Pareil parce que notre péché est toujours recommencé, tenace. Différent, parce que la grâce du pardon donné par Dieu est toujours une nouveauté. Au sempiternel retour de nos fautes, répond l'inépuisable pardon du Seigneur. Encore faut-il le lui demander... et c'est précisément là que le temps du Carême est un moment riche dans la vie du chrétien et un moment fort pour l'Eglise. C'est l'occasion de reprendre conscience du bonheur qui nous est donné par le sacrifice et la résurrection de Jésus, tout en nous permettant de nous ressaisir, dans notre vie personnelle et en Communauté afin de répondre, même maladroitement, à l'appel à la conversion qui est l'axe spirituel principal de ce Temps du Carême.

            Marchons sans effroi dans la recherche toujours renouvelée d'une vie plus donnée à Dieu et à nos frères.

                                                Père Daniel Ponsard, Curé-Doyen

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14 février - 6ème dimanche du temps ordinaire

11 février 2010 par Paroisse de La Madeleine

A la croisée des chemins

           

Jésus s’est retiré sur la montagne pour prier. Ensuite parmi ses disciples, il choisit douze apôtres.

            Avec eux, il descend vers la foule et guérit les malades.

            « Toute la foule cherchait à le toucher parce qu’une puissance émanait de lui et les guérissait tous », note saint Luc (chap.6, 19)

            Il s’adresse ensuite à tous ceux qui l’entourent pour leur ouvrir les chemins de la vraie vie et dénoncer les impasses où ils risquent de se fourvoyer.

            Ce sont les Béatitudes du message évangélique et aussi les malédictions pour ceux qui choisissent la recherche des richesses et des plaisirs immédiats.

            « Heureux vous les pauvres car le Royaume de Dieu est à vous » dit Jésus  mais aussi : « Malheur à vous les riches car vous avez votre consolation ».

            Il faut donc choisir et les choix sont exigeants.

            L’Evangile n’est pas neutre.

            Il s’oppose à la sagesse du monde qui privilégie l’avoir, le pouvoir et le plaisir.

            Il met en valeur ce qui est méprisé, ce qui n’est pas pour en montrer toute la valeur.

            A quelques jours du temps que nous conduira à Pâques, Jésus nous invite à reconnaître les choix que nous avons à faire pour être vraiment ses disciples.

                                                           P. F. de Charnacé

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7 février - 5ème dimanche du temps ordinaire

5 février 2010 par Paroisse de La Madeleine

D’où vient le Sanctus

 

         La première lecture de ce dimanche  (Isaïe 6) décrit la majesté de Dieu. Un Dieu tellement saint que même les anges qui l'entourent doivent se couvrir leurs yeux. Ils crient "Saint! Saint! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire." Oui, c'est une image d'un Dieu de cosmos. Ces phrases sont récitées par la communauté juive à chaque office avant que le cantor n'ouvre l'Arc qui contient la Torah.       

            Nous, les chrétiens, prononçons cet hymne pendant chaque messe à l'ouverture de la prière Eucharistique. Ces paroles parlent d'un Dieu, magistral et distant, assis sur son trône. Mais l'image change avec l'évocation d'une phrase de l'Évangile de Matthieu (21:9): «Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! ». Ces paroles racontent l'entrée de Jésus assis sur un âne. C'est une image très terre à terre. Le contraste est frappant. Un Dieu Tout-Puissant que l'on n'ose pas regarder, maintenant "s'est fait chair, il a habité parmi nous" (Jean 1: 14). Il est assis sur un âne, symbole d'un roi serviteur. Il n'est pas loin. Il vient à la rencontre de son peuple. On chante"Hosanna", dont l'origine veut dire "Sauve nous" et qui est devenue une sorte de louange pour Celui qui est notre salut.       

            Chaque messe est une rencontre avec ce Dieu trinitaire: Le Dieu glorieux et tout puissant, le Dieu humble devenu chair, et le Dieu qui nous soutient. C'est le Dieu révélé dans les écritures saintes, le Dieu de notre foi et de notre tradition catholique.

                                               P. Brien Mc carthy

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Feuille paroissiale du dimanche 31 janvier 2010

29 janvier 2010 par Paroisse de La Madeleine

Mais qui donc est Jésus ?

 

            C'est la question que se posent les habitants de Nazareth, dans la synagogue de ce même village, après que Jésus ait fait la lecture publique du livre d'Isaïe et annoncé, sans détours, que ce passage le concerne. C'est une manière de se présenter comme le Messie annoncé par Isaïe. En fait, une véritable provocation, un blasphème aux oreilles des puristes car le Messie attendu ne pouvait être, dans leur esprit, «le fils du charpentier !»

