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Avant-propos
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Père
Bernard Mollat du Jourdin, ancien curé de la
Paroisse.
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Je suis certain
que nombre de personnes qui viennent
déjeuner au « Foyer » de la
Madeleine ne s’y bousculent pas « parce que
c’est moins cher qu’ailleurs » ! Ils ont
d’autres raisons.
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Après
avoir parlé avec beaucoup de convives, je
peux dire qu’un grand nombre apprécie
l’ambiance, la gentillesse des personnes qui
servent bénévolement. Oui, ce n’est
pas un restaurant à bas prix, c’est un lieu
convivial, fraternel : c’est beaucoup.
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J’admire aussi
bien le dévouement que la compétence
des gérant, cuisinier, serveurs… je devrais
dire « servantes », mais en
français c’est le masculin qui l’emporte. Ce
« foyer » est un signe dans le quartier :
se mettre à la disposition de qui n’a pas de
lieu où se restaurer, non seulement
physiquement mais moralement, est à coup
sûr un plus. Accueillir celui qui n’a pas de
quoi payer un repas, c’est l’Evangile qui le
demande.
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Prêtre et
curé de la paroisse de la Madeleine depuis 6
ans, je me dis qu’il faut aller plus loin dans le
service de nos amis qui viennent au Foyer. A l’un
de mes commensaux, je faisais la remarque suivante
: « prêtre, je ne puis me limiter
à offrir de la nourriture matérielle
; il me faut proposer autre chose
».
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Je dis bien
proposer et non pas imposer !
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Que proposer ?
Une présence ; un lieu. Celui qui
désire un renseignement pratique, un titre
de livre pour approfondir le sens de sa vie, une
aide en vue d’une démarche spirituelle…
pourra entrer et parler avec un prêtre ou un
diacre.
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Démarche
facile et tout à la fois discrète :
point n’est besoin d’entrer dans l’église ;
c’est au fond du salon que se trouve ce
lieu.
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Je voudrais
être pour tous les amis qui viennent au
Foyer, avec mes frères diacre ou
prêtres, des serviteurs à votre
disposition. En aucune manière nous
n’obligeons quiconque. Nous « ne mettons pas
le grappin » sur celui qui entrera ; il n’y
aura pas de « récupération
» !
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Merci de me
comprendre et de m’aider à vous
servir.
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Permanence
d'accueil de 12 heures à 14 heures au fond du
salon
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Lundi
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Père Imrich
Toth
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Mardi
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Mercredi
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Jeudi
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Monsieur Yves Legrand
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Vendredi
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Association du
Foyer de La Madeleine
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Le Foyer de La Madeleine est
une association régie par la Loi de 1901 :
elle a pour objet – comme l’indiquent les articles
1 et 2 des statuts:
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« d’accueillir toute
personne que la condition amène à
séjourner dans le quartier, de façon
à resserrer les liens de la
Communauté et d’apporter à ses
membres une entraide spirituelle ou
matérielle. Un espace-déjeuner leur
permet, aux heures d’ouverture, de disposer d’un
lieu de convivialité et de
solidarité, de la présence de
prêtres, de participer à des
réunions-débats et de s’informer des
divers mouvements ou activités paroissiales
et culturelles ».
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Telle est la mission du Foyer
aujourd’hui, définie de façon
brève et administrative, qui s’insère
dans le rôle spirituel et caritatif de la
paroisse Sainte-Madeleine.
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Aujourd'hui
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Il semble que le Foyer, tel
qu’il est devenu aujourd’hui, convient à un
grand nombre de personnes qui apprécie
l’ambiance et la gentillesse des personnes qui
servent bénévolement.
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Le Curé de la paroisse
souhaite que, plus qu’un restaurant à prix
modique, le Foyer soit un lieu convivial et
fraternel.
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Depuis peu, un prêtre
se tient à la disposition des convives pour
recevoir, écouter et comprendre celle ou
celui qui éprouve le besoin de parler, et
cela en toute discrétion. C’est ainsi que le
Curé de La Madeleine offre autre chose que
de la nourriture matérielle.
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L’usage du repas gratuit aux
déshérités est toujours en
vigueur et le tarif solidarité permet de
financer ce petit don. Ainsi retrouve-t-on les
soucis d’accueil et de réconfort que
recommande l’Evangile.
