Paroisse de La Madeleine

Evénements

Des Rameaux vers Pâques

 

La signification de la Semaine Sainte

 

 La Semaine Sainte commence par l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, mais tout de suite après, suivent es heures sombres pour Jésus. Incompréhension, trahison, peur, lâcheté, méchanceté vont se conjuguer pour lui tracer le chemin de la condamnation, son chemin de Croix.

La Passion nous redit de façon extrême la façon d’être de Dieu avec nous : un Amour livré. Cet Amour ne peut agir que s’il est aimé, il ne veut pas s’imposer, l’Amour de Dieu révélé en son Fils est démuni devant le refus.

Cette « Grande semaine » nous est donnée pour nous apprendre à répondre à cet Amour, pour accueillir « les merveilles » que Dieu veut réaliser en nous et par nous, pour laisser accorder notre cœur, au cœur transpercé du Fils Bien-Aimé.

La liturgie est le chemin qui nous donne d’entrer dans ce mystère :

-          l’Amour invitant qui se dévoile le Jeudi Saint : « C’est un exemple que je vous donne afin que vous fassiez vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn13,15)

-          l’Amour rejeté qui se donne jusqu’au bout le Vendredi Saint : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne » (Jn10,18)

-          l’Amour triomphant qui nous éclaire et nous entraîne la nuit de Pâques : « Soyez sans crainte, vous cherchez le Crucifié, il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Mt 28,5-6)

 

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M é d i t a t i o n s 

 

Jeudi Saint 

Se livrer

Le grand moyen d’entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c’est de SE LIVRER.

Mais qu’est-ce que SE LIVRER ? Je comprends toute l’étendue du sens de ce mot SE LIVRER, mais je ne puis l’expliquer. Je sais seulement qu’il est très étendu, qu’il embrasse le présent et l’avenir.

SE LIVRER, c’est plus que  se dévouer, c’est plus que  se donner, c’est même quelque chose de plus que s’abandonner à Dieu. SE LIVRER, enfin, c’est mourir à tout et à soi-même, ne plus s’occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu.

SE LIVRER, c’est encore ne plus se chercher en rien, ni pour le spirituel, ni pour le corporel, c’est-à-dire ne plus chercher de satisfaction propre mais uniquement le bon plaisir divin.

Il faut aussi ajouter que SE LIVRER, c’est aussi cet esprit de détachement qui ne tient à rien, ni pour les personnes, ni pour les choses, ni pour le temps, ni pour les lieux. C’est adhérer à tout, accepter tout, se soumettre à tout.

Mais on va peut-être croire que cela est bien difficile à faire. Qu’on se détrompe, il n’y a rien de si facile à faire et rien de si doux à pratiquer. Le tout consiste à faire une seule fois un acte généreux en disant avec toute la sincérité de son âme : « Mon Dieu, je veux être tout à vous, daignez accepter mon offrande. » Et tout est dit. Avoir soin désormais de se tenir dans cette disposition d’âme et de reculer devant aucun des petits sacrifices qui peuvent servir à notre avancement dans la vertu. Se rappeler que l’on s’est livré.

Sainte Thérèse Couderc (1805-1885)

Fondatrice des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle

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Vendredi Saint 

Regarder la Croix

La Croix : comment ce signe de malédiction a-t- il pu devenir une source de bénédiction et de salut ? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La douceur de l’amertume ? La joie de la souffrance ? Autant de questions lancinantes qui parfois nous taraudent, quand nous ne préférons pas les oublier pour les amarrer aux rives apparemment plus solides du quotidien.

L’Evangile nous ouvre une piste. La Croix ne devient salutaire que par le poids de l’amour qui s’y révèle et s’y vit. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » L’amour vécu jusqu’au bout a le pouvoir de sauver, investir de sens les réalités les plus âpres, illuminer les ténèbres les plus épaisses. Ce message, nous le savons, ne contredit pas le meilleur de nos expériences humaines mais les rejoint dans ce qu’elles ont de plus authentiques.

L’horizon cependant est exigeant, car il passe par la reconnaissance du mal, de la violence, de la mort à l’œuvre en nous et autour de nous. Il s’agit de « regarder » la Croix. Si le déni de notre misère, de notre péché nous évite un passage par la souffrance, il nous prive aussi de l’expérience du salut, du pardon à recevoir et à donner. Chemin vers la vie, la Croix n’en garde pas moins sa part de mystère à contempler dans la foi.