            Cette question restera toujours d'actualité. Beaucoup de gens se la posent aujourd'hui comme il y a deux mille ans. Qui donc est ce Jésus, du village de Nazareth, jusqu'à présent honorablement connu comme étant le fils de Marie et du charpentier Joseph ? Quelle est cette étrange famille dans laquelle on apprend que le père n'est qu'adoptif et la mère, qui l'est réellement, pourtant sans intervention de la biologie humaine ? Il y a de quoi déstabiliser un esprit bien constitué. C'est pourtant notre foi que de reconnaître en ce Jésus de Nazareth le Messie, Fils de Dieu, Sauveur.

            Si on ne fait pas un certain crédit à celui qui affirme qu'il est le Sauveur, on peut comprendre dès lors la « fureur » des auditeurs du temps de Jésus et le scepticisme de nos contemporains. Cette réalité n'est accessible que si l'on cherche avec droiture et persévérance la Vérité du Christ qui ne s'impose pas mais se laisse découvrir. Un travail pour tous les hommes, de tous pays et de tous les temps.

 

                                                           P. Daniel Ponsard, curé

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24 janvier 3ème dimanche du temps ordinaire

21 janvier 2010 par Paroisse de La Madeleine

Jésus accomplit la Joie de Dieu

             A partir de 538 avant JC, au retour de déportation, bien des difficultés attendaient les exilés. Peu nombreux, ils retrouvent leurs maisons en ruine. D’autres habitants ont investi les lieux, venus de peuples voisins ou déportés là jadis par les babyloniens. Il faudra du temps pour rebâtir Jérusalem, Temple et habitations, et plus encore pour les murailles. « Néhémie, grand est son souvenir : il releva nos murailles écroulées, rétablit portes et verrous et reconstruisit nos habitations » (Si 49,13).

            Précisément, devant la  porte des Eaux, les voilà réunis, « tout le peuple, comme un seul homme », pour entendre le livre de la Torah de Moïse. Esdras, du haut d’une « tour en bois » spécialement conçue pour (une sorte de chaire en plein air), va lire. A la prière de bénédiction, ils s’inclinent « narines à terre » ! Esdras lit. Le peuple voit, mais ne comprend pas. Les lévites traduisent-expliquent le texte hébreu dans la langue du peuple, l’araméen.

            Époque de repli identitaire. On se marie et on vit entre soi. Jérusalem, bien petite alors, est enfin un refuge, avec ses nouveaux remparts. Et d’un coup, ce jaillissement : Votre rempart : de fortes murailles ? Non.

 

C’est la joie du Seigneur !

 

            L’expérimentez-vous, cette joie du Seigneur qui vous protège ? Quand la ville s’endort, chaque soir, il peut être riche, en faisant un retour sur le jour écoulé, d’apercevoir ce Seigneur joyeux à l’œuvre.

            Tout comme Esdras, Jésus, dans sa synagogue natale, déroule un livre qu’on lui a tendu : celui d’Isaïe. Après avoir lu, assis, il traduit-explique : « aujourd’hui a été accomplie cette écriture à vos oreilles ». Cette écriture déploie pleinement son potentiel et même plus que ce qu’elle laissait entrevoir ! C’est ce que Jésus répondra aux envoyés d’un Jean-Baptiste songeur : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts se relèvent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres … » (Luc 7,22).

 

                                                                                              P. Alain Paillard

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17 janvier 2ème dimanche temps ordinaire

15 janvier 2010 par Paroisse de La Madeleine

Tu seras la joie de ton Dieu

 De qui sommes-nous la joie ? Avant de comprendre la phrase du prophète Esaïe qui est en titre de cet éditorial, nous devons nous poser la question pour nous-mêmes. Et la décliner sous toutes ses coutures : de qui sommes-nous la joie / de qui sommes-nous la joie (et non la tristesse). Pourrions-nous la retourner à propos de ceux qui nous environnent ? Cela donnerait : « qui est ma joie, autour de moi ? », pour me permettre de repérer les gens qui comptent vraiment pour moi. Non pas ceux à qui le dois quelque chose ou qui attendent quelque chose de moi, mais ceux vers qui je suis tourné et dont la vie me comble de joie.

Lorsque j’aurai fait cette expérience, j’aurai devant moi un ou plusieurs visages.

Alors je pourrai entendre ce que Dieu proclame par le prophète Esaïe : chaque homme, et chacun avec les autres, fait la joie de Dieu. Chacun personnellement, et tous ensemble.

Dieu ne considère jamais les gens comme des individus – c’est-à-dire des unités additionnables. En cela, tout humain fait la joie de Dieu : Dieu en sait compter que jusqu’à un.