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Depuis environ trois
années, outre la Bibliothèque et le
Foyer, ont été créés
Ozanam-Saint Vincent de Paul (sous les escaliers
Tronchet) et le Cyber-Espace (sous les escaliers
donnant sur la rue Royale). Le premier
reçoit des indigents auxquels il est
proposé une douche, le lavage et le
repassage de leur linge, une boisson chaude ou
froide et l’attribution de vêtements propres
et de chaussures. Le second initie gracieusement
les personnes qui le désirent à
l’utilisation des micro-ordinateurs.
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Poursuivant sa vocation, le
Foyer s’insère dans les activités
ainsi décrites et où l’on retrouve le
service de l’autre et le partage.
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Il reste certainement
beaucoup à faire encore : la somme des
bonnes volontés est impressionnante. La
Providence fera le nécessaire dans le futur,
puisque ces mêmes bonnes volontés
affichent toujours leur dynamisme. La Madeleine
sera plus associée encore au message
évangélique.
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Historique
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En 2002, cent cinquante sept
ans se sont écoulés depuis la
consécration de l’église
Sainte-Madeleine, dont la construction avait
été achevée trois
années auparavant (en 1842). Comment est-on
parvenu à la situation actuelle du Foyer
qui, 5 jours par semaine, de 12h à 14h, sert
plus de 300 repas par jour dans les «
coursives » du rez-de-chaussée du
bâtiment ?
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Durant le Second Empire et
jusqu’à la veille de la Première
Guerre Mondiale, on assiste à
l’éclosion de mouvements caritatifs dans
lesquels les laïcs prennent part.
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Tout d’abord,
l’Impératrice Eugénie,
entraînée par les idées de
Napoléon III, voulant « vaincre le
paupérisme », se lance, avec l’accord
et le précieux concours de la paroisse, dans
une action d’aide aux indigents : ouvroirs,
distributions de vêtements et collations,
ainsi que distributions de repas à domicile.
Cette dernière activité survivra au
fil des années sous différentes
formes.
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Le pays connaissant une
période de grande prospérité,
le quartier du Faubourg Saint Honoré et de
la rue Royale voit l’installation d’importants
magasins et ateliers de haute couture qui emploient
un nombreux personnel féminin jeune.
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Les mêmes
organisatrices assurent un accueil sommaire, mais
chaleureux, pour ces jeunes femmes aux heures des
repas, toujours dans les salles du
rez-de-chaussée. A un moment, il est
question du « chaudron de la midinette »
du fait que les intéressées pouvaient
faire réchauffer sur des poêles les
repas préparés à la
maison.
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A la fin du siècle,
plusieurs paroisses adhèrent à «
l’œuvre du midi », tant le
phénomène d’afflux des personnes
venant travailler en ville devient important. Reste
en mémoire de cette époque la figure
de l’abbé Turgis, tué en 1916 en tant
qu’aumônier aux armées.
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Les années passent :
l’entre deux guerres, la guerre à nouveau,
suivie d’une longue période de
reconstruction. Aucun fait notable n’est connu ;
mais il existe toujours des actions de
charité, avec utilisation des salles du
rez-de-chaussée pour l’accueil des
isolés, pour les réconforter et leur
servir une collation.
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Durant les
événements de 1968, les grilles de La
Madeleine s’ouvrent aux personnes désirant
déjeuner dans des conditions calmes.
Déjà une cuisine existe,
utilisée par des bénévoles
portant des repas à domicile aux personnes
tant indigentes qu’isolées tout simplement.
Assistant à cette évolution, le
Curé de l’époque, à l’aide de
laïcs, crée en avril 1969 l’association
du Foyer de La Madeleine dépendant
directement de la paroisse et constituant une
prolongation temporelle du « service de
l’autre », suivant ainsi l’exemple des
apôtres puisque les dames
bénévoles servent à leur table
les personnes venant déjeuner.
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Très vite, un Chef
cuisinier est engagé, ainsi que du personnel
de plonge et de distribution des repas dans les
trois grandes salles de soixante mètres de
long au total. Un gérant coiffe l’ensemble
de ce personnel qui, outre les deux
précités, se monte à 8
personnes aujourd’hui.
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