Feuille Paroissiale
5 février - 5ème dimanche du temps ordinaire
3 février 2012 par Paroisse de La Madeleine
Plus lourd que le sable des mers !
Voilà Job frappé d’un ulcère mauvais, de la plante de son pied, jusqu’au sommet de son crâne (Jb 2,7). Son ami Eliphaz est venu de l’oasis de Teiman, pour le consoler. Que lui dira-t-il ?
Éliphaz estime Job. Maintes fois, Job a « raffermi les genoux défaillants. » Certes, il est touché à son tour : qu’il se tourne vers Dieu ! Dieu sauve, en effet, l’indigent de la main du fort. Pour Éliphaz, un jour, Job ira bien, au point de quasiment mourir en pleine forme (5,26) ! Car, Dieu, « blesse et panse. Il meurtrit, mais ses mains guérissent » (5,19).
Mais la réalité de Job est têtue, il n’est en rien guéri : « Ah ! Si l’on pouvait peser mon chagrin et mon désastre : … plus lourd que le sable des mers ! » Dieu est omniprésent ? Il ne saurait donc être absent de ses malheurs ; il en est même l’artisan : « les flèches du Puissant me pénètrent, mon esprit en boit le venin ; des épouvantes de Dieu s’alignent contre moi » !
Oui, Job est conscient que ses paroles « s’égarent » (6,1s). Dans le texte de ce jour, Job ressasse son malheur : « des mois de vide, des nuits de peine ». Job est « rassasié avec des nuits d’insomnies ». « Son œil ne reviendra pas pour voir le bonheur », ajoute-t-il.
Les mots de tous les Éliphaz du monde n’atténuent en rien le drame, n’expliquent rien du scandale du mal, ne servent à rien. Nous ne sommes qu’au début du livre de Job.
Quant à Jésus, il s’approche, prend la belle-mère de Simon par la main, et la fait se lever.
P Alain Paillard
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29 janvier - 4ème dimanche du temps ordinaire
27 janvier 2012 par Paroisse de La Madeleine
Un enseignement nouveau
Dans l'épisode de l'homme tourmenté par un esprit mauvais (un possédé) et guéri par Jésus, le peuple, témoin de la scène, emploie par deux fois le mot « enseignement ». Une première fois à l'écoute des paroles de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm qui, effectivement, donne un « enseignement » au sens propre du terme et la seconde juste après qu'il ait délivré le possédé de son esprit mauvais, lequel se réduit à un geste accompagné de quelques mots seulement « sors de cet homme ». Si on comprend bien que parler à une foule avec une visée pédagogique est bien un enseignement, pourquoi la foule qualifie-t-elle d'enseignement ce qui est une guérison ?
Simplement parce que ce geste de Jésus est dans le droit fil de son discours et que cette guérison, impossible à réaliser par un être humain, est l'illustration de sa mission au milieu des hommes : les sauver et les arracher au pouvoir du Mal. Son geste rejoint sa parole qui est une parole de Salut. Il en est ainsi de toutes les guérisons et miracles opérés par Jésus : donner le Signe que l'homme, arraché au pouvoir du démon, est ainsi réintégré dans l'amour salvifique de Dieu. La foule, témoin de cette délivrance, ne s'y trompe pas: « il commande même aux esprits mauvais et ils lui obéissent. ». Ils savent bien que seul Dieu peut accomplir une chose pareille. Quel est donc celui-ci qui, homme comme eux, peut accomplir un tel prodige sinon un envoyé de Dieu et peut-être Dieu lui-même ?
C'est, à travers cet épisode, la question récurrente de tout l'évangile sur l'identité réelle de Jésus. Est-il le Messie ? Le Messie est-il Dieu ? Qu'a-t-il à nous dire et que nous enseigne-t-il ?
La question continue de nous être posée aujourd'hui et le Seigneur attend notre réponse.
Père Daniel Ponsard
Curé
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22 janvier - 23ème dimanche du temps ordinaire
20 janvier 2012 par Paroisse de La Madeleine
AU-DELA DE SOI
Dès que Dieu apparaît, la vie des hommes s’en trouve bousculée. Toutes les constructions patiemment élaborées pour sécuriser la vie sont débordées. Serait-ce que Dieu révolutionne la vie ? Mot impropre, assurément. Dieu ne saurait mettre sens dessus-dessous les fragiles certitudes pour instaurer son « ordre ». Soyons plus précis : lorsque Dieu considère les actions humaines, il repère celles qui sont stériles, qui conduisent à un accroissement d’injustices, au désordre, à l’oppression du prochain. Ainsi en va-t-il pour Ninive, emblématique de ces cultures humaines qui ignorent la loi de Moïse. Mais Dieu n’agit pas sans l’appui des hommes : collaboration est le mot qui traduit « alliance » dans le concret.
Jonas se passerait bien d’aller perturber la fourmilière Ninive. Comme bien d’autres croyants – parmi eux, certainement les disciples de l’évangile ! -, il laisserait bien Dieu se débrouiller seul. Après tout, n’est-ce pas tâche surhumaine de transmettre la Parole de Dieu ? Mais il trouvera sa raison d’être en tant qu’homme dans le travail demandé par Dieu.