Sœur Emmanuelle, ermite bénédictine. (XXème siècle)

 

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Samedi Saint

« Il descendit aux enfers »

« Seigneur, montrez aujourd’hui encore que l’Amour est plus fort que la haine ; qu’il est plus fort que la mort. Descendez aussi dans les nuits et dans les enfers de notre temps et prenez par la main ceux qui attendent. Conduisez-les à la Lumière ! Soyez aussi avec moi dans mes nuits obscures et conduisez-moi au-dehors ! Aidez-moi, aidez-nous à descendre avec Vous dans l’obscurité de ceux qui sont dans l’attente, qui crient des profondeurs vers Vous ! Aidez-nous à les conduire à votre Lumière ! Aidez-nous à parvenir au « Oui » de l’Amour, qui nous fait descendre et qui, précisément ainsi, nous fait monter également avec Vous ! »
Ainsi soit-il

  

 


 

   H o m é l i e s  d o m i n  i c a l e s 


Homélie 
du dimanche 29 mars

5ème carême A (saint Jean 11, 1-45)

Après la Samaritaine et l’aveugle-né nous faisons aujourd’hui  un pas de plus dans notre découverte du Christ. Avec le relèvement de Lazare, Il ne s’offre plus seulement sous le signe de l’eau vive, il ne se révèle plus simplement comme la lumière, il se manifeste comme la vie tout entière, celui qui libère de la mort« Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez.» dit déjà le Seigneur au temps du prophète Ezéchiel, c’est à dire au VIème siècle avant J.C. Bien sûr  à cette époque la foi en une résurrection personnelle est encore mal assurée. Cette promesse de Dieu a donc d’abord un sens figuré et communautaire : Dieu ne laissera pas son peuple dépérir en exil mais il le fera revivre en le ramenant dans la terre de ses pères : « Vous vivrez » Vivre, revivre, nous partageons cette espérance. « Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur…Plus qu’un veilleur n’attend l’aurore. » Il est bon, en ce temps de carême et en ce temps particulier de confinement que nous vivons,  de nous demander de quelles prisons, de quels tombeaux, de quelles forces de mort qui nous rongent voulons-nous être libérés avec les nouveaux baptisés de Pâques ?

A l’époque de Jésus, certains, les plus spirituels, comme les Pharisiens, commencent à croire à la résurrection des morts. Ils l’attendent pour la fin des temps : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection », répond Marthe, la sœur de Lazare celui qui vient de mourir alors que Jésus lui dit : «  Ton frère ressuscitera ». Et lorsque Jésus arrache du tombeau son ami en criant d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » ce n’est pas encore la résurrection : c’est un retour à la vie, de ce côté-ci, comme pour un sursis. Les enfants au catéchisme disent justement : « Lazare, il est re mort ». Mais ce retour à la vie est néanmoins très important. Il est l’occasion pour Jésus d’annoncer en actes et en paroles la victoire définitive de Dieu sur la mort : la résurrection, la vraie, la sienne, « Je suis la résurrection et la vie » et donc la nôtre, à venir, avec lui, auprès du Père. « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, dit Paul aux Romains dans la  seconde lecture que nous venons d’entendre, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

Cette puissance de résurrection ne nous est pas seulement promise pour la fin des temps : elle est déjà à l’œuvre dans nos vies, par la foi et les sacrements de la foi. Parce que le Saint-Esprit nous est donné, nous savons désormais qu’en toute épreuve, l'épidémie qui nous frappe,  la maladie en général, le grand âge, les remises en question, les doutes ou les crises spirituelles, nous pouvons crier vers le Seigneur : « Seigneur, celui que tu aimes est malade ! » Et comme Marthe a su le faire, nous  pouvons entendre le Seigneur susurrer dans notre coeur: « Cette maladie ne conduit pas à la mort. » En effet, ni la mort corporelle, ni la maladie qui est son alliée, ni le péché qui est mort spirituelle n’auront plus jamais le dessus : le Christ de Pâques les a vaincus.