Il ne considère jamais chacun comme un individu – c’est-à-dire comme un isolé. L’humain, pour Dieu, est relation. Saint Paul ne dit pas autre chose dans la seconde lecture, la lettre aux Corinthiens. Donc, pour Dieu, considérer « un » c’est recevoir « tous ».

Ainsi, dans le merveilleux texte des Noces de Cana, il y bien un époux, mais il n’y a pas d’épouse … ; il y a bien un époux, mais le maître du repas le confond avec Jésus … La place de l’épouse est vide, car c’est l’ensemble de la noce qui est épousée : Jésus, époux divin, célèbre ses noces avec l’humanité rassemblée au banquet. Il accomplit la prophétie d’Esaïe, en transformant la Loi (les six cuves d’eau) en une relation pleine d’ivresse (le bon vin).

Mon frère, toi et moi sommes la joie de notre Dieu. Ensemble.

                                         P. Nicolas de Bremond d’Ars

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10 janvier - Baptême du Seigneur

8 janvier 2010 par Paroisse de La Madeleine

Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé

 

            La célébration du baptême de Jésus marque la fin du temps de Noël et ouvre sur la vie publique du Seigneur.

            Le Christ a quitté Nazareth pour se joindre à la foule de ceux qui viennent se faire baptiser par Jean.

            Malgré les réticences de celui-ci, il descend dans le Jourdain et reçoit le baptême de conversion.

            Lui qui est sans péché, il rejoint la cohorte des pécheurs. Il se fait solidaire du destin des hommes. Avec eux, il remonte sur l’autre rive, celle de la vie nouvelle. Ici est déjà anticipé ce que sera son destin : vraiment Dieu, vraiment homme, il donnera sa vie pour ses frères et par sa résurrection il inaugurera le monde nouveau.

            La Trinité est présente au baptême – mystère de communion entre le Père, le Fils et l’Esprit, mystère qui sera au cœur de la mission du Seigneur.

            Et la Parole du Père illumine ce jour : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : en Lui j’ai mis tout mon amour ».

            A la suite de Jésus, nous avons été baptisés pour mourir au péché et vivre de la vie des fils et filles de Dieu.

            Le baptême de Jésus qui trouve son achèvement dans le mystère pascal ne cesse de s’accomplir aux cœurs de ses disciples.

            Avançons donc à la suite de celui qui nous ouvre les portes de la vraie vie.

 

                                                           P. F. de Charnacé

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3 janvier 2010 - Epiphanie du Seigneur

31 décembre 2009 par Paroisse de La Madeleine

Échange de fêtes ! Naissance et lumières …

             Le Natalis dies, Noël en français, est, chez les Romains, l’anniversaire de la naissance de leurs proches, ou celui de la fondation de leur ville (21 avril pour Rome), d’un monument et même, à partir de 284, l’avènement de l’empereur (son entrée dans la famille des dieux).

            On a, bien sûr, lu les textes racontant la naissance de Jésus (Mt 1-2, Lc 1-2, Jn 1,14, Rm 1,3 Gal 4,4…) depuis qu’ils existent ! Mais de là à faire de cette naissance une fête, il a fallu du temps … Tant mieux pour qui aime les fêtes : il y a désormais deux « solennités » !

            L’Épiphanie, « née » en Orient au début du 4ème s., fut « importée » avant 360 en Occident. Avant 336, à Rome, est « né » Noël, « exporté » en Orient vers 380.

            Pour les premiers chrétiens, avant que ces fêtes n’existent, noël, le natalis dies, est le jour de la mort d’un martyr, et donc de sa naissance au ciel.

            L’empereur Aurélien (270-275) introduit dans la religion officielle le culte du soleil, adoré comme dieu. Il crée un nouveau dies festus,  jour où l’on abandonne les activités profanes pour honorer les dieux, à savoir  la fête du Sol invictus (soleil invaincu). Il la fixe au 25 décembre, renaissance du jour sur la nuit, après le solstice d’hiver.… date populaire pour les adeptes de Mithra.

            Or, Tertullien (vers 198) avait appliqué au Christ le Ps 18.5 (dans le soleil, il a établi sa tente) et Mal 4,20 (le soleil de justice se lèvera portant la guérison dans ses rayons). Il avait fait un calcul (discutable) de la date de naissance de Jésus au 25 décembre. Sous la basilique Saint Pierre, le mausolée des Iulii contient la plus ancienne  mosaïque chrétienne (fin 3ème s.) : un Christ-Hélios (soleil).

            A travers les yeux des mages (épiphanie) et des bergers (Noël), que le Christ présent dans tous les cœurs naisse à la conscience de chacun … et nous donne un œil neuf pour 2010 ! Il fait toutes choses nouvelles

                                                           P  Alain Paillard

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