Tellement de gens cherchent un sens à leur vie : ne le trouveraient-ils pas, comme Jonas, dans la collaboration à l’œuvre divine ? Sinon, pourquoi Jésus se donnerait-il tant de peine à « recruter » des disciples pour l’assister ?
P. Nicolas de Bremond d’Ars
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15 janvier - 2ème dimanche du temps ordinaire
13 janvier 2012 par Paroisse de La Madeleine
Nous avons trouvé le Messie
Avec le deuxième dimanche du temps ordinaire s’ouvre pour nous la vie publique de Jésus. Elle commence par son baptême donné par Jean le Baptiste dans le Jourdain.
Jésus y est manifesté comme le Fils bien-aimé du Père. Le Baptiste à son tour désigne celui qui vient vers lui : « Voici l’Agneau de Dieu ». C’est un titre qui vient du livre d’Isaïe : Jésus est l’agneau de Dieu qui porte le péché du monde. Celui qui donnera sa vie pour ses frères.
Auprès du Baptiste, il y a ses disciples dont quelques-uns seront les apôtres de Jésus. André est le premier à suivre Jésus.
Il va trouver son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie ! »
Celui que le vieil Israël avait attendu sans désespérer, voici qu’il était là. André amène Simon à Jésus et celui-ci lui dit : »Tu es Simon, fils de Jean et tu t’appeleras Pierre. » C’est le début d’une vie nouvelle où se croisent les appels de Dieu et les réponses des hommes.
A nous qui avons la chance d’entendre la parole du Fils de Dieu, Fils de l’homme et de le recevoir dans la communion nous est confié le secret des Apôtres qu’ils voudront transmettre à l’Eglise : » nous avons trouvé le Messie ».
Nous n’aurons pas trop des jours et des années qui viennent pour le découvrir et avancer à sa suite.
P. F. de Charnacé
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8 janvier - Epiphanie du Seigneur
6 janvier 2012 par Paroisse de La Madeleine
Quand j'étais jeune, les figurines des trois mages restaient sur la rebord de la fenêtre de la cuisine dès le début de l'Avent. Pendant les douze jours de Noël, étant le plus jeune enfant, je déplaçais lentement les santons à travers la cuisine, passant par la salle à manger et puis, les entrant dans le salon, ils ont petit à petit voyagé sur les étagères de la bibliothèque pour arriver, enfin, le jour de l'Épiphanie dans la crèche devant l'Enfant Jésus
Hier soir, j'ai dîné dans une famille qui vient à la messe à la Madeleine. Leur fille, presque âgée de quatre ans, m'a montré leur crèche avec beaucoup d'enthousiasme. « Voici, Jésus, sa mère Marie et ici Joseph et ici le mouton qui fait bêê. » Elle était si mignonne et si fière de leur crèche.
A table, nous étions très différents, ses parents sont sourds et parlent en langue des signes. Le papa est français, la maman de Taiwan, et un couple français, cousin de son père. Du côté de la famille de la mère, une fille née aux États-Unis et son époux espagnol. Tous entre "presque quatre à soixante ans » .
Tous chrétiens, à la fin du repas avant la galette de rois, les parents ont donné les santons des Trois Rois à la petite pour les mettre dans la crèche. On les a regardés de près. « il y a un barbu ! Il y a un noir ! Il y a un asiatique ! Il y un blanc. ! Oui, ils viennent de loin. Celui-ci semble vieux mais cet autre est un jeune. » Elle était ravie de montrer son pouvoir d'observation.
Et moi, en regardant Melchior, Balthazar et Gaspard, et ensuite la petite et nous tous à table, j'ai été ému de voir que la manifestation du Dieu aux nations est toujours présente de nos jours.
Joyeux Épiphanie 2012 !
P. Brien Mc Carthy
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Feuille paroissiale du 1er janvier 2012
30 décembre 2011 par Paroisse de La Madeleine
Un 1er janvier dominical
Le 1er janvier, est fêtée la solennité de Marie, mère de Dieu. L’Église de Rome la fêtait dans l’Octave de la Nativité, bien avant que ce jour ne marque, en Occident, le commencement de l’année civile.
Le 8 décembre 1967, Paul VI a décidé, pour ce même 1er janvier, une journée mondiale de la Paix. A cette occasion, le Pape donne toujours un message ; pour cette année : l’éducation des jeunes à la Paix.
En 2012, ce 1er janvier tombe un dimanche. La messe dominicale télévisée est célébrée dans la paroisse Notre Dame de la Prière à l’Île-Bouchard, confiée à la communauté de l’Emmanuel ; elle est présidée par l’évêque responsable de Pax Christi, Mgr Stenger. Parmi les chants, voici ces paroles, inspirées de Paul VI (à l’ONU) :
1/ Seigneur, entends nos prières,
Jamais, plus jamais la guerre !
Brise en nos cœurs toute violence.
Donne à tes enfants la prochaine espérance
du jour où toutes les nations
se réuniront pour bâtir la Paix.
Seigneur, plus jamais la guerre !