La résurrection de Jésus dans la gloire du Père que nous célébrons à Pâques, nous en vivons donc déjà par les sacrements. « Si quelqu’un est en Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien est passé, voici qu’une réalité nouvelle est là »nous dit encore saint Paul. C’est le message du relèvement de Lazare. C’est le sens des sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et l’eucharistie que recevront les catéchumènes du monde entier dans le temps pascal . Plongés dans la mort de Jésus, où le péché est noyé dans l’océan de l’amour, ils renaîtront avec lui, comme des lumières nés de la Lumière. Telle est notre foi, la foi de l’Eglise que nous formons invisiblement mais non moins réellement en ce temps de crise sanitaire.

                                               Bruno Horaist, curé

 


 

 

dimanche 22 mars

Homélie du 4ème dimanche de Carême (A) : Jean 9, 1-41

Après l’eau  vive offerte par Jésus à la Samaritaine, Jean nous révèle dans l’évangile de ce jour la Lumière de la foi que nous apporte Jésus. Tout comme à propos de l’eau qui peut être morte ou vive, Jean nous invite à être attentifs à la « vue » et à l’ « aveuglement ». Les Pharisiens  voient et deviennent aveugles en niant l’évidence du signe et en s’abritant derrière leur prétendu savoir : « Nous savons, nous, disent-t-ils, que cet homme est un pécheur. » Ils oublient que si nous voyons ce qui est visible par les yeux de notre corps, nous sommes aussi appelés à voir ce qui demeure invisible par les yeux de notre cœur: « On ne voit bien qu'avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. » dit le petit Prince de Saint-Exupéry. Ici, c’est Jésus qui permet à cet homme de voir au-delà du visible. Il lui ouvre son intelligence à la lumière de la foi .En effet, la guérison de l’aveugle-né est double : elle est autant  pour son cœur que pour son corps, et ce dédoublement est attesté dans la succession des noms qu’il emploie pour désigner son bienfaiteur. Aux questions de ses proches, il répond : « C’est celui que l’on appelle Jésus » au terme de son premier interrogatoire, il ose dire : « C’est un prophète » ; pendant le second, il rétorque à ceux qui l’invitent à nier la grâce qu’il a reçue : « Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Enfin, quand Jésus l’interroge sur sa foi au Fils de l’Homme, il se prosterne et confesse : « Je crois, Seigneur ». Un homme, un prophète, un envoyé de Dieu et, pour finir, le Seigneur en personne : ce crescendo mis en scène par saint Jean mène notre homme de l’ignorance à la vision spirituelle de l’identité de Jésus, cet homme passe du regard superficiel à la foi qui lui permet de reconnaître en Jésus « l’image du Dieu invisible » un homme et plus qu’un homme, un prophète et plus qu’un prophète, le fils de Dieu. Bref, la guérison de l’aveugle-né coïncide avec sa naissance à la foi. Tandis que les Pharisiens s’enfoncent dans les ténèbres  du mensonge et de la contradiction, faisant de Jésus, un possédé, cet homme sort peu à peu de sa nuit et  est invité à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu. Ainsi Jésus  provoque cet aveugle  à confesser sa foi, à en rendre témoignage dans un monde aux prises avec la contradiction. S’enfermer dans la révolte  comme les Pharisiens ou s’ouvrir à la vie à la suite de l’aveugle guéri ? A chaque période de l’Histoire de l’Eglise, le message du Christ est prétexte à des adhésions et des refus tout à la fois et souvent dans un climat de violence. Pourquoi ? Saint Jean ne nous donne pas de réponse. Il nous montre simplement qu’il n’y a pas de chemin de foi extérieur à la réalité humaine avec ses contradictions.

La foi n’est jamais acquise, elle est à construire, à débattre. Pour cela, saint Jean nous invite à être de ceux qui  à l’exemple de cet aveugle acceptent d’être remis en question dans ce qu’ils pensent savoir. Cet évangile nous est donné pour  renverser nos questions immédiates, sans rien  nous expliquer pour que notre amour soit libre. A ce propos, il n’est pas innocent que le miracle ait lieu le jour du sabbat, jour interdit. La foi nous rend libre.

Le Christ nous invite donc, aujourd’hui comme hier, à nous identifier à l’aveugle de naissance, pour que nous recevions comme lui le geste sauveur de Jésus. A l’aube des temps, Dieu modela l’homme avec la glaise du sol et insuffla dans ses narines un souffle de vie. Le Christ, dans ses sacrements qui ont tous leur source dans sa Pâque ne cessent de nous renouveler et de nous recréer. C’est tout le sens de cet évangile, c’est le sens des sacrements de l’initiation que nous allons redécouvrir à Pâques et pendant le temps pascal. Prions pour nos catéchumènes : Marina, Davon et Emilie  qui seront baptisés après la crise sanitaire que nous traversons : qu’ils sachent dès à présent reconnaître le Fils de Dieu en cet homme Jésus, compagnon de nos routes humaines  qui nous abreuve d’eau vive et nous éclaire de la lumière de la foi.