Seigneur, donne-nous la Paix.
2/ Seigneur, Tu l’as proclamé
la seule vérité, c’est de s’aimer
Non, jamais, nous n’avons le droit d’être
heureux tout seul, d’être heureux pour soi.
L’amour, c’est vouloir partager
partager sa peine, partager sa joie.
Seigneur, plus jamais la guerre !
Seigneur, donne-nous la Paix
« Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage … qu’il t’apporte la Paix ! »
P. Alain Paillard
25 décembre - Nativité du Seigneur
23 décembre 2011 par Paroisse de La Madeleine
Joyeux Noël !
Merry Christmas !
Frohes Weihnachtsfest !
Buon Natale ! Alegre Natal !
Feliz Navidad !
Zoroniak eta Urte Berri On !
Veselé Vianoce ! God Jul !
Jénwèl ! Jwaïeu Nouel !
Wesolych Swiat !
Nedeleg laouen na bloavezh mat !
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18 décembre - 4ème dimanche de l'avent
16 décembre 2011 par Paroisse de La Madeleine
RENDRE FORT
Les premiers mots de St Paul aujourd’hui : « Gloire à Dieu, qui a le pouvoir de vous rendre forts ! » Qui ne serait pas heureux de cette promesse ? Qui refuserait un tel pouvoir ?
Face à de telles perspectives, on reste confondu de voir les uns et les autres s’appuyer sur d’autres éléments prétendument solides : argent, pouvoir, relations, … A croire que les chrétiens n’ont foi qu’en la moitié de la promesse.
Ou bien, faut-il s’interroger sur cette force que Dieu promet, sur sa nature et ce qu’elle produit en l’homme ? Il est vrai que les mots de Paul forment la conclusion de la lettre écrite aux Romains. Ils résument et rassemblent la plus longue élaboration théologique – le plus long exposé primitif de la foi chrétienne – à laquelle nous pouvons accéder. Heureusement, la révélation de Christ est le pivot de cet exposé : Christ et la vie en lui, selon l’Evangile, sont le centre de la lettre. Vivre en Christ, parce que, dit l’Evangile, Dieu a voulu vivre en nous : « tu enfanteras… » dit Gabriel à Marie. Interpénétration mutuelle : de Dieu en la chair, et des hommes en Christ. Dans la tradition la plus ancienne, on parle de la « divinisation de l’homme » (ou de sa déification).
A chacun de répondre, en cette veille de la Nativité : acceptes-tu d’être divinisé (en Christ) ?
P. Nicolas de Bremond d’Ars
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11 décembre - 3ème dimanche de l'Avent
9 décembre 2011 par Paroisse de La Madeleine
Jean-Baptiste, témoin de la lumière
Le troisième dimanche de l’Avent nous donne la joie d’entendre comme évangile, un passage du prologue de Saint Jean.
Aujourd’hui l’apôtre met en lumière le rôle du Baptiste :
« Il y eut un homme envoyé par Dieu.
Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin
Pour rendre témoignage à la lumière ». (Jean 1, 6)
Témoin à la jointure des deux testaments, Jean-Baptiste est la voix qui reprend le message d’Isaïe : « Aplanissez le chemin du Seigneur ! »
Il mesure son propre rôle : « Moi, je baptise dans l’eau », pour un baptême de conversion. Mais il révèle ce qui fait l’essentiel de sa mission : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c’est lui qui vient derrière moi et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale » (Jean I, 28)
Jean-Baptiste nous révèle la présence de Celui qui vient et que nous avons sans cesse à reconnaître.
Accueillons Jésus, Parole de Dieu, Lumière pour nos vies et pour les vies de tous ceux qui voudront bien le recevoir.
P. F. de Charnacé
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4 décembre - 2ème dimanche de l'Avent
2 décembre 2011 par Paroisse de La Madeleine
Irruption de Jean-Baptiste
« Et Jean le Baptiste parut dans le désert... » A la lecture de cet évangile, on a l'impression d'une sorte d'irruption quasi brutale de cet étrange personnage qu'est Jean-Baptiste au milieu de nulle part, que nous considérons à tort comme du vide : le désert.
Le désert est le lieu symbolique de la rencontre avec Dieu. Cette brusque intervention de celui qui est revêtu des signes du prophète (verbe haut, costume en poil de chameau, ceinture de cuir, nourriture à base de sauterelles et de miel sauvage) ne sont pas là pour faire « exotique » mais nous indiquent que celui qui prêche et baptise à cet endroit se situe résolument dans le droit fil prophétique de l'Ancienne Alliance mais qu'il annonce aussi des Temps Nouveaux auxquels il faut se préparer. On a coutume de dire de Jean-Baptiste qu'il est le dernier prophète de l'Ancien Testament et le premier du Nouveau Testament. Une sorte de charnière entre les promesses anciennes de Dieu et leur réalisation par « Celui qui vient après moi...».
En ce temps de l'Avent, nous sommes clairement invités à entrer, une fois encore, dans le grand mystère du Salut en Jésus-Christ. Non pas réalité d'hier mais d'aujourd'hui.
Père Danie Ponsard, Curé de La Madeleine
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