                                                                                                     Bruno Horaist, curé

 


 

  

Actualités paroissiales  

 

compte tenu des circonstances : 

La Veillée de prière du jeudi 19 mars est annulée 

La Braderie de Printemps, 25 et 26 mars, est annulée

Ozanam-Madeleine  : pas de permanences le week-end 

La Bibliothèque pour Tous est fermée jusqu'à nouvel ordre

 


  

Année Sainte Geneviève

 

cinq textes sur sainte Geneviève écrits par le Père Horaist

sont mis à disposition tout au long de l’année.

Le deuxième : Sainte Geneviève, la femme de foi.

ou la spiritualité de sainte Geneviève

est disponible sur les présentoirs 


 

  Groupes de prière 

le jeudi à 20h30, 14 rue de Surène

Le sens chrétien de la souffrance de Jean-Paul II

La source des larmes de Jean Vanier

jeudi 14 mai

jeudi 4 juin

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 le premier vendredi du mois à 16h, chapelle de semaine

 méditer et partager l'Evangile de la messe du dimanche suivant

vendredi 15 mai

vendredi 5 juin


Groupe oecuménique

(Paroisse catholique de La Madeleine - Paroisse protestante du Saint-Esprit)

« Qui était l’homme de Nazareth ? »

 Tout au long de l’année, nous vous proposons d’étudier ensemble un livre :  Daniel Marguerat, Vie et destin de Jésus de Nazareth, Paris, le Seuil, 2019.

L’auteur, historien et bibliste, professeur honoraire de l’Université de Lausanne, est un des meilleurs spécialistes actuels de la recherche sur Jésus historique.

 Nous nous réunirons alternativement à La Madeleine, 14 rue de Surène

et au Temple du Saint-Esprit, 5 rue Roquépine.

mercredi 27 mai, 20h (5 rue Roquépine) chapîtres 12 et 13


Groupe de réflexion pour adultes 

mercredi 29 avril,

 20h30 Réfléchir sur sa foi (14 rue de Surène)

 pour les adultes, proches ou loin de l’Eglise.

la présence réelle

 


 

 

Expositions à La Madeleine


 

  Du lundi 25 au dimanche 31 mai : Exposition collective « Le Fil Rouge »

Salle Royale, tljrs de 11h  à 19h. Entrée libre.

  

Du samedi 6 au dimanche 21 juin: Exposition collective “ Mise en art“

Salle Royale, tljrs de 11h  à 19h. Entrée libre.

 


 

 

   Création d'une maîtrise à la Madeleine

 

Le choeur «La Maîtrise de la Madeleine », s'adresse à des garçons âgés de 7 à 13 ans.

 

L’encadrement de la Maîtrise se fera par deux musiciens professionnels : Marie Claire Leblanc, soprano lyrique, chef de chœur et professeur de chant, et Michel Geoffroy, titulaire de l’orgue de choeur de La Madeleine.

 

Ils transmettront leur passion pour la musique sacrée et liturgique grâce à un répertoire adapté, ainsi que des bases de solfège.

 

Les répétitions auront lieu le mercredi de 17h00 à 18h30 (sauf vacances scolaires) à l’église de La Madeleine.

 

Nous vous attendons nombreux !

 

Pour tous renseignements et inscriptions :

Michel Geoffroy (titulaire de l'orgue de choeur) :

geoffroy.michel3@wanadoo.fr

Marie-Claire Leblanc (soprano de l'ensemble vocal) :

marieclaire.leblanc@orange.fr  

 


 

 

 


 


 soirée-débat du 12 mars 2019

"Chrétien et citoyen : reconstruire la fraternité" 

intégralité du compte-rendu de la réunion : onglet Feuille Paroissiale

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Par décision de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, après consultation du Chapître, le Père François de Charnacé est nommé chanoine honoraire.

            Nous nous réjouissons de cette bonne nouvelle et le félicitons chaleureusement.